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Journal TV de Syrie 02.08.2016 + Syrian TV News 02.08.2016 + Alep: Demandes US et histoires chimiques pour stopper la contre-attaque

Journal TV de Syrie 02.08.2016

 Syrian TV News 02.08.2016

« Capitale du jihadisme » : la Syrie abrite désormais les cerveaux d’Al-Qaïda

L’équipe du site

Selon le journal libanais Assafir, la déclaration de séparation du front al-Nosra d’Al-Qaïda, annoncée par son numéro un Abou Mohammad al-Joulani, est loin d’être une simple mise en scène.

Elle cache derrière elle  une évolution certes bien plus dramatique : celle que les cerveaux d’Al-Qaïda ont déménagé en Syrie, choisie pour devenir la capitale « du jihadisme mondial ».

Selon le journal libanais, la Syrie est surement devenue « la cuisine secrète des cerveaux du salafisme jihadiste qui œuvrent et planifient afin de préserver la flamme du jihadisme ».

Depuis la prise d’Idleb

Force est de constater que la plupart de ces cerveaux sont d’origine égyptienne. Ce qui pourrait être en lien avec l’origine de le numéro un d’al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri. Leur avènement en Syrie semلاle avoir commencé à partir de 2014, date à laquelle la branche d’Al-Qaïda en Syrie le front al-Nosra (rebaptisée dernièrement Front de conquête du Levant) et ses alliés ont achevé la conquête du gouvernorat d’Idleb, au nord-ouest de la Syrie.

Depuis, ils se sont attelés à formuler la nouvelle stratégie militaire d’Al-Qaïda, en se basant sur une expertise de plusieurs décennies. Leur façon d’agir est certes bien plus sournoise que celle de leur frère ennemi, Daesh.

L’un de ses nouveautés la plus importante est sans aucun doute celle d’éviter de proférer les menaces contre l’Occident ou les Etats-Unis. Ce qui explique la raison pour laquelle Abou Mohammad al-Joulani a retiré ses menaces contre «le peuple européen », proférées après les raids de la Coalition Internationale en 2014. Ces stratèges d’Al-Qaïda, et à leur tête Zawahiri, sont plutôt favorables à suivre la politique de frapper l’ennemi le plus proche. Une politique différente de celle de Ben Laden. Les liens régionaux d’Al-Qaïda et du front al-Nosra en particulier, avec la Turquie et le Qatar, seraient aussi pour quelque chose dans cette tendance.

Des cerveaux égyptiens…

Parmi les dirigeants égyptiens d’Al-Qaïda qui sont venus en Syrie figure Seïf al-Adl al-Masri, connu pour être « le ministre de la défense d’Al-Qaïda ». De sa véritable identité Mohammad Salaheddine Zeidane, il est membre de son conseil de la Chourah de la nébuleuse et son troisième homme. Il est même l’un des candidats les plus favoris à la succession de Zawahiri. Il présidait la commission sécuritaire d’Al-Qaïda dans les années 90 du siècle dernier et jouait un rôle important dans l’édification des capacités opérationnelles grâce à son expérience militaire « d’une valeur inestimable », selon l’avis d’Ary Wesfiews le chercheur dans le centre américain de lutte contre le terrorisme. Il était venu en Syrie en 215 (selon le journal qatari al-Quds al-Aarabi) pour nettoyer le premier rang du front al-Nosra de certains de ses dirigeants et pour entériner le rapprochement avec certaines factions. On ne sait pas s’il est resté en Syrie depuis ou l’a quittée.

Ce qui est le contraire du cas d’un deuxième dirigeant d’Al-Qaïda qui est venu en Syrie et se trouve désormais installé dans le gouvernorat d’Idleb. Abou-l-Kheïr al-Masri, de son vrai nom Abdallah Mohammad Rajab Abdel Rahmane, est l’adjoint-général du dirigeant d’Al-Qaïda et le successeur de Nasser al-Wahichi qui a été tué au Yémen dans un raid américain.

Il était responsable des déplacements, des questions logistiques et des dépenses des agents d’Al-Qaïda envoyés dans des missions extérieures. membre du conseil de la Chourah , il occupe aussi le poste de responsable des relations extérieures.

Le troisième cerveau d’Al-Qaïda qui a déménagé en Syrie est Abou Mohammad al-Masri qui était le bras droit d’Oussama Ben Laden. Ancien officier dans l’armée égyptienne, il est considéré comme l’un des fondateurs d’Al-Qaïda et l’un de ses plus grands dirigeants militaires. Il porte plusieurs patronymes : Abdallah Ahmad Badallah, Abou Mohammad al-Zayyate, et Abou Mariam. On croit qu’il est un proche d’Abou alFaraj al-Yamani qui était le responsable du Comité législatif (religieux) du groupe égyptien al-Jihad avant d’être arrêté en 2003.

Selon certains renseignements, 8 membres du Conseil de la Chourah d’Al-Qaïda se sont réunis en Syrie durant ces 8 derniers mois. Un indice qui ne peut que refléter des velléités de s’y installer. La Syrie pourrait très bien devenir pour Al-Qaïda ce que le Yémen été la décennie passée, après les attentats du 11 septembre.

La direction du front al-Nosra compte aussi parmi ses rangs d’importants dirigeants du jihadisme mondial, l’égyptien abou Faraj al-Masri du vrai nom Ahmad Salameh Mabrouk et qui était assis à la droite de Joulani de son récent enregistrement.

Etant l’un de ses chef religieux, il fait partie de ceux qui étaient emprisonnés en Egypte et ont été libérés par le président déchu Mohammad Morsi.

Al-Qaïda chez Ahrar al-Sham

A savoir que l’influence d’Al-Qaïda en Syrie ne se limite pas au front al-Nosra. Le mouvement Ahrar al-Sham, fidèle allié de ce dernier et son partenaire dans le gouvernorat d’Idleb, comme dans la plupart des batailles menées en Syrie, a lui aussi ses affinités avec elle et a toujours joui d’un traitement de faveur de la part de Zawahiri. Celui-ci avait désigné l’un de ses bras droits, le syrien Abou Khaled al-Souri (Photo à droite) comme son représentant dans cette milice, avant qu’il ne soit tué en 2014.

Il aurait été succédé par un autre dirigeant égyptien important d’Al-Qaïda et l’un de ses fondateurs Refai Taha (Photo à droite) connu sous le sobriquet Abou Yasser al-Masri. Ce dernier a été tué dans un raid américain à Idleb le mois d’avril dernier et aurait été succédé par Mohammad Chawki al-Islambouli, le frère de l’homme qui a tué l’ancien président égyptien Anouar al-Sadate.

A été tué avec Taha un autre dirigeant du jihadisme mondial, le dénommé Abou Omar al-Masri qui n’est autre qu’Abou Rabiaa al-Masri qui commandait la brigade al-Khattab qui a combattu en Tchétchénie dans les années 90 du siècle dernier.

Signe de plus des affinités des Ahrar al-Sham avec Al-Qaïda : le commandant des Ahrar al-Sham, Abou Yahia al-Hamwi a rendu hommage en personne à ces deux personnages sur son compte Twitter.

Dans les rangs de cette milice reconnue par les occidentaux et les monarchies arabes se trouve aussi un autre fondateur d’Al-Qaïda : Abou Ayyoub al-Masri, qui s’appelle en vérité Mohammad Fouad Hazzaa . Ancien membre du groupe du Jihad en Egypte et ami intime de Zawahiri, celui-ci était venu en Syrie en 2012, sur une invitation de son dirigeant Ahmad Najib. Il se trouve désormais à Idleb.

Source: Almanar

Alep: Demandes US et histoires chimiques pour stopper la contre-attaque

L’équipe du site

Tous les moyens sont déployés par les milices et leurs alliés internationaux pour faire arrêter la contre-attaque de l’armée syrienne et de ses alliés à l’assaut lancé pour briser le siège d’Alep.

Une intervention directe des Américains, à plus haut niveau et au pluriel. Et de nouveau des histoires chimiques pour clôturer le tout.

Les raids n’ont pas arrêté

Car sur le terrain, à croire la version de l’AFP qui se base exclusivement sur l’OSDH, instance médiatique de l’opposition syrienne basée à Londres, les avions russes qui soutiennent l’armée syrienne et ses alliés ont freiné ce mardi  » la dernière chance » des rebelles qui cherchent à desserrer le siège imposé à leurs quartiers.

« Les frappes russes intenses n’ont pas arrêté toute la nuit (de lundi à mardi) » au sud-ouest d’Alep où se concentrent les combats, a indiqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH.

« Cela a ralenti la contre-offensive et permis au régime de reprendre cinq des huit positions conquises par les rebelles », a-t-il ajouté. « Les insurgés avaient avancé mais n’arrivent à pas à consolider leurs positions ».

Selon la version de l’OSDH, les combats ont fait au moins « 50 morts » dans les rangs des miliciens et « des dizaines de morts » du côté des militaires réguliers depuis le début de l’offensive. L’instance avance aussi qu’une trentaine de civils dans la zone gouvernementale d’Alep ont été tués lundi par des tirs rebelles.

Les sources russes ont fait état lundi de plusieurs centaines de tués parmi les miliciens. Selon Media de guerre, instance médiatique de la Résistance en Syrie, de nombreux chefs de milices figurent parmi les tués, dont le vice-commandant militaire du mouvement Ahrar al-Sham, allié du front al-Nosra, branche d’al-Qaïda en Syrie.

Dans la bataille d’Alep, entamé au sud et à l’ouest d’Alep, les miliciens toutes tendances confondues rassemblées dans le cadre de Jaïsh al-Fateh, laquelle comprend le front al-Nosra (rebaptisé Front Fateh al-Cham) tentent d’ouvrir une nouvelle route d’approvisionnement vers les quartiers qu’ils occupent dans l’est de la cité et d’empêcher le pouvoir de s’emparer de la totalité de la métropole.

Alep est divisée depuis juillet 2012 entre quartiers ouest loyalistes, et quartiers est occupés par les rebelles et totalement assiégés par l’armée syrienne depuis le 17 juillet.

Inacceptable selon Moscou

Sans tarder, les dirigeants américains sont de nouveau entrés en jeu, lançant un appel pour faire cesser les raids russes. Un appel qui a été jugé « inacceptable » par Moscou.

« Dès qu’il y a des progrès dans les combats contre les terroristes, grâce à l’armée syrienne avec notre soutien, les Américains (…) nous demandent d’arrêter de combattre les terroristes », a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergei Ryabkov à l’agence Ria Novosti.

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry avait auparavant dit : « Il est évidemment essentiel que la Russie se maîtrise et freine le régime Assad dans ses attaques, tout comme il est de notre responsabilité d’obtenir de l’opposition qu’elle évite de s’engager dans ses opérations ».

Même le président américain Barack Obama a mis du sien en déclarant  qu’en dépit d’une relation « difficile » avec la Russie, les Etats-Unis cherchaient toujours à coopérer pour trouver des solutions diplomatiques aux conflits comme en Syrie.

Histoires chimiques   

Sans tarder non plus, des histoires chimiques sont entrées en jeu. Durant ces trois derniers jours, les agences internationales n’ont cessé d’accuser les forces gouvernementales de bombarder des hôpitaux et les zones résidentielles.

Ce mardi, et toujours à la foi de l’OSDH, il est question de 24 cas de suffocation dans le village de Saraqeb, dans le gouvernorat d’Idleb, après un soi-disant «  largage de barils explosifs par des hélicoptères du régime », et que les habitants ont affirmé qu’il s’agissait de chlore.

Des images ont vite été diffusées présentant des cas de suffocation. Alors qu’un porte-parole de la défense civile dans la région contrôlée par le front al-Nosra et ses alliés a déclaré que 33 personnes, principalement des femmes et des enfants avaient été empoisonnés, les images ne montraient que des cas d’hommes, ayant l’allure de miliciens.

Auparavant, les autorités syriennes avaient accusé les terroristes d’avoir fait exploser des obus contenant des agents chimiques dans la vieille ville d’Alep en Syrie.

« Les terroristes ont utilisé des armes contenant des substances provoquant la suffocation et la détente du système nerveux. Cinq personnes sont touchées », a rapporté une source des milices populaires de la ville.

Les obus ont explosés dans les quartiers Bab al-Faraj et Bustan Kel-Ab, précise la source.

Source: Almanar

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