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Les Etats-Unis peuvent-ils obtenir sur la Syrie absolument tout ce qu’ils désirent, sans tenir compte des intérêts fondamentaux du peuple syrien ?

© AFP 2016 Adalberto Roque/via Sputnik

Les russes et les américains ont négocié sur la crise syrienne au sommet du G20 en Chine. Les deux parties n’ont pas trouvé un terrain d’entente sans rompre définitivement les négociations. Que pourrait-il se passer maintenant ?

Les Etats-Unis font valoir que leurs intérêts sont au-dessus de toute chose, car le seul compromis acceptable avec Moscou par leurs canons d’analyse est celui qui permettrait de relancer le processus de paix syrien cuisiné à leur sauce.

Ils souhaitent donc que Moscou aillent rapidement dans le sens de la vague qu’ils ont créée, sinon ils arrêtent les négociations. C’est un responsable états-unien qui l’a annoncé en marge du sommet du G20 de Hangzhou.

Les Etats-Unis pour atteindre leurs principaux objectifs utilisent souvent les notions de l’humanitaire et de la démocratie. Ils avancent donc l’idée de la nécessité de conclure vite pour agir « en urgence en raison de la situation humanitaire. »

Or toutefois qu’une pause soi-disant humanitaire a été adoptée, les terroristes redeviennent plus forts et relancent le combat en redoublant d’efficacité dans leurs actions et de violence contre les objectifs civils. Malgré ce constat, les Etats-Unis veulent que ce type d’accord  soit effectif, sinon ils abandonnent leurs efforts dans les négociations.

C’est depuis le mois de juillet que John Kerry et sa délégation en visite à Moscou, essaient de trouver un accord visant à stopper les attaques insensées contre la Syrie indépendante.

Une des exigences des Etats-Unis est que les forces gouvernementales de la Syrie se retirent de certaines zones de leur pays occupées par les terroristes, même Alep, afin que des « convois » humanitaires parviennent aux zones où les civils sont pris au piège dans les combats.

On se souvient que ce sont ces mêmes terroristes qui ont empêché la bonne distribution de l’aide humanitaire apportée par la Russie aux populations et leurs sorties des zones de combat par des couloirs aménagés pour cela.

Cependant, cela pourrait être un piège pour l’Armée arabe syrienne qui a déjà jusque-là payé un lourd tribut, car nul mieux que les terroristes connait toutes leurs voies et moyens d’approvisionnement et de repli. Sans la pression des forces gouvernementales, ceux-ci vont se réorganiser et de nouveau occuper tout l’espace laissé libre.

Cela réduirait à néant tous les efforts de reconquête entrepris jusque-là.

Peut-on concevoir un partage de renseignement gagnant-gagnant alors que depuis le début de l’intervention de la Russie, les Etats-Unis ont toujours refusé de le faire, malgré la demande insistante des russes ?

A ce stade une coopération militaire entre les deux parties contre des organisations comme l’Etat islamique ne serait pas bénéfique pour le gouvernement syrien, ni même pour les russes. Il faut se souvenir que la Russie a essayé un retrait pour laisser une chance à la négociation, mais des forces contraires sont apparues pour contrer ses plans.

Les discussions de Hangzhou ont échoué parce que Washington a des objectifs précis à atteindre auxquels ils ne veulent en aucun cas s’éloigner. Les négociations avec Moscou vont se poursuivre, mais la marge de manœuvre de Moscou est réduite, car la Syrie en dépit de la guerre destructrice injuste qui lui est imposée, reste un pays indépendant et se doit de sauvegarder son intégrité territoriale.

Jean de Dieu MOSSINGUE

MIRASTNEWS

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