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La volonté de Washington: le Japon pour augmenter «l’engagement» en mer de Chine méridionale

© AFP 2016/ Toru YAMANAKA / FILES

Dans la dernière escalade de la mer de Chine du Sud, la nouvelle ministre de la Défense du Japon a annoncé son intention de mener les exercices provocateurs « liberté de navigation » à travers la région.

Tout au long du conflit de la mer de Chine du Sud, les Etats-Unis ont fait pression sur les alliés du Pacifique de jouer un rôle plus important contre l’influence régionale croissante de Pékin. Peut-être qu’aucun n’a répondu à cet appel si facilement que le Japon, qui a modifié récemment sa constitution pour permettre le déploiement des troupes à l’étranger pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, et est engagé dans un différend territorial séparé avec la Chine dans la mer de Chine orientale.

Le jeudi, récemment nommée ministre de la Défense, Tomomi Inada du Japon a indiqué un appui solide pour les opérations militaires de l’US Navy (Marine des Etats-Unis) dans les eaux contestées.

« Le Japon, pour sa part, va augmenter son engagement dans la mer de Chine du Sud, par exemple, la Force d’auto-défense maritime conjointe pour faire des croisières de formation avec l’US Navy et des exercices bilatéraux et multilatéraux avec les marines régionales », a-t-elle dit au Center for Strategic et études internationales, selon Deutsche Welle.

Inada a ajouté que les patrouilles aident à défendre « l’ordre maritime international fondé sur des règles. »

En réponse, la Marine américaine a publié une déclaration faisant l’éloge des remarques de Inada.

« Les Etats-Unis se félicitent de l’intérêt du Japon dans l’expansion de ses activités maritimes dans la mer de Chine du Sud, » a indiqué la déclaration. « Nous continuons d’explorer les moyens de renforcer les efforts de coopération des Etats-Unis au Japon pour contribuer à la sécurité et la stabilité de la région. »

Au cœur du conflit est la construction d’une série d’îles artificielles dans la mer de Chine du Sud de Pékin (Beijing). Alors que les Etats-Unis ont accusé la Chine de chercher à établir une zone de défense aérienne, Pékin maintient qu’il a le droit de construire sur son propre territoire et que les îles seront utilisées à des fins principalement civiles.

Pour protester contre ces projets de remise en état des terres, le Pentagone a mené des patrouilles liberté de navigation dans la limite territoriale de 12-mile des îles.

Une région très disputée par laquelle environ 5 trillions de dollars dans le transit du commerce international chaque année, la plupart de la mer de Chine méridionale est revendiquée par la Chine, mais il y a chevauchement des réclamations par les Philippines, Brunei, le Vietnam, la Malaisie et Taiwan.

Les États-Unis n’ont aucune revendication territoriale dans la région.

Dans la mer de Chine orientale, Toyko et Pékin sont en désaccord sur les îles Senkaku, dont la Chine appelle les [îles] Diaoyus. La Chine affirme que les îles contiguës ont fait partie de son territoire depuis les temps anciens. Le Japon fait valoir que l’archipel a été sous son contrôle depuis 1895.

Les [îles] Senkakus ont été brièvement détenues par les États-Unis avant d’être remises au Japon en 1972.

Traduction : Jean de Dieu MOSSINGUE

MIRASTNEWS

Source : Sputniknews

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