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Révélation d’une source : il y a eu coordination entre les États-Unis et ISIS pour attaquer l’armée de la Syrie

ISIS a lancé des attaques sur les positions de l’armée syrienne à Deir Ezzor seulement 7 minutes après les frappes aériennes de la coalition menée par les USA, le samedi, une source militaire a déclaré, en ajoutant que les assauts aérien et terrestre ont été très coordonnées, Selon le rapport FNA.

La source a déclaré après le pilonnage de la coalition de l’armée syrienne près de la base aérienne de Deir Ezzor, ISIS pouvait prendre le contrôle complet de la montagne al-Tharda puis la base militaire de Deir Ezzor, ajoutant que les forces de l’armée et de la défense nationale déployées près de la base aérienne ont immédiatement répliqué par l’arrière des terroristes en lançant une contre-attaque.

Notant que Deir Ezzor est maintenant presque dans la tranquillité et aucun changement n’a eu lieu sur le plan militaire dans la région, a dit la source en attaquant les positions de l’armée syrienne, les Etats-Unis cherchent à empêcher les opérations militaires pour briser le siège des terroristes sur la ville.

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Troupes de l’armée arabe syrienne

La source a déclaré que le raid simultané des terroristes d’ISIL immédiatement après les frappes aériennes de la coalition est la meilleure preuve de la haute coordination qui se fait entre les USA et les terroristes.

Le Ministère de la Défense de la Russie a déclaré samedi que quatre frappes contre les positions syriennes avaient été effectuées par des avions de la coalition menée par les USA, incluant deux avions F-16 de combat et deux avions de support A-10.

L’armée syrienne a appelé le bombardement une « agression grave et flagrante » contre les forces syriennes, et a dit qu’il était la «preuve concluante» que les États-Unis et ses alliés sont en faveur des militants ISIL.

Dimanche également, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a fustigé Washington sur les récentes frappes aériennes près de Deir Ezzor, et a dit que de tels mouvements servent les intérêts du groupe terroriste ISIS.

« Si auparavant nous avons eu des soupçons que le Front Fatah al-Sham (anciennement connu sous le nom de Front al-Nusra) est protégé de cette façon, maintenant, après les frappes aériennes de samedi sur l’armée syrienne, nous arrivons à une conclusion vraiment terrifiante pour le monde entier: La Maison Blanche est le défenseur de ISIL », a déclaré Maria Zakharova.

« Nous exigeons une explication complète et détaillée de Washington. Cette explication doit être donnée au Conseil de sécurité des Nations unies « , a-t-elle ajouté.

La Russie a demandé des explications complètes et détaillées de Washington sur l’incident de Deir Ezzor, où 62 soldats syriens ont été tués et plus de 100 blessés.

Traduction: Jean de Dieu MOSSINGUE

MIRASTNEWS

La source originale de cet article est Al-Alama

Copyright © Alalam, Al-Alama, 2016

via globalresearch

Frappes contre l’armée syrienne, un «acte de guerre», une «opération volontaire»

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Qualifiées par les États-Unis de « bavure », les frappes des forces de coalition semblent loin de l’être. Ce qui reste à comprendre est le but des actions de Washington. Or, au vu des contradictions dans la stratégie des États-Unis, la réponse ne s’impose pas d’elle-même.

Samedi dernier, une semaine après la conclusion de l’accord Lavrov-Kerry sur la Syrie, plusieurs chasseurs de la coalition internationale anti-Daech frappaient des positions de l’armée gouvernementale près de Deir ez-Zor, faisant une soixantaine de victimes. Or, la partie américaine a vite qualifié ce raid de « bavure », précisant qu’elle ignorait que ses frappes visaient les troupes gouvernementales.

Vraiment une erreur ? Le député de l’Assemblée nationale française Thierry Mariani y voit plutôt un acte délibéré entrepris dans le but d’affaiblir les troupes de Bachar el-Assad.

« C’est quand même un peu étrange, d’autant plus qu’on est théoriquement dans une période de trêve. Je n’ose pas imaginer mais hélas ça y ressemble à une opération strictement volontaire des Américains pour essayer une fois de plus d’affaiblir Assad. On sait très bien que, dans cette région, les troupes syriennes résistaient aux islamistes depuis un certain temps et aujourd’hui ce sont les principales victimes de ce bombardement américain », a-t-il souligné dans un entretien à Sputnik.

Christian Chesnot, journaliste et spécialiste du Proche-Orient, doute lui aussi qu’il puisse s’agir d’une bavure et rappelle que l’opération a duré 50 minutes et a impliqué quatre avions.

« Les Américains ont quand même des satellites, des radars. Ça pose problème parce que Deir ez-Zor est une zone désertique, c’est la première fois que les Américains s’en prennent à l’armée syrienne. Donc la version américaine qui dit bavure, les Russes disent non c’est une provocation, alors la vérité est peut-être entre les deux. En tout cas, c’est un acte de guerre qui va avoir des conséquences », estime-t-il.

Quoi qu’il en soit, les frappes contre les troupes syriennes ont eu lieu à la faveur de Daech. Washington soutien-t-il cette organisation terroriste ? Logiquement parlant non, mais il est tout de même difficile de comprendre ce que souhaitent les Américains.

Comme le juge Christian Chesnot, cette situation pose des questions sur la stratégie de Washington en Syrie. Il rappelle que depuis le début de la crise syrienne l’État américain a fait preuve d’hésitations, soutenant l’opposition, et en même temps n’intervenant pas au moment de l’affaire chimique lorsque la fameuse « ligne rouge » a été franchie. « Il y a une espèce de va-et-vient permanent, une espèce de flou sur la politique américaine en Syrie », estime-t-il.

« Je pense que le gouvernement américain est surtout obnubilé comme toujours à régler ses problèmes avec la Russie. Il se prend, par moment, les pieds dans le tapis dans sa politique étrangère. Vous avez aujourd’hui des Kurdes armés par les Américains qui sont combattus par des Turcs armés par les Américains, et tout ça, au lieu de s’opposer aux véritables terroristes. Je pense que les États-Unis, fidèles à leur chimère- il y a toujours les bons et les mauvais- s’étaient imaginés qu’il y avait les bons musulmans modérés et puis d’autre part, les groupes extrémistes. On voit très bien que là aussi, sa politique consistait à soutenir certains groupes, a été vouée à l’échec puisqu’elle a finalement entrainé des groupes qui sont même passés avec les terroristes islamistes », estime pour sa part M. Mariani.

Or, d’après l’homme politique, la situation en Syrie illustre une fois de plus deux choses : à vouloir faire tout à la fois, les Américains aboutissent à des choses invraisemblables. « Finalement, toutes les interventions dans cette région n’ont aucun intérêt, il est temps que les Occidentaux s’en retirent et qu’ils laissent les États de cette région régler ces problèmes entre eux ».

Source: Sputniknews

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