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Les Etats-Unis ‘ménagent Nusra pour le plan B’ pour changer le régime en Syrie – Lavrov

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov © Mikhail Voskresensky / Sputnik

Les Etats-Unis gardent le groupe jihadiste Front al-Nusra pour un «plan B», pour potentiellement renverser le président syrien Assad, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov dans une interview à la BBC.

Parlant de la sortie britannique à propos de la violence accrue en Syrie, y compris à Alep, Lavrov a déclaré que Washington n’a toujours pas tenu sa promesse de convaincre les rebelles soutenus par les USA de se séparer des djihadistes de Jabhat al-Nusra.

Le ministre russe des Affaires étrangères a également déclaré que la raison expliquant cela pourrait être le désir de Washington de «changer le régime» dans le pays.

« Ils calment, en dépit d’un grand nombre de promesses et engagements répétés … ne sont pas en mesure ou pas disposés à le faire et nous avons de plus en plus de raisons de croire que dès le début, le plan était d’épargner al-Nusra et de le tenir juste au cas où, pour le plan B ou la deuxième étape quand il serait temps de changer le régime « , a déclaré M. Lavrov.

La séparation des soi-disant combattants anti-gouvernementaux « modérés » des groupes terroristes est une des pierres angulaires de l’accord de paix russo-américain négocié pour la Syrie.

La déclaration de Lavrov est arrivée au premier anniversaire de la campagne aérienne anti-ISIS russe à la demande du président Assad. Le 25 Septembre l’émissaire américain à l’ONU, Samantha Power, a appelé les actions de la Russie en Syrie « barbarie », Lavrov a déclaré qu’une telle rhétorique est «inacceptable». Interrogé sur les victimes civiles présumées causées par des frappes russes à Alep, Lavrov a déclaré qu’il n’y avait «aucune preuve significative.»

« Nous ne sommes pas entrain d’utiliser n’importe quelle munition qui est interdite par l’Organisation des Nations Unies, » a-t-il ajouté.

Au lieu de cela Lavrov a noté que l’Occident, incluant les États-Unis se taisent sur les re-fournitures des terroristes dans la ville pendant les pauses humanitaires convenues entre Moscou et Washington. «Chaque fois ces pauses ont été utilisées par Nusra pour obtenir de l’étranger plus de combattants, plus de munitions et d’autres armes», a déclaré le fonctionnaire.

La détérioration de la situation à Alep était l’objet de l’appel téléphonique de M. Lavrov avec le secrétaire d’Etat américaine Kerry vendredi, selon le communiqué du ministère russe des Affaires étrangères. Au cours de la conversation Kerry a demandé à la Russie de cesser ses frappes antiterroristes actuelles à Alep pour réactiver l’accord de trêve là-bas.

Lavrov a répliqué que ce sont les militants « contrôlés par al-Nusra » qui mettent en péril les efforts de paix. Les terroristes sont « entrain de se protéger avec d’autres groupes armés » afin de ne pas être attaqués, a noté Lavrov, soulignant que Washington doit faire plus pour convaincre les forces modérées à esquiver toute coopération avec les djihadistes.

Pourtant, la Russie « est toujours prête pour un dialogue ouvert avec les États-Unis sur toutes les questions clés du règlement de la crise syrienne », a ajouté M. Lavrov.

Les États-Unis semblent moins disposés à trouver des solutions après que le porte-parole du département d’Etat Mark Toner ait déclaré que son pays est « sur le point » de rompre la coopération avec Moscou sur la Syrie.

Alep demeure l’un des principaux exemples de la souffrance des civils pendant la guerre syrienne. L’ONU estime que quelque 250.000 mille personnes dans la ville ravagée ont besoin de produits fondamentaux comme la médecine et de l’eau. L’aide humanitaire à la ville faisait partie de l’accord décroché par Lavrov et son homologue américain John Kerry, le 9 Septembre.

Toutefois, il a subi un revers majeur quand un convoi soutenu par l’ONU a été attaqué à seulement 10 jours plus tard par des assaillants inconnus, laissant 21 morts.

Tout en parlant avec Lavrov la BBC a affirmé qu’il y a des «preuves» prouvant que l’attaque a impliqué l’armée russe. Le fonctionnaire a répliqué qu’il « aimerait voir ces éléments de preuve », ajoutant que l’on doit attendre les résultats de l’enquête lancée par l’ONU.

En dehors de l’impasse syrienne, Lavrov a également été interrogé par la sortie britannique sur le rôle russe présumé dans le crash du MH17 en 2014. On a demandé au fonctionnaire s’il voulait présenter des excuses pour l’incident après que l’enquête internationale néerlandaise menée ait «révélé» que la système de missile ayant abattu l’avion aurait été amené en provenance de Russie.

Lavrov a noté que l’enquête est toujours en cours, et que la Russie a fourni toutes les informations pertinentes à l’équipe internationale.

Lors de la présentation des résultats le 28 Septembre, les spécialistes dirigés par les néerlandais n’ont pas impliqué précisément des fonctionnaires et des résidents russes, soulignant simplement qu’ils ont une liste de quelque 100 coupables, sans révéler leur nationalité.

Traduction : Jean de Dieu MOSSINGUE

MIRASTNEWS

Source : RT

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