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Un politicien allemand accuse les Etats-Unis de mener la «guerre économique» contre Deutsche Bank

© Ralph Orlowski / Reuters

Washington a une « longue tradition » de mener des guerres commerciales, si elles sont favorables à l’économie américaine, et l’affaire Deutsche Bank est un exemple de ce que le président du parlement allemand Peter Ramsauer du comité de l’économie dans une interview à Welt am Sonntag.

Selon l’homme politique allemand, la menace pour forcer Deutsche Bank à payer une amende de 14 milliards $ sur ses activités de titres adossés à des hypothèques avant la crise mondiale de 2008 « présente les caractéristiques d’une guerre économique.» «Les réclamations des dommages sont exorbitants» le cas présent est un exemple de cela, a dit Ramsauer.

Un autre homme politique allemand, allié de Merkel et eurodéputé Markus Ferber a suggéré que l’enquête de Deutsche Bank est un «réponse tac au tac» (« tit for tat response») du ministère américain de la Justice après que Bruxelles ait imposé une pénalité record de 13 milliards € contre les méfaits de l’impôt d’Apple en Europe.

Le 30 Août, une enquête menée par le commissaire européenne Margrethe Vestager à la concurrence a conclu que l’Irlande a illégalement assuré l’avenir de Apple avec un taux d’imposition favorable qui a permis à l’entreprise de payer un pour cent sur les bénéfices de l’UE en 2003 jusqu’à 0,005 pour cent en 2014.

Plus tôt cette année, l’allemand Volkswagen a accepté de verser 16,5 milliards $ aux États-Unis pour avoir triché sur les tests de pollution de l’air des véhicules diesel américains entre 2008 et 2015. Les amendes risquent toujours d’augmenter de plus en plus en milliards et VW doit rappeler 85.000 véhicules.

Alors que la communauté des affaires en Allemagne a pris position pour soutenir la Deutsche Bank, le ministre de l’Économie Sigmar Gabriel a riposté au chef de la direction John Cryan sur ses commentaires. Cryan a dit aux employés de sa banque qu’elle souffrait de la spéculation sur le marché, après que les actions de Deutsche aient plongées à un plus bas niveau la semaine dernière.

«Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer que la banque qui a fait de la spéculation un modèle d’affaires est en train de dire qu’elle est une victime des spéculateurs», a déclaré Gabriel le dimanche.

Tard Vendredi, les médias ont rapporté que Deutsche et les régulateurs américains étaient proches d’un règlement de 5,4 milliards $, ce qui a fait accroitre l’action de six pour cent de plus. Le rapport n’a pas été confirmé.

L’agence de notation Moody a dit que ce serait de bonnes nouvelles pour les détenteurs d’obligations, si le règlement était de 3,1 milliards $. Les amendes aussi élevées que 5,7 milliards $ effaceraient la rentabilité de 2016, mais n’endommageraient pas fatalement la banque allemande.

Le porte-parole parlementaire du budget allemand pour les conservateurs au pouvoir Eckhardt Rehberg a exclu des aides d’État pour la Deutsche, affirmant que ses affaires aventureuses à l’étranger ont donné lieu à des milliards d’euros dans les pénalités. « A l’heure actuelle, je voudrais exclure toute aide en capital. Ce ne serait pas la bonne façon de procéder », a déclaré le politicien.

Traduction : Jean de Dieu MOSSINGUE

MIRASTNEWS

Source : RT

«Irresponsables» : la Deutsche Bank accablée par le ministre de l’Economie allemand

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Sigmar Gabriel, ministre de l’Economie allemand. Photo ©Hannibal Hanschke/Reuters

Alors que les marchés financiers s’interrogent sur la solvabilité de la Deutsche Bank, sous le coup d’une amende record de 14 milliards de dollars aux Etats-Unis, le ministre de l’Économie Sigmar Gabriel a pourfendu les dirigeants de la banque.

«Je ne sais pas s’il faut rire ou pleurer de voir une banque qui a fait de la spéculation un modèle de développement venir maintenant se poser en victime», a dénoncé le ministre allemand de l’Économie Sigmar Gabriel, lors d’un déplacement vers un forum économique en Iran. «Le scénario, ce sont des milliers de personnes qui vont perdre leur travail. Ils doivent désormais payer le prix de la folie de dirigeants irresponsables.»

Le ministre allemand répondait ainsi à John Cryan, le directeur général de la Deutsche Bank. Ce dernier, afin de mettre un terme aux rumeurs sur les marchés, avait fustigé les opérateurs boursiers : «Il n’y a pas de fondement à cette spéculation», avait-il martelé. John Cryan avait même dû se fendre d’une lettre à ses employés afin de les rassurer sur la solidité financière du géant bancaire allemand.

La banque est dans la tourmente depuis l’annonce de sa condamnation à une amende record de 14 milliards de dollars par le Département de la justice américain. Preuve des inquiétudes qui entourent la santé de l’établissement bancaire, le cours de son action a fondu de près de 40% depuis le début de l’année. La Deutsche Bank est contrainte à une vaste restructuration et prévoit de fermer pas moins de 200 filiales en Allemagne d’ici à 2020 et de supprimer près de 9 000 emplois dans le monde.

Source: RT France

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