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Entre Trump et Clinton, le débat vire à la foire d’empoigne + Round 2 : les meilleures punch(lines) du second débat Trump-Clinton (video)

© AP Photo/ Rick T. Wilking/Pool

Le ton monte entre les deux candidats à la présidentielle américaine, qui n’ont pas hésité à se lancer des accusations personnelles en dessous de la ceinture. Le peuple américain ne mérite-t-il pas mieux que ce show plutôt «trash»?

Le deuxième débat présidentiel américain a démarré dimanche sur un ton d’une virulence inédite, Donald Trump minimisant les accusations de harcèlement sexuel le visant et accusant Bill Clinton d’avoir agressé des femmes, avant d’affirmer qu’Hillary Clinton « irait en prison » s’il était élu.

Les deux candidats sont entrés quasi immédiatement dans le vif des accusations d’agressions sexuelles qui ont secoué la campagne de Donald Trump ce week-end, le milliardaire minimisant ses propos, datant de 2005, en les qualifiant de « discussions de vestiaires ». « Bill Clinton a abusé de femmes », a-t-il rétorqué, contrastant ses « simples mots » face aux actes présumés de l’ancien président, qui assistait au débat dans la salle.

Juste avant le débat, le milliardaire a organisé une conférence de presse choc avec trois femmes accusant Bill Clinton de les avoir agressées sexuellement, et une quatrième reprochant à Hillary Clinton d’avoir aidé à faire libérer son violeur présumé quand elle était avocate. Elles assistaient au débat dans le public.

La démocrate Hillary Clinton a elle asséné que les propos du milliardaire, entendus dans une vidéo de 2005 dans laquelle il se vante d’un comportement relevant du harcèlement sexuel, ne l’avaient pas surprise.

« Il est évident pour tous ceux qui l’ont entendu que c’est tout à fait lui », a-t-elle lancé, citée par l’AFP. « Nous l’avons vu insulter des femmes, nous l’avons vu noter les femmes, sur leur apparence, les classer de un à dix. Nous l’avons vu embarrasser des femmes ».

Passant au sujet de l’affaire des emails privés de Hillary Clinton, lorsqu’elle était secrétaire d’État, Donald Trump a promis de nommer un procureur spécial, s’il était élu président, pour mener l’enquête sur son opposante.

« Si je gagne, je vais donner l’ordre à mon ministre de la Justice de nommer un procureur spécial pour faire la lumière sur votre situation, parce qu’il n’y a jamais eu autant de mensonges, autant de choses cachées », a affirmé le candidat républicain lors du débat promettant à l’ancienne Secrétaire d’État de l’envoyer en prison.

Signe de la tension planant sur cette rencontre très attendue, les deux candidats ne se sont pas serrés la main à leur arrivée dans la salle où ils répondent aux questions d’électeurs indécis et des deux modérateurs.

Source : Sputniknews

Round 2 : les meilleures punch(lines) du second débat Trump-Clinton

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Source: Reuters

Moins d’un mois avant l’élection présidentielle américaine. Les tensions grimpent d’un cran. Lors du débat télévisé à Saint-Louis, les deux candidats ne se sont même pas salués en arrivant sur le plateau. Retour sur les passages les plus musclés.

Le 9 octobre, les deux candidats à la présidentielle se sont retrouvé à l’Université Washington de Saint-Louis, dans le Missouri, afin de participer à leur second débat télévisé. Entre quelques sourires crispés, Hillary Clinton et Donal Trump se sont lancés sur leurs thèmes préférés pour tenter de faire couler l’adversaire.

Si je suis élu président, je dirai à mon Procureur général de se pencher sur votre dossier…

Le scandale des 33 000 emails privés de Hillary Clinton grâce auxquels les hackers révèlent chaque mois de nouveaux détails accablant la politique étrangère des Etats-Unis alors qu’Hillary Clinton était secrétaire d’Etat, n’aurait pu échapper à Donald Trump. Le fait que le FBI ait finalement décidé que l’ancienne secrétaire d’Etat ne serait pas inquiétée ne paraît pas satisfaire le candidat républicain.

 «Si je suis élu président, je donnerai l’ordre à mon ministre de la Justice de nommer un procureur spécial pour faire la lumière sur votre situation, parce qu’il n’y a jamais eu autant de mensonges, autant de choses cachées», a déclaré Donald Trump.

Hillary Clinton a réussi à esquiver en misant sur l’incompétence de son adversaire : «C’est vraiment bien que quelqu’un ayant le tempérament de Donald Trump ne soit pas chargé des lois de notre pays.»

«Parce que vous seriez en prison», a rétorqué le milliardaire, sous les acclamations d’une partie de la salle, rapidement calmée par le modérateur du débat.

La question des musulmans revient souvent dans les joutes entre les deux candidats. Cette fois, Hillary Clinton a déclaré que les Etats-Unis avaient besoin «des musulmans américains» pour être leurs yeux et leurs oreilles sur les lignes de front des guerres impliquant les Etats-Unis. A l’heure actuelle, les Etats-Unis sont toujours présents en Irak et en Afghanistan et sont un des négociateurs essentiels de la crise syrienne.

«Il est important pour nous comme pour eux qu’ils se sentent accueillis et inclus», a-t-elle précisé en évoquant l’islamophobie, qui serait en augmentation dans le monde entier.

De grands généraux se retournent dans les tombes à cause des manœuvres stupides que nous faisons au Moyen-Orient

Le candidat républicain, dont le mépris pour les politiques de l’actuelle administration n’est plus à présenter, a dénoncé une nouvelle fois toutes les opérations que la Maison Blanche a approuvées au Moyen-Orient ces dernières années.

«Les généraux George Patton et Douglas MacArthur se retournent dans leurs tombes à cause des manœuvres stupides que nous faisons au Moyen-Orient», a-t-il déclaré. Il a pris pour exemple le fait que les Etats-Unis prévenaient de leurs attaques en Irak, comme s’ils voulaient donner la possibilité aux leaders de Daesh de se déplacer avant les destructrices frappes américaines.

«Elle parle des rebelles mais elle ne sait pas qui sont ces rebelles. Presque tout ce qu’elle a fait en politique étrangère a été une faute et un cauchemar», a-t-il poursuivi, visant plus précisément sa rivale.

«Ce pays ne peut pas endurer [un nouveau round] de quatre ans de Barack Obama, et c’est ce que vous aurez avec Hillary Clinton», a-t-il conclu.

Assad tue Daesh. La Russie tue Daesh. L’Iran tue Daesh. Ces trois pays se sont réunis à cause de notre faible ligne politique

Évoquant la situation en Syrie, Hillary Clinton a fait part de son intention d’ouvrir une enquête sur la Russie «pour crimes de guerre». D’après elle, la Russie n’aurait fait preuve d’«aucun intérêt pour l’Etat islamique».

«La seule chose qui intéresse les Russes est de garder Bachar al-Assad au pouvoir», a-t-elle déclaré. Depuis deux semaines, les troupes gouvernementales libèrent peu à peu les quartiers est d’Alep, contrôlés par les terroristes du Front al-Nosra (rebaptisé récemment Fatah al-Cham) que les Etats-Unis considèrent comme faisant partie de l’opposition «modérée».

Donald Trump, de son côté, n’a pas exclu la possibilité de faire front commun avec la Russie contre les terroristes de Daesh.

«Je pense que cela serait formidable si nous travaillions avec la Russie. Nous pourrions lutter contre Daesh ensemble. […] Bachar al-Assad tue Daesh. La Russie tue Daesh. L’Iran tue Daesh. Ces trois pays se sont réunis à cause de notre faible ligne politique», a-t-il conclu.

Source: RT France

RT LIVE STREAM: Hillary Clinton / Donald Trump 2nd Presidential Debate

Comment Clinton et Trump ont croisé le fer autour de la Russie

Les deux candidats à la Maison Blanche ont de nouveau croisé le fer dimanche à la télévision américaine. Un des principaux angles d’attaque: la Russie, sujet favori du discours électoral américain et point de discorde entre la démocrate et le républicain… Retour sur la polémique.

Le regain des tensions en Syrie, la suspension des accords russo-américains, de nouveaux e-mails des démocrates fuités sur la Toile… À moins d’un mois de la présidentielle américaine, le froid s’empare à nouveau des relations entre Washington et Moscou. Une occasion dont les candidats à la Maison Blanche n’ont pas manqué de profiter pour livrer aux électeurs leurs points de vue sur les rapports avec la Russie.

Syrie

La crise syrienne, vieille pomme de discorde entre la Russie et les États-Unis, a évidemment déclenché une virulente polémique. Hillary Clinton a comme à son habitude accusé Moscou de déployer des « efforts intentionnels en vue de détruire Alep », passant toutefois sous silence le fait que la Russie frappe uniquement les terroristes en Syrie, tandis que l’opposition épaulée par des djihadistes pilonne les civils. Mme Clinton oubliait en outre de rappeler que les accords sur le cessez-le-feu en Syrie ont été suspendus à l’initiative de la partie américaine…

Donald Trump, pour sa part, a été un peu plus original dans sa stratégie. Tout en répétant qu’il n’était pas influencé par la Russie, le milliardaire américain a avancé une idée qu’on entend rarement de la bouche des hommes politiques américains: lutter contre Daech côte à côte avec les Russes.

« Je ne connais pas Poutine. Je crois qu’il serait bien de s’entendre avec la Russie, nous combattrions ensemble l’État islamique », a-t-il lancé.

L’« intervention russe » dans les élections américaines

Après de nouvelles révélations peu glorieuses qui ont terni la semaine dernière la campagne électorale des démocrates, l’administration de Barack Obama a officiellement accusé les « hackers du Kremlin » de chercher à perturber la campagne électorale américaine. Une rengaine qu’Hillary Clinton a reprise pendant les débats, attaquant son rival républicain.

« Le Kremlin, je veux dire Poutine et le gouvernement russe, lancent des cyberattaques contre des comptes américains pour influencer notre choix », a déclaré Mme Clinton.

« C’est tout simplement ridicule! », a riposté Donald Trump, mettant en doute l’existence de l’attaque en question.

Et d’ajouter: « Chaque fois que quelque chose ne va pas, ils disent que ce sont les Russes. Ils accusent les Russes, car ils veulent nuire en invoquant les Russes. Je ne connais rien de la Russie, je ne connais rien de ses processus internes et je ne fais pas d’affaires avec la Russie. »

Source : Sputniknews

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