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Convoi humanitaire attaqué: où sont vos « preuves », Monsieur Johnson? Allégations indéfendables!

© Sputnik. Alexandre Vilf

Convoi humanitaire attaqué: où sont vos « preuves », Monsieur Johnson?

Le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson a affirmé disposer des images satellitaires prouvant la soi-disant implication de Moscou dans la frappe contre un convoi humanitaire en Syrie. La question qui s’impose est assez classique: où sont les clichés en question?

Le ministère russe de la Défense a démenti l’existence des images satellite qui, selon le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson, confirmeraient l’implication de Moscou dans le raid contre un convoi humanitaire dans la province syrienne d’Alep.

Mardi, lors de débats parlementaires extraordinaires consacrés à la Syrie, M. Johnson a accusé la Russie d’être derrière la frappe aérienne contre le convoi humanitaire du 19 septembre. Pour confirmer ses dires, M. Johnson s’est référé à de soi-disant images satellitaires.

« Cette fois, c’est Boris Johnson qui se présente en tant qu’accusateur et qui conclut à la culpabilité de la Russie, un mois après l’événement, après avoir étudié certaines images « en libre accès ». Monsieur Johnson, pourriez-vous révéler votre « accès libre » et montrer ces photos aux autres ? », a demandé le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov.

« Il n’y avait aucun avion russe près du convoi à Alep. C’est un fait. Tous vos « preuves » ne vaudront pas un penny si l’on n’y fournit pas l’accès », a martelé le général. D’après Igor Konachenkov, les militaires russes ont à leur disposition toutes les données objectives, ce qui explique que « leurs collègues américains aient perdu tout intérêt pour ce sujet ».

Un convoi humanitaire de l’Onu et de la mission syrienne du Croissant rouge a été attaqué dans les environs d’Alep le 19 septembre faisant au moins 18 morts dont un responsable du Croissant rouge. Le dépôt qui était censé accueillir la livraison humanitaire et une clinique se trouvant à proximité ont été sérieusement endommagés.

Source : Sputniknews

Convoi humanitaire attaqué: les allégations sur l’implication russe indéfendables

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© REUTERS/

Les États-Unis et leurs alliés ont à maintes reprises accusé la Russie d’être derrière l’attaque contre le convoi humanitaire de l’Onu survenue dans la nuit du 19 au 20 septembre à Alep. Or, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a rappelé que jusqu’à présent aucune preuve tangible prouvant ces allégations n’avait été livrée.

Les accusations affirmant que la Russie serait derrière l’attaque contre le convoi humanitaire de l’Onu près d’Alep sont indéfendables, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères dans un entretien à la chaîne de télévision CNN.

« À mon avis, toutes ces déclarations devraient être vérifiées car comme dans le cas des allégations au sujet des cyber-attaques contre les serveurs du Parti démocrate des États-Unis, nous n’avons reçu aucune preuve. Nous avons demandé de nous livrer des faits, nous avons demandé un enquête sur l’attaque contre le convoi humanitaire à Alep », a souligné le ministre.

Et d’ajouter que les propos de son « ami et homologue » britannique Boris Johnson au sujet de la soi-disant implication russe étaient de la politicaillerie pure et dure.

« Ils faut apporter de la clarté dans ces discussions. Nous sommes ouverts à toute discussion, nous n’avons jamais brûlé les ponts et nous voulons discuter de tout et dépister la vérité au lieu de s’entraccuser sans livrer de preuve », a fait remarquer Sergueï Lavrov.

Un convoi humanitaire de l’Onu et du Croissant-Rouge syrien composé de 31 camions a été la cible de tirs dans la nuit du 19 au 20 septembre dernier au nord-ouest d’Alep. Les camions transportaient de l’aide destinée à 78 000 personnes habitant Orum al-Koubra. Selon l’Onu, 18 des 31 camions ont été touchés. Le Croissant-Rouge a pour sa part précisé qu’un volontaire et plusieurs civils avaient trouvé la mort dans l’attaque.

Selon le ministère russe de la Défense, un drone capable d’attaquer des cibles terrestres et appartenant à la coalition dirigée par les États-Unis se trouvait non loin du convoi au moment de l’attaque. Le ministère syrien de la Défense a accusé les États-Unis d’avoir attaqué le convoi pour détourner l’attention des frappes aériennes de la coalition contre l’armée syrienne près de Deir ez-Zor.

Les États-Unis ont pour leur part rejeté la responsabilité du bombardement sur Moscou et Damas. Toutefois le chef d’état-major interarmées américain Joseph Dunford a été contraint d’avouer ne disposer d’aucune preuve. Quant au chef de la diplomatie britannique Boris Johnson, il a affirmé disposer d’images satellites prouvant la soi-disant implication de Moscou dans la frappe contre le convoi humanitaire en Syrie.

Source : Sputniknews

Notre commentaire:

répondez monsieur Boris Johnson nous voulons tous les voir.

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