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Un bot suisse traquera les vols des «dictateurs»… Et les autres? + Notre commentaire

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Si l’idée est alléchante, il existe une limite à lever, la recherche des ramifications complètes et des financements occultes dans le monde, y compris parmi les occidentaux quel soient leurs rangs dans la société.

Sinon l’initiative serait biaisée et orientée pour des objectifs obscurs bien définis dans l’ombre. Cela suppose un journalisme d’investigation réellement sans à priori, éloigné des cachoteries et impartial.

Par exemple le dépouillement des biens et ressources des dictateurs, sans que leurs pays ne les récupèrent et dans des temps normaux. Un pays A pourrait bien dépouiller un individu X ou un clan Y d’un pays B, dans le but de récupérer les biens et ressources sans les remettre au pays d’origine B en se cachant derrière des lois internes au pays A.

Les peuples des pays d’origine devraient donc par conséquent s’organiser pour récupérer ce qui leur revient en réalité de droit. Pour que l’action ait une valeur juridique réelle et infalsifiable, il faudrait que les accusations soient étayées de preuves probantes et indiscutables.

Jean de Dieu MOSSINGUE

MIRASTNEWS

Un bot suisse traquera les vols des «dictateurs»… Et les autres?

Un journaliste suisse a créé un programme censé traquer les arrivées et les départs des avions enregistrés comme appartenant à des gouvernements dits autoritaires et qui les postera en temps réel sur Twitter. Son objectif: permettre de faire la lumière sur les transactions bancaires illicite.

Un journaliste suisse a créé un programme Twitter qui permet de détecter des vols, avec à bord des dictateurs de divers pays du monde, à destination et en provenance de Genève. L’objectif de ce bot étant de faire la lumière sur les transactions bancaires illicite sur le territoire suisse.

Le programme, baptisé GVA Dictator Alert, est censé traquer les arrivées et les départs des avions enregistrés comme appartenant à des gouvernements dits autoritaires et les poster immédiatement sur Twitter.

Depuis son lancement en avril derniers, le programme a déjà posté plus de 60 arrivées et départs sur la page Twitter. Selon l’auteur du projet, le journaliste François Pilet, ce compte Twitter est censé participer ainsi à créer un peu de transparence dans un « monde très secret ».

M. Pilet reconnaît que certains des dictateurs qu’il traque pourraient avoir des raisons tout à fait légitimes de se rendre à Genève, cette ville suisse hébergeant par exemple l’Organisation des nations unies (ONU) et plusieurs autres organisations internationales. Par ailleurs, certains d’entre eux pourraient également s’y poser pour déposer des fonds dans des banques suisses, afin d’échapper aux taxes ou de blanchir de l’argent, comme des rapports précédents l’ont montré, écrit The Verge.

« Je pense qu’à chaque fois que nous voyons un avion de la Guinée équatoriale, par exemple, arriver nous devons nous poser des questions. Pourquoi cette personne est-elle venue ici ? Est-elle venue pour des raisons diplomatiques, parce que les représentants de son pays ont des débats politiques à mener ? Ou viennent-ils simplement pour cacher de l’argent volé ? », a déclaré le journaliste lors d’une interview qu’il a accordée cette semaine par téléphone.

L’idée de créer ce bot lui est venue lorsqu’il écrivait un article sur le président de la Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis 30 ans.

Le nouveau programme contrôlera les arrivées et les départs des avions officiellement enregistrés dans 20 pays du monde, y compris l’Azerbaïdjan, le Bahreïn, le Qatar, la Russie et l’Arabie Saoudite.

Cette approche qui a toutes les allures d’une politique de deux poids deux mesures est très pratique. Il est plus facile en effet de partir du principe que des détournements de fonds ne peuvent pas être commis par de hauts responsables européens. Mais il est tout de même utile d’apprendre des leçons d’histoire qui prouvent le contraire…

Pourquoi ne pas traquer les avions gouvernementaux italiens, par exemple, considérant le scandale impliquant Sylvio Berlusconi, poursuivi dans une vingtaine d’affaires judiciaires pour corruption, fraude fiscale, faux en bilan ou encore financement illicite de parti politique? Les noms de nombreux politiciens européens ont figuré également dans la liste Panama Papers du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), qui a révélé leurs avoirs cachés dans des paradis fiscaux.

Source image: © Photo. Pixabay

Source : Sputniknews

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