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Erdogan va-t-il défier ouvertement la Russie, l’Iran et la Syrie? Les forces turques sont en Syrie pour mettre fin au règne de Bachar el-Assad, selon lui.

Blindés de l’armée turque en direction de la ville de Jarabulus, sur la frontière turco-syrienne/Source: AFP

Poutine ordonne d’envoyer des hôpitaux mobiles à Alep

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Moscou – Le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov, a affirmé que le président russe, Vladimir Poutine, avait chargé aux deux ministères russes de la Défense et des Situations d’urgence d’envoyer des hôpitaux mobiles en Syrie pour assurer la protection sanitaire aux habitants de la ville d’Alep et des zones périphériques.

Dans un point de presse qu’il a tenu aujourd’hui à Moscou, Peskov a indiqué que Poutine avait ordonné d’assurer, dès que possible, les hôpitaux et les aides médicales à tous ceux qui en ont besoin à Alep.

Peskov a fait savoir que le ministère de la Défense enverra à Alep une équipe médicale spéciale avec des hôpitaux multifonctionnels.

Il a ajouté que le ministère des Situations d’urgence enverra, de même, à la Syrie un hôpital mobile qui inclut 50 lits.

Pour sa part, une source du ministère russe des Situations d’urgence a fait noter que le ministère enverra à la Syrie un hôpital de campagne pour octroyer de l’aide médicale aux habitants d’Alep et des zones périphériques.

R.F. / A. Chatta

Source: SANA

Erdogan : Les forces turques sont en Syrie pour mettre fin au règne de Bachar el-Assad

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré que l’armée turque était entrée en Syrie pour mettre fin au mandat du président syrien Bachar el-Assad, qu’il a accusé de terrorisme et de la mort de milliers de Syriens.

«Nous sommes entrés [en Syrie] pour mettre fin au règne du tyran el-Assad», a déclaré le 29 novembre le président turc lors du Symposium de la Plateforme interparlementaire de Jérusalem, tenu à Istanbul.

Cité par le quotidien Hurriyet, Recep Tayyip Erdogan a exposé que la Turquie n’avait pas de revendications territoriales en Syrie, mais voulait «remettre le pouvoir au peuple syrien».

«Pourquoi sommes-nous entrés [en Syrie] ? Nous n’avons pas d’intérêt sur le sol syrien. La question est de donner les terres à ceux qui sont leurs vrais propriétaires. Nous sommes là pour l’établissement de la justice» a expliqué le président turc.

Le président turc a indiqué que d’après «son estimation», près d’un million de personnes seraient mortes en Syrie depuis le début du conflit. Pourtant, les dernières chiffres des Nations unies donnent une estimation de 400 000 personnes tuées au cours de la guerre civile.

Recep Tayyip Erdogan a par ailleurs déclaré que la Turquie ne pouvait pas «supporter» les meurtres ininterrompus de civils et qu’il «avait dû entrer en Syrie au côté de l’Armée syrienne libre».

Le chef de l’Etat turc a également accusé les Nations unies d’être dans l’incapacité d’influencer la situation en Syrie. «Le monde est plus grand que cinq», a-il dit, en faisant référence au nombre de membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies.

Regain de tensions entre Ankara et Damas

En octobre, 26 attaques aériennes menées en une seule nuit par l’aviation militaire turque avaient causé la mort de 160 à 200 combattants des YPG (Unités de Protection du Peuple) qui contrôlent les cantons autonomes du Kurdistan syrien.

La campagne militaire turque en Syrie a conduit à l’aggravation des relations entre la Turquie et le gouvernement syrien, Damas accusant Ankara de violer sa souveraineté nationale. L’Etat turc a été contraint de mettre un terme à ses opérations aériennes lorsque la Syrie a promis d’abattre tout avion militaire turc qui s’aventurerait dans le ciel syrien.

Des soldats turcs ont été déployés en Syrie dans le cadre de l’opération «Bouclier de l’Euphrate», lancée par la Turquie le 24 août 2016. Ce déploiement de forces turques n’a pas été autorisée par le gouvernement syrien.

Selon la Turquie, cette opération militaire a pour but de faire cesser les fréquentes attaques transfrontalières et «de repousser les groupes terroristes qui menacent constamment [la Turquie], tels que Daesh et le PYD [Parti de l’union démocratique kurde]».

De nombreux observateurs ont cependant indiqué qu’Ankara avait pour objectif de supprimer les forces kurdes en Syrie et de les empêcher de réaliser la jonction entre trois zones kurdes autonomes de facto au sud de la frontière turque.

Source: RT France

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