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L’Iran et la Russie partagent une base en Syrie. Téhéran critique l’envoi d’observateurs internationaux

L’Iran et la Russie partagent une base en Syrie pour coordonner leur aide aux forces gouvernementales, a indiqué mardi un haut responsable de la sécurité à Téhéran.

« Nous partageons une base en Syrie où l’Iran, avec l’aide de la Russie, a des activités de conseil pour aider l’armée syrienne et les forces de la résistance », a déclaré Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne, cité par l’agence Tasnim.

« Nous avons une action commune centralisée entre l’Irak, la Syrie, l’Iran et la Russie pour faire face au terrorisme dans ses dimensions militaires, dont l’utilisation de l’espace aérien iranien », a précisé Shamkhani qui est également coordinateur des actions politiques, militaires et sécuritaires entre l’Iran, la Syrie et la Russie.

En août, la Russie a utilisé pour la première fois une base aérienne en Iran pour mener des raids en Syrie.

M. Shamkhani a en revanche critiqué la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU adoptée lundi avec l’aval de Moscou sur le déploiement d’observateurs onusiens dans les quartiers rebelles d’Alep (nord).

« La résolution 2328 du Conseil de sécurité constitue une démarche de plus dans la poursuite des actions de destruction » de la Syrie, a-t-il déploré, ce qui d’après lui prépare le terrain « pour l’entrée en action dans le cadre d’une force de supervision internationale d’éléments des services de renseignements et militaires qui soutiennent le terrorisme».

Shamkhani a aussi désapprouvé l’absence du rôle du gouvernement syrien dans cette résolution qui selon lui « aurait mieux fait d’acheminer de l’aide humanitaire aux syriens assiégés par les terroristes, au lieu de se concentrer seulement sur la façon de faire sortir les miliciens »

Il a également fustigé le soutien de l’Occident aux terroristes dans la région. « Ce comportement inadmissible de la part de l’Occident et de certains pays de la région illustre bien leur volonté d’utiliser les terroristes pour réaliser des acquis politiques d’une portée stratégique, que seuls les peuples en paient la facture de point de vue humanitaire, et économique ».

Interrogé sur la participation de la Turquie à la rencontre de Moscou ce mardi, au côté de l’Iran et de la Russie, Shamkhani a indiqué qu’elle devrait permettre de préparer le terrain pour mettre fin à l’occupation turque de certaines régions syriennes et de réviser ses politiques de soutien aux opposant syriens armés.

Il s’est dit inquiet des tentatives de certains de violer la souveraineté de la Syrie et d’œuvrer pour diviser ce pays. « Le monde est parfaitement conscient après six années de guerre en Syrie de la primauté du règlement politique aux solutions militaires », a-t-il dit.

« Il faudrait être attentif au fait que le protagoniste principal dans le dialogue et l’accord pour parvenir à un règlement politique n’est autre que le gouvernement syrien légitime et que personne ne peut prendre des décisions sur l’avenir de ce pays à la place du gouvernement et du peuple syriens ».

Et Shamkhani de conclure : « nous espérons que les terroristes et ceux qui les soutiennent tireront des leçons de leur défaire à Alep car la poursuite des complots politiques et le fait de miser sur la force militaire pour poursuivre la guerre n’aura pour conséquence que de causer davantage de pertes humaines et de destructions dans les infrastructures vitales en Syrie ».

Source: Almanar, Divers

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