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«Je n’ai rien à voir avec ça !» clame l’ambassadeur britannique mouillé dans le «dossier» Trump ?

Tim Barrow en juillet 2016, alors directeur politique du ministère des Affaires étrangères britannique, photo ©Francois Lenoir/Reuters

Après le New York Times qui pense pouvoir identifier l’auteur du «sale rapport» contre Donald Trump, c’est le Daily Mail qui conclut que l’ambassadeur mentionné par John McCain est Tim Barrow, ambassadeur britannique auprès de l’Union européenne.

Un véritable roman d’espionnage qui fait voyager entre Moscou, Washington, Londres et… Bruxelles. L’«ambassadeur» qui a transmis le rapport alléguant l’existence d’une sextape impliquant Donald Trump serait, selon le Daily Mail, qui a fait ses propres recoupements,Tim Barrow, actuel représentant du Royaume-Uni auprès de l’Union européenne. Après la démission fracassante de son prédécesseur Yvan Rogers, Tim Barrow, à peine nommé, se retrouve dans l’œil du cyclone de l’affaire du «dossier» Trump.

Comment Tim Barrow s’est-il retrouvé sous le feu des projecteurs, ou, du moins, dans le faisceau de la lampe torche des journalistes détectives ? Après les révélations du Wall Street Journal, c’est la version électronique du quotidien britannique The Daily Mail, qui établit un lien entre l’espion Christopher Steele et l’ambassadeur Tim Barrow.

Les médias mainstream font du journalisme

Les médias mainstream, par ailleurs vivement critiqués pour leur traitement d’une supposée collusion entre Donald Trump et la Russie, se sont mis en tête d’identifier les acteurs et les intermédiaires du désormais célèbre «dossier» que détiendrait la Russie contre Donald Trump.

Le Daily Mail affirme avoir pu établir, à l’aide de son seul profil sur le réseau social LinkedIn, que Tim Barrow avait été non seulement ambassadeur à Moscou entre 2011 et 2015, mais aussi diplomate en poste dans la capitale russe jusqu’en 1993. Une époque où l’officier de renseignement Christopher Steele se trouvait également à Moscou.

Les deux hommes sont même rentrés au Royaume-Uni ensemble en 1993. De surcroît, ils ont occupé le même bureau dans l’ancienne ambassade britannique de Moscou, désormais devenue résidence officielle de l’ambassadeur. Les journalistes du Daily Mail se sont donc attelés à deviner à quel ambassadeur le sénateur John Mc Cain avait fait allusion sans le nommer. Le fait que Tim Barrow se soit rendu à Washington en juillet 2016 n’a fait qu’épaissir le faisceau de présomptions des journalistes britanniques.

Si Tim Barrow clame «Je n’ai rien à voir avec ça !» dans les colonnes du Daily Mail, leWall Street Journalun autre média institutionnel qui ne donne pas ses sources, estime aussi que Tim Barrow semble être lié à l’espion qui serait l’auteur du rapport alléguant l’existence d’une sextape impliquant Donald Trump et des prostituées, tournée à Moscou. Et que la Russie utiliserait pour faire chanter et manipuler le 45e président des Etats-Unis.

John McCain : Je dis ça, je dis rien, je pose ça là, je ne sais pas

Ennemi juré de Donald Trump, le sénateur John McCain a reconnu le 11 janvier 2017 avoir transmis le fameux rapport au directeur du FBI, James Comey, après l’avoir reçu d’un ancien «ambassadeur».

De plus, l’auteur du rapport aurait été rémunéré, toujours selon le Daily Mail, d’abord par des opposants républicains à Donald Trump – sa nomination comme candidat du Parti républicain n’avait en effet pas plus à tout le monde – mais aussi, lors de la campagne électorale, par des membres du Parti démocrate.

John McCain, tentant de se distancier de ce qui ressemble fort à un complot visant à disqualifier Donald Trump – commande d’un rapport contre rémunération, transmission au FBI selon un canal informel – se posait le 11 janvier en citoyen zélé : «J’ai fait ce que tout citoyen doit faire. J’ai reçu des informations sensibles et les ai fait suivre au FBI», a-t-il expliqué sur CNN, la chaîne d’information qui a mentionné l’existence du document avant que BuzzFeed, dans la surenchère, ne publie l’intégralité des 35 pages du document.

Le sénateur – républicain, néo-conservateur, belliqueux et russophobe – qui qualifiait le 28 décembre 2016 le supposé piratage russe de l’élection présidentielle américaine «d’acte de guerre» contre les Etats-Unis, a déclaré ingénument ne pas être en mesure de juger de la véracité des allégations du «dirty dossier» (le sale dossier), raison pour laquelle il a décidé de le confier à l’expertise des spécialistes du FBI.

Source: RT France

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