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Reprise de la mutinerie en Côte d’Ivoire : les soldats bloquent Bouaké malgré les négociations. Un autre groupe de militaires met en garde Ouattara

La mutinerie reprend en Côte d’Ivoire, où les soldats accusent le gouvernement de ne pas tenir ses promesses/© Sia Kambou / AFP

Reprise de la mutinerie en Côte d’Ivoire : les soldats bloquent Bouaké malgré les négociations.

Alors qu’un accord entre le gouvernement et un groupe de soldats mécontent de ses conditions de vie avait été trouvé, certains soldats, estimant que les autorités ne tiennent pas leurs promesses, ont recommencé à bloquer la deuxième ville du pays.

Un responsable de la mutinerie a indiqué à l’agence de presse Reuters que l’entrée à Bouaké, ville ivoirienne d’un demi-million d’habitants, était bloquée.

Auparavant, des coups de feu tirés à l’arme lourde avaient été rapportés alors que les leaders du mouvement de contestation rencontraient des ministres.

Plusieurs négociateurs avaient fait savoir qu’il s’agissait simplement de mutins exprimant leur frustration. Les membres du gouvernement «ne veulent pas payer nos primes. C’est pourquoi nos hommes ont tiré, pour montrer qu’ils n’étaient pas contents», avait déclaré l’un des dirigeants du mouvement de contestation à Reuters, sous couvert d’anonymat. Les discussions avaient repris après la fin des coups de feu.

A Bouaké, où une mutinerie avait éclaté le 6 janvier, avant de se répandre dans plusieurs autres villes ivoiriennes, la négociation se poursuivait le 13 janvier entre un groupe de soldats réclamant de meilleurs salaires, des primes et des logements, et le gouvernement, notamment représenté par le ministre de la Défense Alain-Richard Donwahi. Les discussions avaient débuté dès le 8 janvier et les autorités avaient accepté après plusieurs heures de verser des primes aux militaires mécontents, faisant ainsi retomber la contestation.

Source: RT France

Côte d’Ivoire: Une mutinerie met complètement à nu Alassane Dramane Ouattara, Par Claude Koudou

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Alassane Dramane Ouattara (ADO) lors d’une adresse à la nation. Image d’archives

Tribalisme, népotisme, favoritisme, corruption et cynisme…sont les tares qui caractérisent le pouvoir ivoirien dans sa manifestation de l’imposture. Nous avons appris au travers de la mutinerie des 5,6 et 7 janvier 2017 qu’avant son avènement à la tête de la Côte d’Ivoire, monsieur Ouattara a passé un contrat privé avec des mercenaires qu’il a ensuite – pour la plupart – reversé dans son armée à caractère ethnique. Le pacte de Ouattara avec ceux qu’il a commis pour arriver au pouvoir par la force, en endeuillant ainsi des familles ivoiriennes est donc privé. Ouattara ne peut pas alors mettre les contribuables ivoiriens à contribution pour honorer une promesse personnelle. Au-delà du caractère scandaleux et crapuleux que porte l’imposture de l’homme, il y a la révélation patente que c’est bien l’actuel chef de l’Etat ivoirien qui a conçu un « plan commun » pour tuer des Ivoiriens et par la même occasion, exterminer le peuple Wê favorable à Laurent Gbagbo. L’autre aspect que nous observons dans la gestion de la mutinerie, est que le chef de l’Etat dévoile aux yeux du monde la barbouzerie de son système, qui ne sait que faire des règles républicaines et un minimum de bienséance qu’un État doit observer. Par ailleurs, depuis plusieurs jours, les fonctionnaires sont en grève. Cette grève qui mobilise plusieurs agents – le taux de participation étant très élevé (95%) – n’interroge aucunement Ouattara. Il consacre ainsi le caractère violent de ses rapports avec le peuple. Le énième couronnement de la tragédie socio-politique en Côte d’Ivoire est la formation d’un gouvernement qui transpire des règlements de compte, le tribalisme le favoritisme et le népotisme… Tout laisse transparaître que Ouattara ne tire aucune leçon de tout ce qui se passe dans le pays. Il continue comme à son habitude de narguer la quasi-totalité du peuple ivoirien, un peuple qui attend depuis six ans en vain la réconciliation nationale. Ce message, on ne plus clair du chef de l’Etat doit mobiliser. Il faut donc que les uns et les autres opèrent un sursaut. Ainsi, tous les Ivoiriens et les démocrates qui aspirent à la dignité, à la liberté, à la justice et à la démocratie doivent se rassembler au-delà de leur appartenance ethnique et politique pour mettre fin à ce pouvoir inique et dictatorial, en vue de mettre fin aux souffrances du peuple de Côte d’Ivoire.

Une contribution de Claude Koudou

Source: ivoirebusiness

Lire aussi: Mutinerie: Les mutins contrôlent les accès à Bouaké sous tension en Côte d’Ivoire

Mutinerie: Un autre groupe de militaires met en garde Ouattara contre la satisfactions des révendications au bénéfice des soldats pro-Soro (ex-FAFN)

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Les jours se suivent sans que la psychose installée par les soldats de Ouattara dans le pays ne baisse en intensité. En effet, alors que les mutins de Bouaké ont fait monté à nouveau la tension dans cette ville en manifestant à nouveau très bruyamment dans les rues hier, un autre groupe de soldats se faisant appelé les “sierra-delta de Côte-d’Ivoire” se montre mençant.

Dans une déclaration, dont copie est parvenue à la Rédaction de EBURNIENEWS.NET, les soldats réunis au sein du groupe “sierra-delta de Côte-d’Ivoire” dénoncent des manœuuvres des soldats pro-Soro (ex-FAFN) pour être les seuls bénéficiares des solutions promise par Alassane Ouattara à leur révendications communes.

«Tandis que nous sommes en attente de cette rencontre fatidique, nos frères d’armes, ex Fafn manœuvrent en solitaire en vue d’être les seuls bénéficiaires de la prime mentionnée ci-haut», indique la déclaration. «Vu cette façon de faire, qui est de nature à entamer la cohésion entre nous, nous Sierra Delta de CI, en appelons à la vigilance de nos autorités», préviennent les soldats du groupe “sierra-delta de Côte-d’Ivoire”. Ci dessous l’intégralité de la déclaration.

Déclaration numéro 002/12 janv.2017 des sierra-delta de Côte-d’Ivoire (soldats dévoués pour la ci)

Dans notre Déclaration N’001 faite le 27 juillet 2015, nous attirions l’attention de Son Excellence Monsieur le Président de la république, Chef Suprême des Armées, sur les dangers que faisait courir une certaine « mafia dans l’armée » à notre cher pays. Nous y affirmions que les solutions apportées par nos autorités aux problèmes d’une « partie » de l’armée portaient en elles les germes d’une fragilisation de la cohésion entre militaires.
A l’époque, nous n’avions pas été écoutés.

Le 06 Janvier dernier, nous, militaires de de Côte-d’Ivoire avons manifesté bruyamment pour réclamer de meilleures conditions de travail, une augmentation de nos soldes de présence, ainsi que d’autres soucis parmi lesquels la prime dite d’Ecomog, prime devant récompenser l’ensemble des forces (ex Fafn, ex Fds, éléments associés) ayant participé à la pacification de la CI, répondant à l’appel du Président élu SEM ADO, alors reclus au Golf Hôtel. Une fois encore, l’état est sollicité pour satisfaire à nos doléances. Le PR a pris le ferme engagement d’étudier nos doléances et d’y attacher des solutions, solutions qui seront connues ce vendredi 13 à l’occasion d’une rencontre avec le Ministre chargé de la défense. Tandis que nous sommes en attente de cette rencontre fatidique, nos frères d’armes, ex Fafn manœuvrent en solitaire en vue d’être les seuls bénéficiaires de la prime mentionnée ci-haut. Vu cette façon de faire, qui est de nature à entamer la cohésion entre nous, nous Sierra Delta de CI, en appelons à la vigilance de nos autorités, prenons le peuple ivoirien à témoin et affirmons:

Qu’en dépit de la situation actuelle, nous restons fermement attachés aux valeurs républicaines.

Que si en Octobre 2014, la grogne des ex Fafn au sein des FRCI (aujourd’hui FACI) a pu permettre le paiement au forceps de leurs arriérés de solde (environ 5 millions chacun), leur promotion au grade de sous-officiers, sans que nous autres ne soyons touchés par ces « largesses présidentielles »… (On vous épargne la frustration ressentie..), nous ne saurions accepter une deuxième frustration de la part de nos autorités. En préjugeant que les autorités le savent, nos frères d’armes ex Fafn oublient qu’ils n’ont pas été les seuls à combattre à Abidjan pour la restauration de la paix et de la sécurité intérieures, ils oublient que le président élu a lancé un appel aux ex Fds de se mettre du côté de la république (ce qui s’est réalisé), ils oublient que des démobilisés ont prêté mains forte, des civils se sont volontairement associés en prenant part aux combats… Que dire des combattants tombés, certains handicapés, d’autres marqués à jamais. Bref, les fruits des efforts collectifs ne peuvent profiter à un groupe uniquement. Si prime il y a, tous devraient en bénéficier. Agir a contrario serait faire preuve d’une injustice criarde à l’égard d’une bonne frange des hommes en armes.

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef Suprême des Armées, monsieur le Ministre auprès du Président de la république chargé de la Défense, monsieur le Général de Division, tout nouveau Chef d’état-major des Forces Armées de Côte d’Ivoire, l’armée de Côte d’Ivoire compte sur vous, le peuple ivoirien dont l’armée est l’émanation compte sur vous,

Décidez ce qui est bien pour la CI, décidez ce qui est juste pour la CI…Vous êtes face à des prises de décisions historiques. La Nation vous regarde. Une Nation, Une Armée…

Pour le Porte-parole des Sierra-Delta de CI, le Charlie-Papa-Lima

Source: eburnienews

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