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A la conférence G20 –Afrique, le Président Issoufou propose un plan de financement pour développer l’Afrique

La conférence G20-Afrique a démarré, hier, lundi, à Berlin en Allemagne, avec pour ambition de définir les contours d’un nouveau cadre d’investissement en Afrique.

Durant son intervention, le Président nigérien a fait une proposition allant dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant entre l’Europe et l’Afrique. Pour Mahamadou Issoufou (photo), les besoins d’investissement de l’Afrique sont évalués à 600 milliards de dollars par an, jusqu’en 2030. Cela représente environ 1% du PIB des pays du G20 ou 1,5% de celui des pays du G7.

Au vu de ces chiffres, le Président nigérien propose d’autres sources de financement pour faire face aux besoins de redressement du continent ; l’aide publique accordée à l’Afrique « étant seulement de 50 milliards $.»

Première source de financement pour le continent, M. Issoufou propose l’accroissement des recettes fiscales internes des Etats africains dont la moyenne est de 17% contre 35% pour les pays de l’OCDE. Pour y parvenir, « il faut que l’Afrique cesse d’être un simple réservoir de matières premières et que le commerce entre elle et le reste du monde soit équitable».

Seconde proposition, favoriser les investissements privés. Pour ce faire, le Président Issoufou recommande aux Etats africains de promouvoir la bonne gouvernance politique et économique pour favoriser le climat des affaires. « C’est à cela que nous nous attelons au Niger où les libertés sont garanties, la lutte contre la corruption progresse, les réformes sur le climat des affaires se poursuivent, une lutte implacable est menée contre le terrorisme et le crime organisé, pour garantir la paix et la sécurité», a-t-il ajouté, tout en mentionnant la mise en place prochaine de la Zone de libre-échange continentale (Zlec) censée favoriser les conditions du développement du continent.

Autre point sur lequel le numéro un nigérien a insisté, la nécessité de soutenir le continent en fonction de sa vision, allusion faite à l’agenda 2063 de l’Union africaine.

Plus précisément, le Président Issoufou propose aux autorités du G20 de miser sur le développement du capital humain sur le continent, des infrastructures, des télécoms, de l’énergie, gage des meilleures conditions pour créer la compétitivité de l’économie africaine.

« La promotion du développement agricole est le meilleur instrument de lutte contre la pauvreté qui, en Afrique, est rurale et féminine », a-t-il ajouté tout en soulignant que le Niger a mis en œuvre une initiative visant la faim zéro, d’ici 2021.

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Source: Agence Ecofin

Onze typologies de financement du terrorisme répertoriées en Afrique Centrale par le Gabac

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Dans sa publication d’avril 2017, le Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (Gabac) a répertorié onze typologies de financement avéré du terrorisme dans la sous-région.

La première typologie est relative à l’utilisation abusive des organismes à but non lucratif. A partir de cas de figure, explique le Gabac, cela donne « une idée de la variété des formes d’abus auxquels les terroristes et leurs financiers soumettent des organisations conçues généralement pour atténuer les difficultés auxquelles les couches vulnérables de la société sont confrontées ».

La seconde typologie, elle, est liée aux sociétés de transfert de fonds. Ici, estime le Groupe d’action, la messagerie financière constitue jusqu’à ce jour l’un des maillons faibles des dispositifs internationaux de lutte contre le financement du terrorisme. Ceci, parce qu’elle permet aux acteurs non connus des établissements financiers (clients occasionnels) de déplacer aisément des fonds partout dans le monde.

Le Gabac note en troisième position, le couvert d’établissements financiers à travers lesquels, les opérations de change manuel constituent l’une des principales vulnérabilités en matière de financement du terrorisme. Du fait notamment de l’utilisation des devises dans les transactions commerciales internationales (achat des armes) et de la facilité à déplacer des sommes importantes dans des volumes très réduits (utilisation des coupures de 500 euros).

Au quatrième rang, figure les trafics illicites. Cette typologie est essentielle à la compréhension des spécificités du terrorisme et de son financement dans le bassin tchadien. Car, elle est au cœur de la relation entre traditions économiques et pratiques criminelles.

Le cinquième cas de figure est le financement par des opérateurs économiques. « Le faible contrôle des véhicules et la multiplicité des routes de contrebande facilitent le trafic des armes qui, en l’occurrence, sont livrées en petites quantités à Boko Haram par l’entremise des opérateurs illégaux du secteur du transport transfrontalier », révèle le Gabac.

Le Groupe d’action poursuit son répertoire avec la collecte et la remise de fonds. Car, malgré les risques encourus du fait de l’insécurité due à la fréquence des attaques à main armée, les opérateurs économiques ont continué à transporter des sommes importantes d’argent. Ce sont des fouilles fortuites, systématisées à cause de Boko Haram, qui amènent à découvrir des caches d’argent dans les marchandises, tout comme c’est le cas avec les armes et les munitions.

Les typologies sept et neuf se regroupent puisqu’elles concernent l’extorsion de fonds qui se manifeste par le paiement des rançons.

Une autre méthode concerne des personnes politiquement exposées. Les cas recensés concernent des mécanismes de financement des actes terroristes par des hommes politiques, en vue d’en tirer des ressources importantes pour se positionner et se maintenir en politique, ou pour influencer la politique intérieure d’un gouvernement. L’avant-dernier moyen utilisé inclut les embuscades et pillages. C’est ici le lieu de rappeler qu’à mesure que les effectifs de Boko Haram grossissent, les recrues sont obligées de s’autofinancer à partir du butin issu des attaques.

Enfin, le Gabac a répertorié la criminalité faunique. L’on est en présence de prélèvements massifs des groupes armés sur les ressources naturelles et les espèces protégées. La détermination des braconniers est à la mesure de leurs modes opératoires qui impliquent la mobilisation de petites armées et l’usage d’armes de guerre.

Sylvain Andzongo

Source: Agence Ecofin

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