A la Une

Denis Sassou NGUESSO à Iskandar Safa : « La grande braderie du pétrole pour un peu de cash ! »

Iskandar Safa, l’homme d’affaires libanais

« Mon royaume pour un cheval ! »

Sassou Nguesso nous rejoue la tragédie de Richard III : « Tout mon pétrole pour un peu de cash ! »  Une fois encore, le dictatueur congolais, chef de gang dilapidateur bien plus que piètre gestionnaire, a besoin d’argent pour sauver son pouvoir vacillant. Que lui importe de brader « son pétrole », il veut sauver sa peau, menacée de toutes parts (opposants, enfants, neveux), et surtout poursuivre « sa guerre » impitoyable et génocidaire dans le Pool contre les populations civiles.

Le Congo pour une énième fois est en faillite et cessation de paiement. L’or noir congolais, que le clan des pilleurs s’est approprié, est doublement, triplement  hypothéqué : auprès de la Chine qui a construit barrages, immeubles, stades, routes, aéroports et palais superflus et inutiles ; auprès des traders habituels, Glencore et Trafigura qui se sont amusés aux interdits préfinancements pétroliers propices aux détournements. Ces traders avaient avancé près de 1,2 milliard de dollars dont ils n’ont pas revu la couleur du fait du bas niveau des cours du pétrole et du seuil de déclenchement du Profit Oil à 90 dollars le baril.

Le Fonds Monétaire International finalement aurait jeté l’éponge et n’aurait pas accordé de Plan de sauvetage. Très sage décision de Madame Christine Lagarde répondant ainsi aux pressions diverses de l’opposition congolaise et de ses sympathisants… Toujours est-il, selon la Lettre de l’Energie n°795 du 13 juin 2017, qu’un Chevalier blanc, à défaut d’un cheval, se serait présenté pour secourir le dictatueur congolais : Iskandar Safa, industriel libanais, propriétaire des Constructions mécaniques de Normandie (CMN) situées à Cherbourg en France, s’est proposé de restructurer la dette de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) vis-à-vis des traders en échange d’une commande de tankers et de navires garde-côtes.

Le 8 mai, le directeur général de la SNPC, Jérôme Koko, a reçu une offre de Privinvest, la holding d’Iskandar Safa qui propose un emprunt de quatre milliards $ en eurobonds au bénéfice du Congo en   tranches de 500 millions $ à maturité différée (5, 7 et 10ans). Cet emprunt repose sur une restructuration de la dette contractée par la SNPC dont personne ne saurait dire à qui elle avait profité véritablement (Kiki, Papa Bonheur, Ivor Ichikowitz le marchand d’armes ?), faute d’audit qu’aurait réclamé en vain le FMI ! Ces préfinancements avaient été conclus sous l’autorité de Calixte Ganongo, l’actuel « sinistre » des finances du Congo, alors qu’il était Directeur administratif et financier de la SNPC aux ordres de Denis Christel Sassou Nguesso ; sans même avoir été soumis préalablement au Parlement toujours fantoche.

En contrepartie, Iskandar Safa veut vendre plusieurs tankers et patrouilleurs de taille moyenne à la SNPC et aux garde-côtes congolais. A ce niveau de la farce, la probabilité de s’étrangler de rire est maximale ! Monsieur Iskandar n’ignore pas que la SNPC est en cessation de paiement malgré les dizaines de milliards de dollars de revenus que la rente pétrolière avait générées et que Kiki, Ganongo et Ondongo ont fait disparaitre ; qu’elle a été incapable d’assurer l’approvisionnement en carburant des stations-service sur le territoire congolais et qu’elle ne dispose pas de la moindre compétence pour gérer une flotte de tankers et de patrouilleurs. Cette dernière coulera aussi vite que les avions d’ECair ont disparu des écrans radars après plus de 500 millions de dollars d’investissements et de financements publiques

Outre le danger que l’argent et les tankers, que Monsieur Iskandar se propose de mettre à la disposition de Sassou Nguesso, risquent finalement d’échouer dans les poches de Commissimpex propriété de son compatriote créancier acharné Hodjeij, ce montage financier à hauts risques apparaitra comme un renfort apporté aux crimes contre l’humanité commis par « l’usurpateur » dans le Pool et plus largement au Congo Brazzaville. Déjà BNP PARIBAS, suite à son préfinancement malheureux avec le trader Gunvor à Genève qui aurait profité principalement à Denis Christel et aux escrocs d’ASPERBRAS, s’est interdit d’avoir le moindre contact avec le Congo des Nguesso.

Aussi, Il est fort peu probable qu’un consortium bancaire puisse se réunir dans les conditions actuelles de conflit dans le Pool  et courir le risque d’être appelé à comparaître devant  Monsieur Michel Raffray, vice-président chargé de l’instruction au Tribunal de Grande Instance de Paris (pôle crimes contre l’humanité, crimes et délits de guerre) ancien membre du bureau du procureur du Tribunal spécial pour le Liban, qui instruit la plainte déposée par l’Association de solidarité aux victimes des guerres au Congo Brazzaville, enregistrée sous la référence 20F/16/159 n° Parquet 16321000861.

Outre tous les individus accusés d’être impliqués dans les différents actes de crimes contre l’humanité,  crimes et délits de guerre, cette plainte à l’initiative de notre compatriote Monsieur Michel Nsangu vise également les détournements de fonds massifs opérés par les irresponsables congolais et leurs complices, congolais et ETRANGERS du fait de la corrélation entre ces détournements de fonds et les génocides… !

Cette dernière possibilité avait sûrement amené le Fonds Monétaire International, dirigé par Madame Lagarde, à ne point admettre la moindre complaisance dans le respect des conditionnalités d’un plan de sauvetage pour l’Etat voyou et barbare du Congo Brazzaville. Iskandar Safa et Privinvest feraient bien de s’en inspirer avant d’aller plus loin dans cette opération, sûrement très juteuse, mais dont les conséquences seront immédiates…

Cette plainte reçue donc et enregistrée par le Pôle crimes contre l’humanité, crimes et délits de guerre de la rue des Italiens à Paris, laisse enfin augurer de la fin de la complaisance de la République française à l’égard de son pire partenaire. Les conséquences de son soutien inconditionnel à Sassou Nguesso depuis 1977, qui a culminé le 21 octobre 2015 avec le soutien scélérat  de François Hollande au référendum inconstitutionnel organisé 4 jours plus tard, sont incommensurables ; mais, même au bout d’une dizaine d’années d’instruction, une chose est sûre : des têtes, congolaises et françaises « tomberont » !

Iskandar Safa n’est sûrement pas suicidaire et, même si un nouvel élu En Marche venait à le soutenir en remplacement de Bernard Cazeneuve, il ne voudra pas, en plus de se brûler les doigts et salir ses mains, perdre son temps inutilement. Dans le milieu de la finance dont fait partie Monsieur Safa, il est une expression qui fait loi : « on ne rattrape pas un couteau qui tombe ! »

Iskandar Safa, cela vaudra mieux pour vous, faites comme tout le monde : laissez tomber Denis Sassou Nguesso !

Rigobert OSSEBI

Source: Congo-liberty

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :