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Nouveau plan machiavélique de l’opposition vénézuélienne et ses alliés ? Un sauf-conduit à Nicolás Maduro pour résoudre la crise dans le pays

Capture d’écran Sur France 24

L’opposition vénézuélienne met en place une stratégie pour convaincre le régime chaviste bolivarien de lui laisser le pouvoir sur un plateau d’argent sans combattre. Celle-ci vise soi-disant à empêcher la prison pour de nouvelles allégations de crimes préfabriqués avec le concours des tribunaux internationaux. Pour elle, l’escalade de la violence relève de la seule responsabilité du gouvernement.

Les Chancelleries occidentales seraient avec elle déjà à pied d’œuvre dans la région pour négocier, avec le soutien des États-Unis, de l’Allemagne et du Vatican. Or les Etats-Unis aident l’opposition à déstabiliser le pays depuis l’époque de la présidence d’Hugo Chavez en passant par l’Administration Obama et celle de Trump. En la matière, il y a continuité de la politique de l’Etat états-unien.

Il est prévu de donner un sauf-conduit à Nicolás Maduro et son équipe pour les inciter à quitter le pouvoir pour ne pas se retrouver en prison dans les instances internationales, afin de stabiliser la situation dans le pays. Or la longue crise vénézuélienne est volontairement provoquée par l’opposition qui tente par tous les moyens comme au Brésil de s’emparer du pouvoir.

L’opposition et ses alliés extérieurs ont décidé d’appliquer la méthode habituelle de déstabilisation par des révolutions de couleur, en inventant de multiples allégations, visant à faire croire au monde que le régime bolivarien a violé les droits de l’homme, a fait du trafic de drogue et a blanchi l’argent.

Par exemple, Tarek William Saab, le soi-disant médiateur vénézuélien, a posté une vidéo dimanche faisant croire qu’un groupe de personnes qui manifestaient et ont tenté d’agresser une femme dans un centre commercial à Caracas, c’est de la responsabilité du gouvernement. Il a rapporté sur son compte Twitter que les crimes de haine pour des raisons politiques augmentent dangereusement, mais il ne fait pas mention de la violence initiée par l’opposition.

Or une nuée de personnes violentes de l’opposition déstabilisent le pays depuis trois mois. Les dirigeants de l’opposition ont appelé à plusieurs reprises leurs partisans de descendre dans la rue, mais leurs manifestations finissent le plus souvent par des actes de violence et de vandalisme. Des témoins qui ont assisté à la scène selon telesur déclarent que « la victime a été attaquée après avoir été confondue avec l’épouse du président de la chaîne locale Tves.

Cette violence a fait plus de 70 morts et plus de 1 300 blessés. C’est depuis le mois d’Avril que cette opposition commet au Venezuela de graves délits, prétextant des protestations contre Maduro et le régime pour bruler les bâtiments publics ou pourchasser les pro-bolivariens. Ces nouvelles accusations de crimes internationaux sont le fruit d’une nouvelle réflexion menée par le camp états-unien pour utiliser les instances internationales, comme en Côte d’Ivoire.

Étant donné que par le passé cela a conduit  à des bombardements dans certains pays, que pourrait cacher ce nouveau plan ? Pourrait-il y avoir un conflit militaire dans le cas où la mayonnaise ne prenait pas ? Comme au Honduras avec José Manuel Zelaya Rosales, ancien-président de la République élu le 27 novembre 2005, arrêté le 28 juin 2009 par l’armée et expulsé vers le Costa Rica, via une base militaire états-unienne située dans le pays, il est prévu de faire aussi sortir Nicolas Maduro du pays; cette fois le plus habilement possible, sans crainte soi-disant de se retrouver en prison, afin de désamorcer l’escalade de la violence au Venezuela.

C’est une option qui est travaillée sérieusement depuis un certain temps avec plusieurs ministères des Affaires étrangères sud et nord-américains et le premier ministre du Canada, Justin Trudeau qui travaille étroitement avec l’opposition vénézuélienne, après que le président péruvien Pedro Pablo Kuczynski a proposé en Juin de mettre en place un nouveau comité d’arbitrage international. L’actuel président argentin, Mauricio Macri élu le 10 décembre 2015, y participe également.

Ce qui est réellement en jeu c’est l’avenir du Venezuela, car tous les protagonistes semblent réellement être intéressés par les ressources naturelles du pays, en particulier les hydrocarbures, qu’ils envisageraient selon une abondante presse de se partager avec l’opposition, contre les intérêts du pays et du peuple. L’opposition et ses alliés ne veulent plus attendre les élections démocratiques normales prévues par la Constitution, parce qu’ayant pris le poul de l’opinion, il savent qu’ils ne pas pouvoir vaincre dans les urnes.

Trudeau a tissé de bonnes relations avec les autorités de Cuba, un des principaux alliés du régime bolivarien au Venezuela. Le Premier ministre canadien fréquente assidûment la famille Castro depuis1976, à l’époque où son père, Pierre Elliot Trudeau, était devenu le premier dirigeant d’un pays de l’OTAN à se rendre à Cuba dirigé alors par le très charismatique révolutionnaire Fidel Castro. L’Argentin Mauricio Macri est chargé de cuisiner les dirigeants de la Bolivie, de l’Équateur ou du Venezuela.

Les Etats-Unis et l’opposition « louent » aussi les services de l’ancien président uruguayen Jose « Pepe » Mujica. Le but est d’amener les autorités vénézuéliennes à abandonner l’idée de convoquer une Assemblée constituante visant à réformer la Constitution et de rapidement dans l’urgence de convoquer des élections. La manœuvre est qu’avec des élections dans une période de troubles provoqués, l’opposition pourrait avoir toutes ses chances de l’emporter.

Jean de Dieu MOSSINGUE

MIRASTNEWS

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