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Quelles conséquences pour une éventuelle utilisation d’armes chimiques par les terroristes en Syrie ?

La guerre en Syrie qui a commencé en 2011 est une réelle fabrication des ennemis de la Syrie et ils sont nombreux et très puissants. L’objectif visé était le changement de régime pour diverses raisons. C’est ainsi que les ennemis de la Syrie ont tout fait pour créer les conditions d’apparition d’une nuée de groupes terroristes, changeant de noms souvent : ASL, ISIS, Daech, Al-Nosra, Al-Qaïda…

Ce sont les mêmes commanditaires qui sont derrière tous ces groupes armés dont l’idéologie de base ne repose sur aucun fondement religieux, ils commettent des crimes innombrables contre les civils et l’infrastructure économique du pays.

Certains parrains puissants regrettent actuellement de n’être pas entrés en guerre dès le début et font tout pour compliquer le jeu politique conduisant vers la paix, afin qu’elle ne se produise pas tout de suite si leurs objectifs ne sont pas atteints. Un des objectifs est par exemple de compliquer les négociations menées à Astana et à Genève. Ces acteurs se répartissent dans le temps des tâches, à tour de rôle pour attaquer et tenter de déstabiliser et d’affaiblir les forces armées syriennes, chaque fois qu’une partie ennemie est en difficulté sur le terrain.

Ces parties nuisibles pour la Syrie utilisent depuis le début de la guerre les mêmes arguments et méthodes et font tout ce qui est en leur pouvoir pour ne pas que leurs supplétifs sur le terrain perdent totalement la guerre. Par exemple, les terroristes n’ayant pas les moyens de combat aériens vont avoir comme par enchantement une couverture aérienne subite venue de nulle part, un soutien aérien octroyé par diverses parties à des moments précis, décisifs pour les combats sur le terrain.

La Défense russe a pourtant indiqué qu’elle a des preuves irréfutables qu’elle n’a pas encore présenté démontrant que l’aviation syrienne avait en réalité visé un entrepôt des terroristes, aux endroits où ceux-ci stockaient des matériaux chimiques, avant que l’attaque chimique d’avril à Khan Cheikhoune n’ait eu lieu. En couvrant cette affaire par des bombardements sans vérifier sur place par une enquête sérieuse les faits réels, les Etats-Unis et leur coalition se sont rendus complices des terroristes.

Pour un Etat qui se définit comme le gendarme du monde c’est une faute très grave. Car au départ les autorités syriennes croyaient viser un entrepôt d’armements et de munitions appartenant aux milices extrémistes dans cette région, mais elles ne savaient pas qu’il s’agissait en réalité d’un entrepôt d’armes et/ou substances chimiques. De nombreux auteurs montrent que dès le début de la guerre les terroristes encore profanes ont été formés et éduqués à l’utilisation des technologies, au maniement de ces armes et alimentés en armes chimiques par des parties invisibles qui agissaient dans l’obscurité de la nuit. Des pays sont cités parmi les contributeurs, pas les moindres…

Essaie-t-on de distraire la galerie ? Les Etats-Unis d’Amérique ont accepté la proposition de la Russie de détruire les armes chimiques de la Syrie et ensemble ont supervisé leur destruction avec l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Tout avait été acté comme détruit et certifié par cette agence. Pourquoi après ce désarmement ces parties prenantes au désarmement n’ont pas engagé des actions visant à désarmer aussi les terroristes de leurs armes chimiques ?

En fait on a l’impression que les Etats-Unis d’Amérique nourrissaient d’autres plans, ceux de ne jamais demander aux terroristes de désarmer, de les laisser en accumuler le plus possible et quand ceux-ci les utiliseront contre les civils, ils pourront avoir à leur disposition un faux prétexte leur permettant d’attaquer plus tard l’Armée arabe syrienne, dans le cas où les terroristes n’auraient pas réussi entre-temps par leurs propres forces de prendre le pouvoir à Damas.

Généralement quand ils attaquent les forces armées régulières, leurs preuves produites sont nulles, se reposant uniquement sur leurs paroles mielleuses qui apparaissent comme celles de l’évangile qu’ils chantonnent à travers tous les grands médias complices, sans jamais les produire aux yeux de l’opinion publique pour qu’elle les apprécie et les juge, étant donné que la fiole de Colin Powell à l’ONU est passée par là.

Actuellement ce plan est mis en branle afin de tenter de détruire la puissante Armée arabe syrienne et d’affaiblir ses alliés qui volent tous de victoires en victoires sur le plan militaire contre les terroristes. Washington envisage par exemple sérieusement de bombarder l’aéroport militaire de Chaayrate, dans la province de Deir Ezzor.

Quatre appareils américains ont été aperçus ces derniers temps dans le ciel syrien. Il s’agit d’un de type WC 135 Constant Phoenix, un de type RC-135 V, un RC-135 U et un d’espionnage de patrouille maritime, à très long rayon d’action, de type Poséidon P-8 de la Marine américaine, spécialisé dans la lutte anti-sous-marine, antinavires de surface et le renseignement électronique. Ce dernier a été vu entrain de sillonner le littoral méditerranéen syrien, juste à 40 km de la base russe située dans la ville de Tartous, selon le site d’information syrien Masdar News.

Pourquoi cet accroissement d’activités d’espionnage en ces lieux ? Est-ce pour cette raison que la coalition étrangère crie à une éventuelle utilisation prochaine par la Syrie d’armes chimiques ? Est-ce le déroulement d’un plan préconçu ? Quelles preuves contre les autorités de Damas que posséderaient les Etats-Unis qu’ils ne peuvent pas produire même à l’ONU ou au Conseil de sécurité pour se couvrir ?

Des journalistes ont réclamé des preuves concrètes lors d’un briefing réalisé mardi 27 juin, la porte-parole du département d’État américain Heather Nauert a argué qu’elles ne peuvent pas être produites, car selon elle, il s’agirait « d’informations provenant des services secrets ». Et d’ajouter qu’il existe des sujets sur lesquels l’Administration états-unienne d’Amérique ne peut pas rentrer dans les détails.

Autrement dit, les Etats-Unis peuvent entrer en guerre en accusant la partie adverse des faits dont ils ne sont pas capables de convaincre ou de faire la démonstration sur leur véracité. Or dans le passé, ce ne sont pas les autorités syriennes qui ont utilisé les armes chimiques contre leur propre peuple, ce sont les supplétifs de certaines parties, notamment l’Armée syrienne libre (ASL) et autres terroristes qui l’ont réellement fait.

La stratégie à l’époque consistait également de freiner les progrès de l’Armée arabe syrienne sur le terrain et d’inverser la tendance des résultats des combats, en agitant le spectre de faux-faits par ONU interposée. L’avantage était souvent donné à l’ASL qui profitait de ce répit pour se requinquer, se réorganiser, se réarmer et contre-attaquer.

Depuis l’entrée en guerre sur le terrain syrien de la coalition ce sont les civils, les infrastructures économiques et stratégiques de la Syrie qui sont le plus visés et détruits ou volés. Rien qu’aujourd’hui (28 juin), les médias rapportent au moins 40 civils tués dans des frappes de la coalition près de Deir ez-Zor, dans le village d’al-Dablan, à proximité de la ville de Mayadin.

Les victimes sont en majorité des femmes et des enfants et les frappes ont occasionné de nombreux dégâts matériels dont des maisons. A la mi-juin 2017, l’ONU avait déjà dénoncé un «nombre effrayant de pertes civiles» occasionné par les bombardements aveugles de la coalition étrangère dans la zone de Raqqa en Syrie. Cette dernière utilise également des munitions au phosphore blanc, comme si un des objectifs visés est de faire un maximum de victimes civiles.

C’est seulement depuis que la Russie a répondu favorablement à la demande de Damas que des résultats tangibles ont été réalisés contre les terroristes qui également massacraient et torturaient les civils, pillaient l’économie de la Syrie et détruisaient son infrastructure. C’est la raison pour laquelle la dernière déclaration de la Maison-Blanche selon laquelle, le Président syrien Bachar el-Assad préparait une nouvelle attaque chimique semble préfigurer une «bataille diplomatique» contre la Syrie à l’ONU.

La Russie et les autres alliés de Damas sont les seuls qui ont été invités officiellement pour tenter de résoudre la question terroriste qui se compliquait davantage, avec l’expansion des groupes qui ne cessaient à l’époque de se répandre et d’occuper de grands espaces. Il apparaît clairement que des missions aient été confiées dans l’ombre aux terroristes par des commanditaires pour recommencer à utiliser des armes de destruction massive, afin de tenter de freiner l’avancée et stopper les progrès de l’Armée arabe syrienne et ses alliés par tous les moyens.

Quelle pourrait être la réaction de Damas, Moscou et les autres alliés face à cette nouvelle donne politique et géostratégique qui se dessine à l’horizon ?

La Russie déclare ne plus laisser faire, entendant désormais réagir dignement et proportionnellement, et invite les Etats-Unis et leur coalition étrangère à cesser leurs potentielles provocations contre les Forces armées syriennes. Vers quel cheminement stratégique la coalition internationale va-t-elle devoir se diriger maintenant ? Peut-on prévoir le conflit s’étendre à d’autres domaines, par exemple celui de la cybercriminalité provocatrice ? Que pourrait-il se passer aux frontières russes et quelle pourrait être la réaction des autorités de la Fédération de Russie si jamais le pays était en danger ?

Jean de Dieu MOSSINGUE

MIRASTNEWS

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