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Le Parlement brésilien a voté contre le processus de mise en jugement du président Temer

La Chambre des députés du Brésil du Congrès n’a pas obtenu mercredi un nombre suffisant de voix pour permettre à la Cour suprême d’engager des poursuites pénales contre le président Michel Temer, qui est accusé de corruption.

C’est lors d’un vote contre la proposition qui a été diffusé à la télévision locale que cela a été rendu impossible – compte tenu de l’absence de certains parlementaires et des abstentions. Les partisans à la démission de M. Temer n’ont pas obtenu la majorité des deux tiers requise, conformément à la loi.

Le président du Brésil, Michel Temer, a donc réussi à enterrer les accusations de corruption, même si le vote n’était pas encore terminé. Le leader de droite a obtenu suffisamment de votes pour que les affaires de corruption ne soient pas jugées. L’establishment politique en place a donc réussi à se maintenir au pouvoir et à se couvrir en s’autoamnistiant.

Plus d’un tiers des législateurs sont enquêtés pour divers crimes, pourtant la Chambre basse a rejeté les accusations de corruption à l’encontre de M. Temer, empêchant son cas d’être pris en charge par les juges de la Cour suprême, ouvrant ainsi la voie à l’impunité de façon durable.

Les votes nécessaires obtenus par le président ont bloqué les accusations, mais cela ne le lave pas définitivement des faits qui lui sont reprochés, seul le passage devant les juges pouvait le faire, s’il était capable de démontrer son innocence.

Les protestations ont néanmoins continué. Il s’agit là d’une politique de deux poids deux mesures visant à consolider le coup d’État contre Mme Dilma Rousseff et à écarter l’ancien président Lula da Silva de la course à la présidentielle, lui qui caracole en tête des sondages.

C’est un revers pour les institutions du Brésil qui ne peuvent pas s’attaquer correctement à la corruption de tous et encouragent l’installation dans le pays de l’impunité de certains personnages. Et cela abîme l’image du Brésil à l’étranger.

Il est reproché à M. Temer d’avoir dans le cadre de l’enquête sur la corruption de Car Wash, encaissé pour son compte personnel près de 160 000 $ en pots-de-vin du géant brésilien de conditionnement de la viande JBS et accepté de prendre 12,1 millions de dollars de plus.

Il a souvent nié les actes répréhensibles qui lui sont reprochés et n’a pas voulu démissionner, seule la Cour suprême pouvait enquêter, trancher et punir s’il y a lieu les politiciens véreux dans ce genre de situation. Le Brésil est-il entrain de se diriger vers l’instauration d’un régime autoritaire ?

A 9h30, heure locale, le nombre de votes était de 235 en faveur de M. Temer et 195 contre au congrès qui compte 513 sièges. Il y a eu 2 abstentions et 15 absents. Les législateurs de l’opposition devaient recueillir 342 voix pour que l’affaire soit jugée par la Cour suprême.

Il existe pourtant d’autres chefs d’accusations contre M. Temer, à cette allure, ils seront tous étouffés, seul le peuple brésilien a le pouvoir de renverser la tendance, il peut avoir le dernier mot en descendant en masse dans la rue pour réclamer fermement aux hommes politiques de laisser la Cour suprême rendre librement la justice.

Sources : Ria Novosti, Wall Street Journal, MIRASTNEWS

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