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Les Etats-Unis d’Amérique ont des canaux en RPDC, mais Pyongyang n’est pas intéressé par les discussions

© AP Photo/ Ahn Young-joon

Il s’avère que, malgré les tensions croissantes entre Washington et Pyongyang, les Etats-Unis d’Amérique disposent réellement de canaux directs de communication avec le régime nord-coréen, mais Pyongyang n’a montré aucun intérêt pour les pourparlers.

MOSCOU – Les Etats-Unis d’Amérique ont plusieurs canaux de communication avec la Corée du Nord, mais Pyongyang ne montre aucun intérêt ni préparation à engager des négociations de dénucléarisation, a déclaré samedi la porte-parole du Département d’Etat des Etats-Unis d’Amérique, Heather Nauert.

« Les diplomates américains ont plusieurs canaux ouverts dans lesquels nous pouvons communiquer avec les fonctionnaires du régime nord-coréen. Malgré les assurances que les Etats-Unis d’Amérique ne souhaitent pas favoriser l’effondrement du régime actuel, la poursuite du changement de régime, l’accélération de la réunification de la péninsule ou des forces de mobilisation au nord de la DMZ, les responsables nord-coréens n’ont montré aucune indication qu’ils s’intéressent ou sont prêts à discuter de la dénucléarisation « , a déclaré Nauert dans le communiqué de presse du Département d’Etat.

Plus tôt samedi, le secrétaire d’Etat des Etats-Unis d’Amérique, Rex Tillerson, a reconnu que les États-Unis d’Amérique se sont rendus en Corée du Nord étant donné que Washington poursuit les efforts diplomatiques pour résoudre la crise sur la péninsule coréenne.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Sputnik News

Pyongyang menace les Etats-Unis du feu nucléaire si Washington «nie son droit à exister»

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Image d’illustration/ © Sue-Lin Wong Source: Reuters

L’ambassadeur nord-coréen en Russie a assuré que la Corée du Nord ne céderait pas devant Washington dans l’escalade verbale les opposant et pourrait faire usage de son arsenal nucléaire si l’existence de son Etat venait à être menacée.

«Si les Etats-Unis se comportent de manière à nier le droit à notre Etat d’exister, comme l’a dit notre dirigeant suprême Kim Jong-un, nous leur feront payer cher, par le juste pouvoir de notre arsenal nucléaire», a déclaré l’ambassadeur nord-coréen en Russie, Kim Yong-jae, à l’occasion d’une conférence dédiée à la paix dans la péninsule coréenne et à la réunification des deux Corées, qui s’est tenue à Moscou.

Kim Yong-jae a en outre réitéré la position de son pays concernant le discours du président américain Donald Trump à l’Assemblée générale de l’ONU, jugeant qu’il s’agissait des «mots d’un fou».

En dépit du changement de président à Séoul en mai dernier, le diplomate s’est malgré tout montré pessimiste quant à l’amélioration des rapports entre les deux Corées, estimant que Séoul ne renonçait pas «à la politique de scission nationale et de confrontation».

Ces derniers mois ont été marqués par une escalade verbale entre les dirigeants nord-coréens et américains, ces derniers reprochant à Pyongyang de refuser d’abandonner son programme nucléaire et balistique. Au cours de ces échanges d’invectives, le président américain Donald Trump a notamment menacé la Corée du Nord de déchaîner le «feu et [la] colère» et s’est déclaré prêt à «détruire l’ensemble de la Corée du Nord».

Si l’étendue des capacités de frappes nucléaires de la Corée du Nord est difficile à estimer, Pyongyang a récemment revendiqué la réussite de l’essai d’une bombe à hydrogène – s’attirant ainsi les foudres de la communauté internationale, y compris de la part de la Chine, son principal allié.

Source: RT France

Le double jeu US en Syrie: pourquoi les actions s’écartent des discours

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© AP Photo/ Vadim Ghirda

Alors que la Russie mène depuis deux ans une opération antiterroriste en Syrie, Washington affirme que la lutte contre le terrorisme est l’objectif primordial des Etats-Unis. Néanmoins, les déclarations du Pentagone diffèrent de ses actions. Les experts militaires reviennent sur ce sujet pour commenter à Sputnik ce «double jeu» américain en Syrie.

Prônant la lutte antiterroriste sur le territoire syrien comme étant l’une des priorités de la politique des États-Unis, Washington semble agir à l’inverse de ses déclarations. Moscou a maintes fois dénoncé le «double jeu» des autorités américaines en Syrie, notamment en publiant récemment des clichés attestant de la présence, confirmée par des photos aériennes prises dans la région de Deir ez-Zor, des Forces démocratiques syriennes (FDS) et d’unités spéciales américaines dans des zones contrôlées par Daech. À l’occasion des deux ans des opérations antiterroristes russes en Syrie, les experts militaires expliquent à Sputnik les raisons de cette politique de Washington.

«Amitié avec tout le monde»

«C’est la base de la politique américaine au Proche Orient, soutenir les uns et les autres. Le résultat, premièrement, c’est qu’ils créent un système de charges et de contrepoids lorsque les alliés sont bien tenus, tandis que les structures d’opposition ne gagnent pas en puissance. Dans le cas d’un soutien à l’opposition intérieure à un État, ils ne cherchent qu’une chose. Lorsque l’un de ces régimes tombe, ils ont déjà une certaine structure qui, étant favorable aux Américains, va prendre la relève et diriger le pays. Ce qui compte le plus pour eux, c’est la loyauté à leur égard dans la région», a expliqué à Sputnik le spécialiste de l’Académie russe de l’économie nationale, Sergueï Demidenko.

Cette même idée est partagée par la conseillère du directeur de l’Institut russe des recherches stratégiques, Elena Souponina.

«La Russie est beaucoup plus intéressée que les États-Unis par le règlement du conflit syrien, c’est évident. Officiellement, les Américains mènent également une lutte contre le terrorisme dans ce pays. Cependant, Washington n’a pas oublié l’objectif de renversement du pouvoir en Syrie. C’est pour cette raison que les Américains sont en coquetterie avec les autres forces, y compris radicales, en espérant les utiliser dans l’avenir contre le gouvernement de Bachar el-Assad», a-t-elle affirmé, à son tour.

«Avec la disparition de Daech, l’idée persiste toujours»

Malgré tous ces obstacles, qui compliquent le règlement de ce conflit de longue haleine, de plus en plus de Syriens reprennent le rythme normal de leur vie, oublié pendant toutes ces années, lorsque le pays était sous l’emprise de Daech.

Mais malgré le nombre de victoires significatives faisant reculer les djihadistes, les experts restent plutôt sceptiques à ce sujet.

Ainsi, selon Mme Souponina, la défaite de Daech ne mettra pas fin au terrorisme en Syrie.

«Il y a d’autres organisations terroristes comme le front al-Nosra qui garde le contrôle sur la province d’Idlib, la lutte avec ce groupe nécessitera des efforts supplémentaires», a-t-elle argumenté.

En outre, l’experte est persuadée que les djihadistes de Daech se sont préparés à ces défaites, en élaborant leur stratégie.

«Malheureusement, ce ne sont pas tous les terroristes de cette organisation qui vont être éliminés, beaucoup d’entre eux vont s’installer dans d’autres pays, y compris en Europe. L’organisation terroriste perd une partie de ses points stratégiques en Syrie mais, à mon avis, il serait encore trop optimiste de parler d’extermination totale», a-t-elle poursuivi.

C’est par ailleurs le même constat fait par Sergueï Demidenko, en soulignant que «si ce n’est pas Daech, ce sera bien quelqu’un d’autre».

«Même avec la disparition de Daech, son idéologie persistera toujours. L’islam radical attire des individus qui estiment que le monde n’est pas fait de la façon dont il devrait être…. Tous ces frustrés se regroupent sous les drapeaux de l’islam radical et plaident en faveur de leurs droits puisque l’islam officiel s’associe pour eux avec la corruption, la trahison, etc.», a-t-il relaté.

Dans le même temps, M.Demidenko n’exclut pas une nouvelle spirale de la guerre civile après «la défaite d’un ennemi commun en la personne de Daech».

«On ne peut pas encore, bien évidemment, parler de règlement politique total… Le Front al-Nosra, Ahrar al-Cham, Jaych al-Islam, ne pourront pas coexister avec le régime de Bachar el-Assad», a-t-il conclu.

Le 30 septembre 2015, les forces aérospatiales russes ont réalisé leurs premières frappes contre les positions du groupe terroriste Daech en Syrie. En deux ans, l’aviation russe a effectué plus de 30.000 sorties, portant plus de 92.000 frappes aériennes. Ceci a permis de libérer plus de 89% du territoire syrien.

Source: Sputnik News

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