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Donald Trump envoie un sous-marin nucléaire et des bombardiers en Corée après la menace de missile de Kim Jong-un – est-ce la guerre maintenant?

Donald Trump a envoyé un sous-marin nucléaire et des bombardiers dans la péninsule coréenne, craignant que Kim Jong-un ne lance un autre missile dans les prochains jours. Et si le jeune président relevait le défi?

Or cette énième gesticulation fait craindre l’entrée des acteurs géopolitiques dans la troisième guerre mondiale, la Chine et la Russie n’acceptant pas que la force militaire soit employée par les parties en conflit, sans avoir donné une réelle chance à une vraie négociation par le biais des canaux légaux. Ces deux grandes puissances militaires condamnent résolument la militarisation de l’Asie du Nord-Est.

Donald Trump se tient à sa promesse de faire pleuvoir le «feu et la fureur» sur la Corée du Nord après des mois de menaces mutuelles, dans une guerre de mots incisifs et amers entre le président de la Corée du Nord et celui des Etats-Unis d’Amérique.. Cependant, le président des Etats-Unis d’Amérique a ouvert un autre front contre l’Iran, un défi que les gardiens de révolution islamique comptent bien relever avec la plus grande fureur.

Que ferait-il si ces pays qui refusent la force brutale se liguaient pour imposer l’application stricte de la vraie loi internationale et bombaient aussi du torse sans fléchir?

Ce sont six avions militaires, parmi lesquels deux bombardiers supersoniques que les Etats-Unis d’Amérique ont envoyé sur les lieux. Est-ce les prémices d’une réelle confrontation militaire? Dans l’affirmative les acteurs se limiteront-ils à une guerre strictement conventionnelle?

Certes Kim Jong-un a provoqué l’indignation de certains pays après des mois de tests de missiles et d’armes nucléaires – incluant le missile balistique intercontinental Hwasong 14 (ICBM) capable d’atteindre le territoire continental des Etats-Unis d’Amérique.

Cependant les tensions sont telles que toutes les options militaires avec toute la puissance nécessaire et suffisante sont sur les tables de chaque partie en conflit, y compris l’option nucléaire foudroyante et paralysante. Aucune partie n’acceptant d’être vaincue par l’autre, Trump compte-t-il sur l’effet de surprise pour anéantir la force foudroyante et ultrarapide de réaction de la Corée du Nord?

Les autorités sud-coréennes annoncent que les bombardiers des Etats-Unis d’Amérique B-1B ont survolé mardi la péninsule coréenne. Or la Corée du Nord avait spécifié que ces genres d’exercices représentaient une déclaration de guerre qui pouvait faire qu’elle abatte les avions militaires des Etats-Unis d’Amérique.

Maintenant Donald Trump a envoyé l’USS Tuscon, l’un des sous-marins nucléaires de la nation nord-américaine, vers la péninsule coréenne dans une démonstration apparente de force contre ce qu’ils appellent le jeune tyran, petit fils du vainqueur de la guerre de Corée Kim Jong-il.

Les autorités ont révélé que le navire nucléaire avait fait route samedi, pour Chinhae, en Corée du Sud. En même temps les bombardiers en provenance de Guam ont simulé avec deux chasseurs sud-coréens F-15K un exercice de tir de missile air-sol au-dessus de la mer de l’Est.

Cela suppose que, soit les Etats-Unis augmentent la pression pour faire peur à la partie adverse afin de l’inciter à reculer et à renoncer, soit sont prêts à entrer en guerre même accidentellement. Car sans cela le pays prendrait des risques insensés et incommensurables dans ses gesticulations.

La Grande-Bretagne se préparerait déjà à rejoindre le futur théâtre des opérations selon la presse, et le Japon a également envoyé deux appareils militaires au moment où les tensions montent dans la région.

L’armée des Etats-Unis d’Amérique déjà aux prises depuis 2001 aux Taliban d’Afghanistan a joyeusement confirmé le mouvement des troupes dans un communiqué, précisant même que c’est la première fois que les US B-1B Lancers du Commandement des États-Unis d’Amérique du Pacifique mènent une formation combinée avec des chasseurs japonais et sud-coréens la nuit.

Un communiqué de l’US Pacific Command a déclaré: « Avec un équipage d’environ 150 personnes, Tucson peut mener une multitude de missions et garder la maitrise des dernières capacités de la flotte sous-marine ».

Donald Trump a déjà été informé par son général des options à prendre pour répondre à la soi-disant « agression » nord-coréenne et éventuellement empêcher la Corée du Nord de menacer les Etats-Unis d’Amérique et leurs alliés avec les armes nucléaires.

Trump semble être obsédé par la guerre, poussant le bouchon très loin dans sa tentative d’intimidation. Samedi, il a tweeté: « Les présidents et leurs administrations ont parlé à la Corée du Nord depuis 25 ans, les accords conclus et les montants massifs d’argent payés n’ont pas fonctionné, les accords ont été violés avant que l’encre ne sèche. » Ajoutant : « Désolé, mais une seule chose va marcher! »

Or la guerre si elle a lieu se déroulerait à des milliers de kilomètres des Etats-Unis d’Amérique et les conséquences et retombées négatives toucheront inéluctablement toute la région d’Asie dont la Chine et la Russie frontalières. Les Etats-Unis d’Amérique dans cette affaire espèrent-ils s’en tirer comme pendant la seconde guerre mondiale, sans égratignure à domicile?

La Corée du Nord qui est restée en guerre latente avec les Etats-Unis d’Amérique depuis la guerre de Corée, a testé une bombe à hydrogène et déclenché un séisme de magnitude 6,3 suite à son explosion.

Hormis ses armes nucléaires, la Corée du Nord possède également des sous-marins et des capacités balistiques assez performants, notamment un missile balistique de portée 3 000 kilomètres, qui pourrait être perfectionnée à 9 000 kilomètres. Les Etats-Unis ne croyaient pas que le pays était capable de réaliser cette percée technologique et pensaient pouvoir la stopper avec des sanctions politiques à effets économiques comme à l’accoutumée. Quel serait le degré de fiabilité du système anti-missile THAAD en cas de conflit réel face aux missiles nord-coréens?

MIRASTNEWS

Rappel sur une autre tension de moindre intensité dans la région

Le destroyer USS Chafee ayant quitté Hong Kong lundi 9 octobre a navigué près des îles Paracel, à l’extérieur, mais «très proche», des 12 milles marins des îles revendiquées par la Chine et ses voisins dans la mer de Chine méridionale, dans le cadre de l’opération nommée «liberté de navigation» qui, selon des responsables militaires cités dans l’anonymat par Reuters, visait à contester les «revendications excessives» de la Chine.

« La mer de Chine méridionale est une région riche en ressources, hautement contestée, composée de nombreux petits îlots inhabités, dont plusieurs nations contestent la propriété. L’archipel de Paracel est revendiqué par la Chine, Taiwan et le Vietnam, tandis que les îles Spratly sont contestées par les Philippines, la Malaisie et le Brunei.

Les navires des Etats-Unis d’Amérique ont fréquemment navigué au-delà des îlots contestés dans le cadre des opérations dites de «liberté de navigation». Des visites de l’US Navy, ainsi que des vols d’avions de surveillance des Etats-Unis d’Amérique ont été dénoncés par Pékin, qui a accusé à plusieurs reprises Washington de violer les intérêts chinois dans la région ainsi que la liberté de la navigation marchande. »

 

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