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MISE À JOUR DE GUERRE EN SYRIE: ISIS se désintègre à Deir ez-Zor

L’armée syrienne conduit un groupe terroriste hors de son dernier refuge syrien

L’armée russe affirme que la portée territoriale de l’Etat islamique en Syrie est passée de 70% du territoire syrien en 2015 à moins de 5% aujourd’hui, l’Etat islamique continue de subir de lourdes défaites dans la province orientale de Deir ez-Zor.

L’armée syrienne a apparemment réussi à faire sortir l’EI de la plupart des zones qu’elle contrôle dans la ville de Deir ez-Zor et il y a des rapports selon lesquels l’EI s’y écroulerait. Notez que cela se passe sans aucunes dévastations [comme celles] infligées par l’armée de l’air des Etats-Unis d’Amérique à Raqqa.

Pendant ce temps, ailleurs dans la province de Deir Ezzor, l’armée syrienne a repris à l’ISIS l’importante station de pompage T2, l’une des trois stations de pompage (T1 en Irak) utilisées pour pomper le pétrole d’Irak et de Syrie vers les ports de la côte méditerranéenne.

Il y a eu une certaine discussion – et une certaine inquiétude – que ISIS dans ce qui a pu être un accord négocié a récemment remis les champs de pétrole d’Al-Omar – les plus grands de Syrie – aux Kurdes syriens avant qu’ils puissent être repris par l’armée syrienne.

La réalité est que les champs pétroliers d’Al-Omar sont relativement petits (la Syrie n’est pas un gros producteur de pétrole) – ils sont totalement éclipsés par les champs pétrolifères plus vastes que les Kurdes irakiens viennent de perdre près de Kirkouk – et il est peu probable que les Kurdes syriens soient capables de les retenir longtemps de toute façon.

En revanche, la Syrie était un important pays de transit pétrolier avant la guerre (selon une opinion largement répandue, il s’agissait d’un projet de construction d’un gazoduc à travers la Syrie à partir du Qatar, qui était la cause de la guerre). Avec le retour de la station de pompage T2 sous le contrôle du gouvernement syrien, il y a maintenant une forte probabilité qu’elle redevienne encore une.

En l’occurrence, mon opinion est que tous les gains récents des Kurdes soutenus par les Etats-Unis d’Amérique en Syrie seront éphémères, tout comme les gains post-Saddam Hussein des Kurdes irakiens se sont avérés être en Irak.

Les Kurdes syriens vont non seulement abandonner les champs de pétrole d’Al-Omar au gouvernement syrien, mais à un moment donné, je m’attends à ce qu’ils remettent Raqqa au gouvernement syrien.

Les champs pétrolifères de Raqqa et Al-Omar ont été complètement dévastés et se trouvent à l’extérieur du territoire historique kurde. Non seulement ils ne sont en aucun cas de véritables actifs (la production des champs pétroliers d’Al-Omar a apparemment ralenti) mais les Kurdes syriens, même soutenus par les Etats-Unis d’Amérique, vont probablement bientôt conclure qu’ils n’ont tout simplement pas les ressources pour les restaurer.

Compte tenu de l’évolution récente de l’équilibre des forces au Moyen-Orient contre les Kurdes suite à la réussite de l’opération de Kirkouk par le gouvernement irakien, je soupçonne que les Kurdes syriens accepteront bientôt de se décharger des champs pétrolifères de Raqqa et Al-Omar. Le Gouvernement syrien, peut-être dans le cadre d’un accord négocié par la Russie leur accordant une forme d’autonomie.

À ce stade, le plan C des États-Unis d’Amérique en Syrie aura définitivement échoué.

En attendant, quant à ISIS son effondrement final en Syrie et de son faux califat n’est maintenant probablement éloigné de pas plus de quelques semaines.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : The Duran

Pour Damas, Raqqa reste une ville occupée

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© REUTERS/ Erik De Castro

Pour les autorités syriennes, la ville de Raqqa reste un territoire occupé et son statut ne sera changé que lorsque l’armée gouvernementale y rétablira son contrôle.

Tant que la ville de Raqqa ne repassera pas sous le contrôle de l’armée gouvernementale, cette ville sera considérée par Damas comme occupée, relate l’agence d’information Sana, se référant à des sources au sein du ministère syrien des Affaires étrangères.

«La Syrie confirme que la ville de Raqqa reste occupée. Nous ne pouvons pas la considérer comme étant libérée tant que l’armée syrienne, qui combat Daech, n’y est pas entrée», indique l’agence citant des sources diplomatiques.

Et d’ajouter que les informations sur la libération de la ville du joug de Daech sont «un mensonge qui a pour but de détourner l’attention internationale des crimes de la soi-disant coalition et de ses alliés dans le gouvernorat de Raqqa».

Le ministre syrien de l’Information, Mohammed Ramiz Tarjaman, avait antérieurement déclaré à Sputnik que Damas ne reconnaissait aucune agglomération syrienne comme libérée tant que les troupes syriennes n’y étaient pas entrées. Il a souligné que le départ des terroristes de Daech de Raqqa pouvait être perçue comme une chose positive, soulignant toutefois qu’il fallait que la ville soit prise par l’armée gouvernementale peu importe qui s’y trouve, Daech ou toute autre fraction ou organisation.

Plus tôt, les Forces démocratiques syriennes (FDS) avaient annoncé la libération complète de Raqqa des terroristes et ce avec le soutien de la coalition internationale dirigée par les États-Unis. Le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense, a alors déclaré que la coalition avait remporté la victoire à Raqqa en la faisant tout simplement disparaître de la face de la Terre.

Source : Sputnik News – France

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