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Un chef de l’ONU condamne le massacre de soldats de la paix au Congo-Kinshasa, appelle le «crime de guerre» de carnage

Un gardien de la paix de l’ONU tient sa radio alors qu’il patrouille après l’éclatement de la violence en raison du retard des élections présidentielles à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), le 20 septembre 2016. (Photo par AP)

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a vivement dénoncé une attaque meurtrière perpétrée par un groupe rebelle ougandais contre les soldats de la paix de la République démocratique du Congo (RDC), qui a coûté la vie à plus d’une douzaine dans le pays africain.

« Ces attaques délibérées contre les forces de maintien de la paix de l’ONU sont inacceptables et constituent un crime de guerre », a déclaré Guterres dans un communiqué vendredi, ajoutant: « Je condamne cette attaque sans équivoque ».

Tard jeudi, des membres présumés du groupe rebelle des Forces démocratiques alliées (FDA, ADF) ont attaqué la base opérationnelle de la compagnie, gérée par la MONUSCO (Mission de stabilisation des Nations unies en RDC), à Semuliki, dans le territoire de Beni, et engagée trois heures plus tard une bataille violente contre les Casques bleus à la base, tuant au moins 14 casques bleus et en blessant plus de 50 autres, dont un certain nombre d’entre eux dans un état critique.

La plupart des soldats de la paix tués, venaient de Tanzanie tandis qu’au moins cinq d’entre eux étaient congolais.

14 Casques bleus tués et plus de 40 blessés en République démocratique du Congo

Un groupe armé a attaqué une base des forces de maintien de la paix des Nations Unies dans l’est de la République démocratique du Congo, tuant au moins 14 soldats de la paix et en blessant 40 autres.

Les casques bleus de l’ONU, qui étaient pour la plupart originaires de Tanzanie avec au moins cinq soldats congolais, ont accusé un groupe rebelle basé dans l’Ouganda voisin [d’avoir perpétré] l’attaque de vendredi.

« C’est une très grosse attaque, certainement la pire des dernières années », a déclaré Farhan Haq, porte-parole adjoint de l’ONU à New York.

La base, située à environ 45 kilomètres de la ville de Beni, a été attaquée à plusieurs reprises par des rebelles du groupe rebelle des Forces démocratiques alliées (FAD, ADF). Elle abrite la force d’intervention rapide de la mission de maintien de la paix, qui a un mandat rare de passer à l’offensive, selon Radio Okapi, qui est soutenue par la mission de l’ONU.

L’ONU a décrit l’attaque au Congo comme la pire dans l’histoire récente de l’ONU ainsi qu’un crime de guerre.

La station de radio, citant des sources militaires, a déclaré que les combats avaient duré quatre heures.

La République démocratique du Congo avait l’une des règles coloniales les plus brutales avant de subir des décennies de dictature corrompue et de guerres civiles consécutives qui ont laissé le pays riche en minéraux pauvre et politiquement instable.

En 2006, la mission de l’ONU a aidé à organiser les premières élections libres et équitables au Congo en 46 ans, ouvrant la voie à l’élection du président Joseph Kabila pour un mandat de cinq ans.

Son deuxième mandat a pris fin en 2016. Selon la constitution de la RD Congo, Kabila est interdit de chercher un troisième mandat. Cependant, Kabila est autorisé à rester en fonction jusqu’à ce que son successeur soit élu mais il a décidé de rester au pouvoir. Cela a incité l’ONU à exhorter les autorités congolaises « à respecter les libertés fondamentales consacrées par la Constitution congolaise ».

Le retard dans la tenue d’une élection a attisé la violence dans le pays.

«Ces femmes et hommes courageux mettent leur vie en danger chaque jour à travers le monde pour servir la paix et protéger les civils», a ajouté M. Guterres, exprimant ses condoléances aux familles et aux proches des personnes tuées et souhaitant un prompt rétablissement aux blessés.

Il a également appelé les autorités de la RDC à lancer une enquête sur cette attaque brutale, qu’il a qualifiée de « pire attaque » contre les forces de maintien de la paix de l’ONU dans l’histoire récente, pour traduire rapidement les responsables en justice. « Il ne doit pas y avoir d’impunité pour de telles agressions, ici ou ailleurs », a ajouté Guterres.

La région agitée du Nord-Kivu, située dans l’est du Congo, a été la cible de plusieurs attaques contre les troupes de maintien de la paix de l’ONU. En octobre, deux casques bleus de l’ONU ont été tués et 18 autres blessés lorsque leur base a été attaquée par le groupe armé des FAD.

La RDC avait l’une des règles coloniales les plus brutales avant de subir des décennies de dictature corrompue et de guerres civiles consécutives qui ont laissé le pays riche en minerai pauvre et politiquement instable.

En 2006, la mission de l’ONU a aidé à organiser les premières élections libres et équitables au Congo en 46 ans, ouvrant la voie à l’élection du président Joseph Kabila pour un mandat de cinq ans. Kabila, cependant, a refusé de démissionner après la fin officielle de son second mandat, le 20 décembre 2016, déclenchant une violence meurtrière à travers l’Etat africain.

Traduction: MIRASTNEWS

Source : Press TV

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