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Golan: un cauchemar devenu réalité

Les Druzes et la brigade Liwa Usud al-Hossein (Lions de Hossein) sont désormais chargés de garantir la sécurité de Beit Jinn, situé près des frontières israélo-libanaises. En l’espace de quelques jours et à la faveur d’une fulgurante offensive militaire des forces alliées, le cauchemar d’Israël est devenu réalité.

Les forces de l’armée et de la Résistance ont nettoyé les régions stratégiques de Khan al-Cheïkh et d’al-Zakiyeh et confié la responsabilité de la sécurité de Beit Jinn aux Druzes et aux combattants de Liwa Usud al-Hossein, une composante des Hachd al-Chaabi.

Du coup, la donne géostratégique risque de changer : l’État syrien pourrait penser à se faire restituer le Golan que le régime israélien occupe depuis plus de quatre décennies, car Beit Jinn est à deux pas du Golan.

Désormais, la route reliant Beit Jinn au Golan occupé est sous le contrôle des forces de la Résistance tandis que Tel-Aviv tente vainement d’amadouer les Druzes par des promesses qui ne semblent plus à même de les convaincre.

Selon le site web JForum qui revient dans un long article sur les récentes évolutions à Beit Jinn, les villages druzes (situés dans le Golan occupé) ne sont plus à même de ramer dans le sens des intérêts d’Israël et « ont les yeux sans cesse tournés vers Assad ».

Israël a peur que « les dernières conquêtes dans la localité de Beit Jinn » ne permettent aux combattants du Hezbollah et aux forces syriennes « de s’installer près de la frontière israélienne ». JForum qui se réfère à Debkafile, site proche des milieux du renseignement de l’armée israélienne, ne peut d’ailleurs s’abstenir de reconnaître « la défaite d’Israël face à la Résistance en Syrie ».

Le site brosse un tableau assez détaillé des victoires de l’armée syrienne et de la Résistance à Beit Jinn. « Israël a fini par accepter que la région de Beit Jinn tombe et que les Anti-Assad capitulent, sans attendre l’intervention de l’armée israélienne », indique-t-il.

Le site reconnaît que grâce à cette victoire, l’armée syrienne et ses alliés ont réussi à se positionner dans la région stratégique de Quneitra, à la frontière nord d’Israël sur le Golan occupé, un Golan qui lui a toujours servi de « balcon » pour s’ingérer en Syrie et au Liban : « En laissant ses alliés perdre le contrôle de Beit Jinn, Israël s’est, virtuellement, résigné à la perte de contrôle de Quneitra. On doit rappeler qu’en octobre 1973, l’armée syrienne a lancé son offensive de Yom Kippour pour la conquête du nord d’Israël à partir de cette même position. »

Mais pourquoi Beit Jinn est si importante ? 

« La région de Beit Jinn fait face aux positions de l’armée israélienne sur le Mont Hermon (Jabal al-Cheik, NDLR) et se trouve à 11 km de la frontière israélienne. Sa chute est cruciale pour le sort réservé à la région de Quneitra en face du Golan occupé. Israël a essuyé trois revers stratégiques depuis le dimanche 24 décembre, à la suite de la prise militaire du village de Maghar al-Mir qui a partagé l’enclave de Beit Jinn en deux. »

Et le site de reconnaître le refus des Druzes de suivre Israël en ces termes : « La seule façon pour les rebelles (terroristes d’al-Nosra, NDLR) d’échapper à l’écrasement par le Hezbollah et l’armée syrienne, serait de passer à l’offensive contre le village druze de Khader, dans le but de faire une percée par une échappatoire vers le sud. Mais, là, l’obstacle, ce sont les Druzes qui sont toujours restés fidèles au gouvernement syrien et qui sont prêts à franchir la frontière et à aller eux-mêmes défendre Khader. »

On lit quelques lignes plus loin : « La Syrie et le Hezbollah ont l’intention d’utiliser la chute de Beit Jinn et le retrait des forces rebelles comme point d’appui pour procéder à l’extirpation de l’influence qu’Israël maintient parmi les groupes rebelles qui détiennent la région de Quneitra sur le Golan syrien. Lors des négociations qui se déroulent depuis vendredi, les Syriens et le Hezbollah ont informé les dirigeants rebelles que leur retrait en toute sécurité dépend du fait qu’ils livrent leurs agents de liaison chargés de la coordination avec Tsahal. S’ils refusent, la bataille se poursuivra jusqu’à ce que les troupes syriennes éradiquent jusqu’au dernier combattant caché dans le village druze divisé. »

Source: Pars Today

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