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Deuxième jour : Les manifestants iraniens condamnent la violence, soutiennent la République islamique dans plusieurs villes

Des millions d’Iraniens ont organisé de nouvelles manifestations à l’échelle nationale pour renouveler leur soutien à l’establishment islamique et dénoncer la récente vague de troubles qui ont frappé certaines régions du pays.

Pour la deuxième journée consécutive, des manifestants ont inondé les rues de plusieurs villes, y compris la ville de Mashhad, Ispahan, Chiraz, Rasht, Yasoij, Ardabil et Urmia, au nord-est du pays.

Les manifestants brandissaient des drapeaux nationaux et des portraits du leader de la révolution islamique, l’ayatollah Seyyed Ali Khamenei, criant des slogans pro-establishment.

Les participants ont également tenu les États-Unis et le régime israélien responsables de la récente vague de violence en Iran.

Les Iraniens organisent un grand rassemblement pro-establishment à Mashhad, le 4 janvier 2018.

Des rassemblements similaires ont eu lieu mercredi dans plusieurs villes iraniennes, tandis que les habitants de la capitale, Téhéran, organisent une manifestation vendredi après la prière de midi.

La semaine dernière, un certain nombre de manifestations pacifiques ont commencé dans plusieurs régions du pays, les participants demandant aux autorités de régler leurs problèmes économiques. Les manifestations n’avaient pas de permis de la part des autorités compétentes.

Ces rassemblements ont cependant été éclipsés lorsque des éléments armés et des vandales se sont présentés parmi les manifestants ordinaires et ont commencé à lancer des attaques contre des biens publics, des postes de police et des sites religieux.

Les manifestants d’origine ont rapidement quitté les rues suite aux appels lancés par les autorités afin que les forces de sécurité puissent faire face aux émeutiers et aux violences sporadiques qui se sont poursuivies dans certaines villes pendant plusieurs jours.

Les gens de Mashhad, où les premières manifestations sur les questions économiques ont commencé, offrent des fleurs aux gardes de sécurité pour les remercier de leur réaction aux cas de violence dans la ville iranienne du nord-est, le 2 janvier 2018.

Plus d’une douzaine de personnes ont été tuées dans la violence, selon les rapports des médias d’Etat.

La violence a attiré des éloges de Tel-Aviv et de Washington, qui ont exprimé leur ferme soutien aux émeutiers.

Le président Hassan Rouhani a déclaré que sur la base des droits consacrés par la Constitution et la Charte des droits civils, les gens sont libres de critiquer le gouvernement ou de manifester, mais la manière d’exprimer ces critiques devrait être constructive et contribuer à améliorer les conditions domestiques.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Press TV

L’Ouest encourage les émeutiers à attiser la violence en Iran: Pundit

Des millions d’Iraniens ont organisé de nouvelles manifestations à l’échelle nationale pour renouveler leur soutien à l’establishment islamique et dénoncer la récente vague d’agitation meurtrière qui a frappé certaines régions du pays. La semaine dernière, plusieurs manifestations pacifiques ont éclaté dans plusieurs villes, mais ces rassemblements ont étrangement changé de couleur et sont devenus laids lorsque des groupes de participants, dont certains armés, ont lancé des attaques contre des biens publics, des commissariats et des sites religieux. La violence a attiré les éloges de Tel-Aviv et de Washington, qui ont exprimé leur ferme soutien aux émeutiers. Press TV a parlé à Mohammad Marandi, professeur à l’Université de Téhéran, ainsi qu’à Saeed Sadek, professeur à l’Université américaine du Caire, pour partager leur opinion sur les récentes manifestations en Iran.

Marandi pense que l’Occident a encouragé les émeutiers iraniens à travers des applications de médias sociaux à commettre des « actes violents », ajoutant que son programme est de transformer les manifestations pacifiques en violences de masse.

Il a également critiqué les médias persans soutenus par l’Occident pour avoir tenté d’alimenter les flammes de l’incendie dans une tentative de créer une crise.

L’analyste a par ailleurs dénoncé l’approche à deux niveaux de l’Occident face aux manifestations en Iran, disant que légitimer les émeutes en les faisant passer pour des manifestations pacifiques est non seulement « malhonnête », mais aussi « hypocrite ».

Il a poursuivi en disant que les pays occidentaux traitent eux-mêmes les émeutes très fermement, affirmant qu’à de nombreuses occasions, ils ont fermé les médias sociaux pour réprimer les troubles.

« Donc, si quelqu’un doit se plaindre de la violation des droits de l’homme, c’est l’Iran. Pourquoi est-ce quand il y a des émeutes à Londres, ils doivent être arrêtés, les médias sociaux doivent être contrôlés mais quand c’est l’Iran, ce ne sont pas des émeutes, ce sont des manifestants et les médias sociaux s’ils sont fermés, c’est une violation des droits humains », a-t-il déclaré.

Marandi a souligné qu’il devrait y avoir une «distinction nette» entre les manifestants pacifiques qui ont des griefs économiques «légitimes» et les émeutiers.

« Si quelqu’un doit se plaindre, ce sont les Iraniens qui devraient se plaindre de l’ingérence occidentale », qui a transformé leurs rassemblements pacifiques en émeutes, a déclaré Marandi. « Ce que nous avons vu ces derniers jours, les manifestants ont fondu progressivement parce qu’ils ne voulaient pas être associés aux émeutiers « , a-t-il ajouté.

Pendant ce temps, Saeed Sadek, l’autre panéliste du programme, a estimé que les récentes manifestations en Iran sont des « messages politiques » qui ne devraient pas être sous-estimés, arguant que blâmer le monde extérieur n’est pas une solution.

Il a également confirmé que l’Iran a des ennemis extérieurs qui cherchent à exploiter la situation, mais a noté que la seule option qu’ils ont est de mener une guerre psychologique et d’exagérer ce qui se passe dans le pays.

L’analyste a également suggéré que le gouvernement iranien devrait essayer de modifier certaines de ses politiques économiques afin de répondre aux points soulevés par les manifestants, arguant que l’intervention étrangère ne se produira jamais à moins qu’il y ait une faiblesse dans un pays.

En réponse aux commentaires de Sadek, Marandi a maintenu que des problèmes économiques existent en Iran, réitérant que les griefs des manifestants pacifiques doivent être traités.

Cependant, a-t-il dit, les lacunes ne donnent pas aux pays occidentaux le droit d’essayer de créer une atmosphère où ils peuvent mettre plus de pression sur l’Iran.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Press TV

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