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Vers la reconnaissance diplomatique par les USA d’une région dans le nord de la Syrie? La Syrie et ses alliés vont-ils réagir?

© REUTERS/ Zohra Bensemra

Vers la reconnaissance diplomatique par les USA d’une région dans le nord de la Syrie?

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D’après un journal panarabe basé à Londres, l’administration américaine s’apprêterait à reconnaître diplomatiquement un territoire contrôlé par les Forces démocratiques syriennes, cette alliance arabo-kurde soutenue par les États-Unis et bénéficiant du soutien de la coalition internationale.

Les États-Unis envisageraient d’adopter prochainement des mesures visant à reconnaître diplomatiquement une région du nord de la Syrie contrôlée par les Forces démocratiques syriennes (FDS), opposées aux autorités officielles du pays, écrit dimanche le journal Asharq Al-Awsat, se référant à un responsable occidental de haut rang, dont le nom n’est pas dévoilé.

Selon ce dernier, il s’agit d’une zone de quelque 28.000 km2 (près de trois fois supérieure à la superficie du Liban) située à l’est de l’Euphrate.

Comme le précise l’interlocuteur du journal, ce projet s’inscrit dans la nouvelle stratégie de l’administration américaine sur la Syrie et que l’initiative en question provient du secrétaire d’État à la Défense, James Mattis.

Source : Sputnik News – France

Les Etats-Unis d’Amérique prévoient de reconnaître la zone kurde en Syrie 3 fois la taille du Liban « bientôt » – Rapports

© AFP 2017/ DELIL SOULEIMAN

Un haut responsable occidental anonyme a dit au journal Asharq Al-Awsat que les plans font partie d’une nouvelle stratégie pour la Syrie actuellement en cours de rédaction par l’administration Trump.

Washington envisage des «mesures concrètes» pour fournir une reconnaissance à la Syrie d’une zone contrôlée par les forces démocratiques syriennes dans la région orientale de l’Euphrate, au nord de la Syrie, trois fois la taille du Liban, a rapporté un important quotidien international arabe.

Le territoire de 28 000 kilomètres carrés, contrôlé par les Forces démocratiques syriennes, une collection de milices majoritairement kurdes comprenant les unités de protection du peuple YPG, a fait un premier pas vers la reconnaissance américaine après que le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis a promis d’envoyer des diplomates des Etats-Unis d’Amérique travailler aux côtés des troupes américaines opérant dans la région, a indiqué le responsable.

CC BY-SA 4.0 / Ermanarich / Carte de la guerre civile syrienne
Carte de la guerre civile syrienne, fin 2017. La zone jaune montre des territoires contrôlés de facto par les forces kurdes et leurs alliés. Le territoire des contours rouges est contrôlé par le gouvernement syrien.

Selon le responsable, les initiatives des Etats-Unis d’Amérique dans la région comprennent l’autonomisation des conseils locaux, l’appui aux efforts de reconstruction, l’aide à la formation des agents gouvernementaux, l’amélioration des services publics et des infrastructures, la protection des zones SDF et l’entretien des bases militaires, tout cela conduira éventuellement à une reconnaissance diplomatique.

La semaine dernière, il a été signalé qu’une nouvelle «Armée syrienne du Nord», comprenant des formations du SDF et soutenue par la coalition dirigée par les États-Unis d’Amérique, était créée pour exercer des «fonctions de sécurité frontalière» dans les territoires sous leur contrôle. Les médias locaux ont déclaré que les milices garderaient les zones le long de la frontière nord de la région avec la Turquie.

Les Etats-Unis d’Amérique et leurs alliés de la coalition devraient fournir une assistance technique, des armes et une formation à la nouvelle force.

Les forces kurdes contrôlent la région autonome de facto connue sous le nom de Rojava depuis 2013 dans le cadre du conflit civil en Syrie. Pendant la guerre contre Daech et d’autres groupes terroristes, les unités de l’armée syrienne se sont surtout engagées dans une coopération pragmatique avec les forces kurdes. En septembre 2017, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Muallem a déclaré que Damas envisagerait d’accorder une plus grande autonomie aux Kurdes une fois que la guerre contre les terroristes soit terminée.

Dans le même temps, Damas a exprimé son opposition à la présence des Etats-Unis d’Amérique et aux opérations sur le territoire syrien, y compris Rojava, en disant que cela n’est pas conforme aux principes du droit international, y compris le respect de l’intégrité territoriale de la Syrie. Le gouvernement syrien a insisté sur le fait que les opérations des Etats-Unis d’Amérique à l’intérieur de la Syrie sont illégales, puisqu’elles n’ont jamais été invitées dans le pays par Damas.

Traduction: MIRASTNEWS

Source : Sputnik News

La Russie a prévenu le génocide des chrétiens en Syrie

© Sputnik. Vladimir Astapkovich

La participation de la Russie à la lutte contre le terrorisme en Syrie a permis d’y éviter le génocide des chrétiens et il s’agit désormais d’y rétablir les églises, les mosquées et les monuments antiques qui gisent en ruines, a déclaré le chef de l’Église orthodoxe russe Cyrille dans sa traditionnelle interview télévisée de Noël.

Déjà en 2013, lors des célébrations à Moscou du 1025e anniversaire du baptême de la Russie, les chefs des Églises orthodoxes locales avaient exhorté le Président russe Vladimir Poutine à protéger les chrétiens du Proche-Orient, a rappelé le Patriarche de Moscou et de Toutes les Russies Cyrille.

«Et je me réjouis du fait que cela se soit produit. Grâce à la participation de la Russie [à la lutte contre le terrorisme en Syrie, ndlr] le génocide des chrétiens a été évité», a indiqué le chef de l’Église orthodoxe russe dans une interview accordée à la chaîne «Rossiya 1» à la veille de la fête de Noël.

Et d’ajouter qu’il fallait désormais rétablir la paix, la justice et la sécurité en Syrie, ainsi que résoudre une multitude de problèmes économiques dans ce pays.

«Mais nous pensons tout particulièrement à la nécessité de rétablir les églises, les monastères et les monuments, y compris les monuments antiques musulmans. Notre Église participe à l’octroi d’aides humanitaires tous azimuts. Nous espérons pouvoir aider concrètement ceux qui souffrent toujours en Syrie», a poursuivi le Patriarche.

Selon ce dernier, il était déjà devenu évident en 2014 que les conflits sur le territoire de la Syrie étaient provoqués par des forces radicales qui, une fois au pouvoir, commenceraient par liquider la présence chrétienne dans ce pays.

«C’est justement la raison pour laquelle les chrétiens en Syrie soutenaient énergiquement Assad [le Président syrien, ndlr] et son gouvernement qui entretenaient un certain équilibre des forces et, ce qui est très important, par qui les gens se sentaient protégés», a expliqué le chef de l’Église orthodoxe russe.

Et de noter que, dans le même temps, dans l’Irak voisin, 85% des chrétiens avaient été tués ou chassés du territoire du pays.

Source : Sputnik News – France

Téhéran dément la présence de bases militaires iraniennes en Syrie

© AP Photo/ Vahid Salemi

L’information de certains médias sur la présence des bases militaires de l’Iran sur le sol syrien ne correspond pas à la réalité, a souligné le conseiller spécial du président du parlement iranien Hossein Amir Abdollahian.

La présence militaire de l’Iran en Syrie se limite à un rôle consultatif, a indiqué Hossein Amir Abdollahian en réponse aux rapports de certains médias sur le déploiement de bases militaires iraniennes sur le sol syrien.

«Nous n’avons aucune base militaire en Syrie», indique l’agence iranien Fars en citant ses propos.

En même temps, il a souligné que les conseillers militaires iraniens resteraient en Syrie aussi longtemps que le gouvernement syrien aurait besoin de leur présence et retourneraient en Iran quand la situation dans le pays se stabiliserait.

En octobre, le ministre israélien de la Défense Avigdor Liberman avait accusé l’Iran d’essayer de faire de la Syrie un «avant-poste» contre l’État juif avec ses bases aériennes et navales, et des «dizaines de milliers de combattants». Plus tard, le ministre a reconnu qu’il n’y avait pas de présence militaire de l’Iran en Syrie mais a souligné qu’Israël avait pour but d’empêcher cette présence à l’avenir. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a également répété à plusieurs reprises qu’il ne tolèrerait pas la présence des forces iraniennes en Syrie.

Source : Sputnik News – France

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