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Iran: L’Arabie saoudite, les Etats-Unis d’Amérique et Israël créent et attisent les flammes des tensions régionales

Iran: L’Arabie saoudite, les Etats-Unis d’Amérique et Israël attisent les flammes des tensions régionales

Des dignitaires iraniens et étrangers, y compris le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif (4ème R, 1er rang), sont vus sur le lieu de la conférence de sécurité de Téhéran le 8 janvier 2018. (Photo IRNA)

L’Iran affirme que l’Arabie Saoudite, les Etats-Unis d’Amérique et Israël attisent les flammes des crises régionales à travers leurs politiques interventionnistes et leurs actions envahissantes.

Le ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a fait ces remarques lors d’une allocution prononcée lundi à la conférence sur la sécurité à Téhéran. L’événement d’une journée – organisé sous la bannière de «la sécurité régionale en Asie occidentale; Emerging Challenges and Trends »– est le deuxième du genre organisé dans la capitale iranienne. Plus de 200 personnalités politiques et analystes iraniens et internationaux ont assisté à la conférence.

Zarif a qualifié l’invasion militaire du Yémen de «l’un des principaux facteurs de tension dans la région», ajoutant qu’après 33 mois de guerre futile, les envahisseurs auraient dû se rendre compte que la crise du Yémen exigerait solution, et que seule la négociation et le consensus peuvent contribuer à la résolution finale de la situation.

Dirigeant une coalition de ses alliés, l’Arabie saoudite a lancé l’offensive pour restaurer son gouvernement favori au Yémen et écraser le mouvement populaire Houthi Ansarullah qui a défendu la nation contre les envahisseurs. Cependant, il n’a pas atteint l’un ou l’autre de ses objectifs. Au lieu de cela, l’agression militaire a coûté la vie à [au moins] 13 600 Yéménites et ruiné les infrastructures du pays depuis son apparition en mars 2015.

Le haut diplomate iranien a également dénoncé les stratégies interventionnistes américaines comme l’un des défis les plus importants, compliquant davantage les circonstances existantes dans la région.

« Les Etats-Unis d’Amérique ignorent toujours les faits objectifs dans la région et insistent pour poursuivre leurs politiques destructrices et créatrices de tensions à travers leur présence militaire illégitime sur le sol syrien », a-t-il noté.

Le ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, s’adresse à la conférence de Téhéran sur la sécurité le 8 janvier 2018. (Photo: AFP)

Zarif a souligné que l’occupation continue de la Palestine était le problème le plus critique auquel la région était confrontée.

« Toutes les questions sont directement ou indirectement touchées par cette situation et l’oppression qui a été imposée au peuple palestinien au cours des 70 dernières années », a-t-il déclaré, ajoutant que la récente décision de Washington de reconnaître Jérusalem Al-Qods comme capitale était une déclaration ouverte d’hostilité envers les musulmans et une occasion pour l’extrémisme et le terrorisme de se répandre et de prévaloir.

Il a mis en garde contre toute tentative de domination des pays de la région et l’impact déstabilisateur d’une course aux armements en escalade.

Zarif a noté que par rapport au reste du monde, les voisins de l’Iran dans le golfe Persique ont la plus grande proportion de budget militaire [par rapport] à leur produit intérieur brut.

Ailleurs dans son discours, le ministre iranien des Affaires étrangères a souligné que malgré ses pertes en Irak et en Syrie, l’organisation terroriste Daesh Takfiri est toujours active dans certaines parties du monde et a appelé à des efforts pour vaincre les idéologies extrémistes et réduire leurs finances.

Il a qualifié la reconstruction post-Daech de l’Irak et de la Syrie de l’une des principales responsabilités de la communauté internationale, ajoutant que de tels efforts de reconstruction contribueraient à la stabilité politique et à la répression de l’extrémisme.

Le haut diplomate a également rappelé la proposition de l’Iran sur la formation d’un centre de dialogue pour le golfe Persique, ajoutant que de nos jours, des mesures de négociation et de renforcement de la confiance sont plus que jamais nécessaires.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Press TV

Les forces de l’armée syrienne. (Photo d’archives)

Les récentes victoires de l’armée syrienne et du front de la Résistance sur divers axes, cumulées après la défaite de Daech dans l’est syrien, sont devenues une source d’inquiétude extrêmement  pour les protecteurs et sponsors israéliens, occidentaux et arabes de ce groupe terroriste opérant en Syrie. Si bien que le régime de Tel-Aviv a tenu diverses réunions pour contrer « le danger » qui existe désormais sur les frontières israéliennes avec le Liban.

Le cauchemar d’une éventuelle attaque du Hezbollah libanais et de l’armée syrienne est devenu une source d’inquiétude pour Israël. (Photo d’archives)

Selon la chaîne d’information libanaise Al-Mayadeen, le commentateur politique de la chaîne 10 de la télévision israélienne Barak Ravid a révélé que le cabinet israélien avait multiplié ces derniers jours des réunions et la dernière remonte au dimanche 7 janvier.

« Les activités de l’Iran et du Hezbollah libanais en Syrie, la situation qui prévaut au Liban et la disposition de l’armée israélienne pour réagir aux menaces ont été à l’ordre du jour du récent cabinet israélien », a-t-il lancé et de poursuivre : « Ces réunions étaient très importantes et en raison d’une supervision militaire stricte, nous ne sommes pas autorisés à les rendre publics ». Mais il est nécessaire de rappeler les propos tenus par le ministre israélien des Affaires militaires, Avigdor Lieberman. Lorsque ce dernier se rendait en inspection, en octobre dernier, des unités militaires, il s’est exprimé en ces termes : « Il est indispensable de prêter attention à la moindre évolution en provenance du front du Nord, soit en provenance de la Syrie et du Liban car les ennemis se sont mués en une instance militaire unie et il revient à Israël d’être disposé à faire face à ce grand défi. »

Auparavant, a-t-il ajouté, «lorsqu’on parlait du Liban, le front du Nord n’existait pas, alors que dans la conjoncture actuelle, la Syrie et le Liban s’allient et forment un front uni avec un mouvement constant en avant, et ce front est composé du Hezbollah et du gouvernement de Bachar al-Assad et de tous ses partisans. Concernant le Liban, l’armée et le Hezbollah sont devenus indissociables et on ne pourra pas parler de l’un sans évoquer le nom de l’autre et hélas, c’est la triste réalité du moment».

Plus loin dans ses propos le commentateur de la chaîne 10 de la télévision israélienne a affirmé : «La situation du front du Nord n’a pas inquiété seulement Avigdor Liberman, mais elle est devenue une source d’inquiétude pour le Premier ministre, Benjamin Netanyahu ayant établi des contacts téléphoniques avec plusieurs chefs d’État, dont la Première ministre britannique, Theresa May.»

Au cours de ses entretiens téléphoniques, le chef du cabinet israélien a mis en garde contre la situation électrique qui pourrait se produire sur le front du Nord en raison de la présence du Hezbollah en Syrie.

Source: Press TV

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