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Tillerson: les Etats-Unis d’Amérique garderont leurs forces militaires en Syrie

Le secrétaire d’État américain Rex Tillerson (R) lors d’une conférence de presse à la réunion des ministres des Affaires étrangères de Vancouver sur la sécurité et la stabilité dans la péninsule coréenne

Le secrétaire d’Etat des Etats-Unis d’Amérique Rex Tillerson a annoncé que l’armée des USA resterait en Syrie, et a également appelé à une coopération plus étroite avec la Russie pour éviter les conflits dans les « zones de désescalade ».

L’Occident planifie la fin de Bashar al-Assad – 5 pays se donnent rendez-vous à Paris

Des combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) transportent des armes sur la ligne de front à Raqqa. ©Reuters

Les ministres des Affaires étrangères de cinq pays se sont donné rendez-vous mardi prochain à Paris afin d’examiner les principes du règlement de la crise syrienne via les voies politiques.

Selon le quotidien Asharq al-Awsat qui paraît à Londres, les ministres des Affaires étrangères saoudien, jordanien, français, américain et britannique se retrouveront à Paris, capitale française, pour ratifier un document élaboré vendredi dernier à Washington par leurs adjoints.

Dans cette optique, le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, s’entretiendra avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, pour que les négociations de paix inter-syriennes, qui devraient avoir lieu à Vienne à l’initiative de l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie Staffan de Mistura, aboutissent.

Selon un responsable occidental, ce document énonce les principes censés régler la crise syrienne et les amendements censés être apportés à la Constitution lors des prochaines élections législatives et présidentielles qui auront lieu sous la supervision de l’ONU. Le document en question prévoit de soutenir les négociations syro-syriennes en vertu de la résolution 2254 et d’améliorer le fonctionnement des appareils de sécurité conformément aux normes des droits de l’homme. Dans le texte, l’accent a été également mis sur l’unité de l’intégrité territoriale syrienne.

Selon une source bien informée, les négociations entre ces 5 pays se sont focalisées sur trois points :

  1. Un gouvernement de transition, qui a été mentionné dans le communiqué de Genève ;
  2. La supervision des élections syriennes ;
  3. L’avenir du président syrien, Bachar al-Assad.

Selon un responsable occidental de haut rang, il reste deux questions à régler pour que l’an 2018 soit différent des années précédentes : primo, que le gouvernement du président américain, Donald Trump, mette fin à sa politique actuelle sur la Syrie ; secundo, que Washington négocie avec Moscou et renforce sa présence militaire à l’est de l’Euphrate.

L’un des dirigeants des Unités de protection du peuple (YPG) a déclaré que le Pentagone avait créé des bases dans l’est de l’Euphrate afin d’entraîner 30 000 hommes et consacré un budget de 400 millions de dollars à cette fin. L’armée américaine a prétendu que ces troupes serviraient à surveiller les frontières entre la Syrie, l’Irak et la Turquie afin d’empêcher toute résurgence du groupe terroriste Daech. « Les diplomates américains y seront déployés », a-t-il dit.

Toujours selon le responsable susdit, Washington cherche un moyen d’impliquer ses alliés kurdes, positionnés à l’est de l’Euphrate, dans le processus politique.

Larijani : «Washington ne souhaite pas la fin du terrorisme au Moyen-Orient»

Ali Larijani, président du Parlement iranien. ©Mizan

Dans son discours de clôture au terme de la 13e conférence de l’Union interparlementaire des États membres de l’OCI (Organisation de la coopération islamique), ce mercredi, le président du Parlement iranien, Ali Larijani, a vivement dénoncé le « comportement des Américains au Moyen-Orient ».

Ali Larijani a condamné le comportement du président américain Donald Trump envers les nations musulmanes et a qualifié de « racistes » ses récents propos concernant les pays africains. Selon lui, les États-Unis se servent du terrorisme takfiriste comme d’un instrument au service de leur politique régionale.

Il a fait état de la volonté de Téhéran à coopérer avec tous les États musulmans dans le domaine de l’antiterrorisme, en évoquant les aides et les conseils prodigués par l’Iran aux gouvernements syrien et irakien pour lutter contre le terrorisme takfiriste.

Le président du Parlement iranien a déclaré que les parlements des États islamiques devaient coopérer pour renforcer l’unité islamique en arguant que toutes les divergences de vues parmi les musulmans pourraient être résolues par le dialogue.

Il a insisté également sur le rôle que l’Union interparlementaire de l’OCI pourrait jouer dans le développement de la coopération économique et commerciale parmi les pays musulmans.

Source : Press TV

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