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Les Etats-Unis d’Amérique rejettent le mécanisme de l’ONU proposé par Moscou pour enquêter sur les attaques chimiques syriennes basées sur des faits

Réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies. © Shannon Stapleton / Reuters

Les États-Unis d’Amérique ont fermement rejeté une résolution du Conseil de sécurité rédigée par la Russie visant à établir un mécanisme d’enquête objectif pour enquêter sur toutes les allégations d’attaques chimiques en Syrie « fondées sur des données impeccables et irréfutables ».

« Nous voulons dépasser les différences et proposer la création d’un nouvel organisme d’enquête international » chargé d’établir les faits et de rechercher les responsables de l’utilisation des armes chimiques en Syrie « sur la base des données impeccables et irréfutables obtenues dans un cadre transparent et crédible », a déclaré mardi le représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU, Vasily Nebenzia, au Conseil de sécurité.

Le mandat du Mécanisme conjoint d’enquête (JIM) de l’ONU et de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a expiré en novembre, à la suite d’un certain nombre de tentatives ratées du Conseil de sécurité des Nations Unies d’étendre son autorité. Moscou a critiqué à plusieurs reprises le traitement par le JIM de l’enquête sur les attaques chimiques en Syrie, y compris l’incident d’avril à Khan Shaykhun dans la province d’Idlib.

Moscou estime que les enquêtes du JIM étaient pleines de «déficiences systémiques» et de spéculations, manquaient de preuves tangibles, alors que ses conclusions étaient souvent tirées de déclarations faites par des sources douteuses. Le principal point de désaccord est que l’équipe n’a pas respecté le principe fondamental de la chaîne de traçabilité, qui exigeait que l’OIAC obtienne des échantillons biomédicaux et environnementaux sur place.

La réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies a été convoquée par la Russie pour discuter de la situation en Syrie, y compris de nouvelles accusations contre le gouvernement syrien concernant une attaque chimique présumée dans une banlieue de Damas.

L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique à l’ONU, Nikki Haley, a cependant rejeté avec ferveur la proposition russe, reprochant à Moscou d’avoir tenté de protéger Bashar al-Assad contre les crimes présumés que les Etats-Unis d’Amérique continuent à lui reprocher et de ne pas les étayer par des preuves.

« Quand la Russie n’aime pas les faits, ils essaient de distraire la conversation. C’est parce que les faits reviennent encore et encore à la vérité que la Russie veut cacher – que le régime Assad continue d’utiliser des armes chimiques contre son propre peuple », a déclaré Haley au Conseil de sécurité.

« Les Etats-Unis d’Amérique et la communauté internationale ne vont pas se laisser berner. Nous restons résolus à poursuivre la responsabilité de ceux qui utilisent des armes chimiques », a-t-elle déclaré avant de quitter la réunion.

. @Ambassadeur USUN Nikki Haley: #La Russie est complice des atrocités commises par le régime d’Assad … Le régime d’Assad continue d’utiliser des armes chimiques contre son propre peuple. pic.twitter.com/AQngWhxOKD

– Département d’État (@StateDept) 23 janvier 2018

Le rejet immédiat et passionné de l’initiative de Moscou est tout à fait révélateur et prouve que la mise en place d’un mécanisme d’enquête professionnel et indépendant est la dernière chose que Washington aimerait voir, a noté M. Nebenzia.

« Le fait que notre résolution ait été carrément rejetée en dit long. Cela révèle une fois de plus la vérité que nous connaissons déjà tristement. Les États-Unis d’Amérique n’ont pas besoin d’un mécanisme indépendant et professionnel. Non seulement vous révélez la vérité, mais vous montrez vos vraies couleurs devant la communauté internationale. »

Mardi, lors d’une conférence internationale à Paris, le secrétaire d’Etat des USA Rex Tillerson a blâmé le gouvernement syrien pour l’incident chimique présumé dans la Ghouta orientale. Juste avant la réunion de 24 pays du «Partenariat international contre l’impunité pour l’utilisation des armes chimiques», des rapports ont fait état d’une possible attaque au gaz chloré lundi, au cours de laquelle plus de 20 civils auraient été blessés. Les rapports ont été produits par des sources pro-militantes controversées, à savoir les Casques blancs et l’Observatoire syrien pour les droits de l’homme (SOHR) basé au Royaume-Uni, et n’ont pas encore été vérifiés de manière indépendante.

Le manque de preuves n’a pas empêché le haut diplomate des Etats-Unis d’Amérique d’accuser directement la Russie d’autoriser des incidents liés aux armes chimiques en Syrie. « Celui qui a mené les attentats a finalement assumé la responsabilité des victimes dans la Ghouta orientale et d’innombrables autres Syriens ciblés par des armes chimiques depuis que la Russie s’est impliquée en Syrie », a-t-il déclaré.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : RT

Notre commentaire

Les Etats-Unis d’Amérique savent très bien en raison de leur rang que ce sont les terroristes qui ont effectué toutes ses attaques et que les armes chimiques utilisées et la technologie proviennent de puissances complices. Il est d’ailleurs étonnant que les terroristes possèdent désormais des drones utilisés contre les forces russes en Syrie, alors que certains États n’ont pas encore cette technologie et ce matériel à leur disposition. Que doivent faire les membres de l’ONU dans ce cas si d’autres nations ou acteurs possèdent des preuves irréfutables?

MIRASTNEWS

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