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Une unité de BNP Paribas condamnée à une amende de 90 millions de dollars USA pour truquage de monnaie

WASHINGTON, 26 janvier – BNP Paribas USA, filiale de BNP Paribas, a plaidé coupable de participation à un complot de fixation des prix sur le marché des changes et a accepté de payer une amende de 90 millions de dollars USA a déclaré le ministère américain de la Justice vendredi.

BNP Paribas USA a admis avoir conspiré pour supprimer et éliminer la concurrence en fixant les prix en devises d’Europe centrale et orientale, du Moyen-Orient et d’Afrique de septembre 2011 à juillet 2013, en violation de la législation antitrust des Etats-Unis d’Amérique.

« La Division Antitrust s’engage à découvrir et à poursuivre les actes répréhensibles dans tous les secteurs du marché des changes, y compris ce complot affectant plusieurs devises émergentes », a déclaré le procureur général adjoint Makan Delrahim de la division antitrust du département de la Justice.

Dans le cadre de sa condamnation, BNPP USA a accepté de payer une amende pénale de 90 millions de dollars. Le département de la Justice a déclaré que BNP Paribas ne sera pas mis en probation, compte tenu des efforts substantiels de la banque en matière de conformité et de remédiation.

BNPP USA est la sixième grande banque à plaider coupable à la suite de l’enquête en cours du Département de la Justice sur les crimes antitrust et les fraudes sur le marché des changes.

Citigroup, JPMorgan, Barclays, la Royal Bank of Scotland et UBS ont plaidé coupables et ont été condamnés à une amende collective de 2,8 milliards de dollars USA, selon le ministère de la Justice.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : XINUHA NET

Lire aussi:

BNP Paribas paiera une amende de 350 millions de dollars

Le 27 Mai 2017, par Anton Kunin

Le groupe bancaire français est parvenu à un accord avec le Département des Services Financiers de l’État de New York, un accord qui l’engage à régler l’équivalent de 313 millions d’euros pour avoir manipulé les taux de change.

Des traders de BNP Paribas réalisaient une manipulation coordonnée

Les agissements pour lesquels le Département des Services Financiers (DSF) de l’État de New York en voulait à BNP Paribas remontent à la période comprise entre 2007 et 2013. Une dizaine de collaborateurs de BNP Paribas basés à New York, Londres et Tokyo manipulaient alors délibérément les prix des devises et les marges lorsqu’ils réalisaient des opérations de change sur le rand sud-africain, le forint hongrois et la livre turque.

Concernant le rand sud-africain, le DSF précise en particulier qu’un trader de la banque française avait créé un tchat qu’il a nommé « ZAR Domination » (ZAR étant le sigle signifiant le rand sud-africain), tchat qu’il utilisait pour correspondre avec ses collègues pour coordonner leurs activités de manipulation. Le groupe achetait massivement le rand pendant les heures de marché à New York (et donc pendant la nuit en Afrique du Sud) afin de profiter de cette période de faible liquidité et faire monter le cours. Une fois que la bourse de Johannesbourg réouvrait, les traders vendaient le rand, réalisant de beaux profits. Le trader à l’origine de la combine avait d’ailleurs persuadé des confrères dans d’autres banques à faire de même avec d’autres devises.

BNP Paribas affirme contrôler plus étroitement ses traders

Dans un communiqué, BNP Paribas assure avoir renforcé ses mesures de contrôle et de conformité depuis les faits. La banque a notamment augmenté les ressources dédiées à ces fins et a étoffé son équipe de supervision. Une formation du personnel a été mise en œuvre, et un nouveau Code de conduite, appliquable à l’ensemble des collaborateurs, a été adopté. Des mesures disciplinaires ont depuis été pris à l’encontre des collaborateurs fautifs, dont certains ont été licenciés. La banque a par ailleurs accepté de ne pas les réembaucher.

En 2014, BNP Paribas a déjà écopé d’une amende de 8,9 milliards de dollars (79,6 milliards d’euros) aux États-Unis, pour avoir violé les embargos économiques imposés vis-à-vis de certains pays. Et en 2015, d’autres banques (UBS, Bank of America, Citigroup, JP Morgan, RBS et Barclays) ont dû payer une amende de 5,8 milliards de dollars (5,1 milliards d’euros) pour des faits de manipulation des taux de change similaires.

Source : Le Journal de l’Economie

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