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L’Europe est assise sur une montagne de dette secrète

© Yannis Behrakis / Reuters

Les 28 États membres de l’Union européenne (UE) ont une dette totale de 12 500 milliards d’euros, ce qui pourrait être encore plus important, selon les derniers chiffres du bureau de statistique de l’UE, Eurostat.

Les données montrent qu’au troisième trimestre de 2017, le ratio dette/PIB de l’UE est passé de 82,9% à 82,5% par rapport au même trimestre de l’année précédente. Le ratio dette publique/PIB de la Grèce était le plus élevé de la zone euro, avec 177,4%. Il a été suivi par l’Italie (134,1%) et le Portugal (130,8%).

Oops! Les Etats de l’UE sont assis sur une énorme montagne de dette secrète. Les passifs éventuels tels que les garanties du gouvernement, les partenariats public-privé hors bilan ou la dette des sociétés publiques peuvent devenir des obligations réelles du gouvernement si des conditions spécifiques prévalent. https://t.co/9WwnjchlDN via @weltpic.twitter.com/5rADbrNQFt

– Holger Zschaepitz (@Schuldensuehner) 1er février 2018

Les statistiques d’Eurostat reposent sur quatre grandes catégories de dettes, qui sont des garanties émises par l’État relativement aux responsabilités de tiers. Cependant, il existe des passifs éventuels qui ne peuvent être trouvés dans les statistiques officielles. Ces dettes ne sont pas des dettes «dures» mais si même une petite partie de ces garanties devait être remboursée, cela entraînerait d’énormes trous dans les budgets nationaux. Cela signifie qu’il y a une accumulation de risques dont beaucoup ne sont pas conscients.

« Sous certaines conditions, ces passifs éventuels peuvent devenir des passifs réels. De même, les prêts improductifs peuvent entraîner une perte pour l’État si ces prêts ne sont pas remboursés », selon Eurostat.

« Ainsi, ces données représentent un pas supplémentaire vers une plus grande transparence des finances publiques dans l’Union européenne, fournissant une image plus complète des effets possibles sur les finances publiques des États membres. »

Dans tous les États membres de l’UE, les passifs liés aux partenariats public-privé (PPP) hors bilan, qui sont des contrats de construction à long terme dont les actifs ne sont pas comptabilisés dans les comptes publics, étaient inférieurs à 4% du PIB.

Le niveau de responsabilité des sociétés publiques classées en dehors des administrations publiques diffère largement à travers le bloc, indique le rapport.

Statistiques des finances publiques – La Slovénie a le stock le plus élevé de prêts non performants (actifs) des administrations publiques (5,9% du PIB) devant le Portugal (1,5%) et la République tchèque (1,4%) #Eurostathttps://t.co/saBdj0Qh9Opic.twitter.com/FsKQEmlKjm

– EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 29 janvier 2018

Les dettes non enregistrées des projets PPP se distinguent en Slovénie et au Portugal. La Slovénie a le stock le plus élevé de prêts non performants (actifs) des administrations publiques, à 5,9% du PIB.

Le rapport d’Eurostat a également noté que « d’une manière générale, les institutions financières signalent des montants élevés de dettes; Cependant, ils ont également, en même temps, un niveau significatif d’actifs qui ne sont pas capturés dans cette collecte de données. »

Selon un quotidien allemand Die Welt, la plus grande partie de cette dette non comptabilisée concerne le passif des entreprises d’État, comme la compagnie de chemin de fer Deutsche Bahn en Allemagne.

Traduction :Jean de Dieu MOSSINGUE

MIRASTNEWS

Source : RT

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