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Situation dans la Ghouta orientale: le Kremlin réagit

© Sputnik. Anton Denisov

La responsabilité pour la situation dans la Ghouta orientale doit être portée par ceux qui soutiennent les terroristes, tandis que la Russie et l’Iran ne font pas partie de ces États, selon le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

«La responsabilité pour la situation dans la Ghouta orientale incombe à ceux qui soutiennent les terroristes qui y restent. Comme vous le savez, ni la Russie, ni la Syrie, ni l’Iran n’appartiennent à la catégorie de tels États car ce sont eux qui mènent une lutte implacable contre les terroristes sur le terrain en Syrie », a déclaré ce mercredi Dmitri Peskov en guise de réponse à la prétendue responsabilité de Moscou et de Téhéran dans la situation de cette banlieue de Damas.

Il a demandé d’adresser au ministère des Affaires étrangères les questions relatives au soutien du projet de résolution de l’Onu sur une trêve en Syrie proposé par la Suède.

«Pour l’heure, je ne suis pas en mesure de répondre à cette question. Notre service diplomatique et notre mission à New York s’en occupent. Il vaut mieux adresser la question au ministère des Affaires étrangères », a-t-il signalé ajoutant que la situation dans la région laissait à désirer.

La situation dans la Ghouta orientale suscite la vive préoccupation d’Emmanuel Macron qui insiste sur une trêve humanitaire dans l’enclave et va dépêcher son ministre des Affaires étrangères à Moscou et à Téhéran pour évoquer la situation.

«La France demande une trêve dans la Ghouta orientale afin de s’assurer de l’évacuation nécessaire des civils, de la création de tous les accès humanitaires indispensables, dans les meilleurs délais», a-t-il déclaré mercredi devant la presse.

Jean-Yves Le Drian a déploré mardi 21 février la dégradation considérable de la situation en Syrie annonçant son prochain déplacement à Moscou et à Téhéran pour évoquer le problème.

«Il y a une urgence absolue sur ce sujet… C’est la raison pour laquelle, à la demande du Président de la République, je me rendrai dans les jours qui viennent à Moscou et à Téhéran», a déclaré le chef de la diplomatie française à l’Assemblée nationale mardi.Le ministre russe des Affaires étrangères

Sergueï Lavrov a déclaré ce jeudi que la trêve en Syrie ne devait pas concerner les organisations terroristes Daech et Front al-Nosra, ainsi que leurs groupes affiliés, une position qui n’est pas acceptée par l’Occident.

«Nous avons proposé une formule très nette qui stipulerait que la trêve ne concernerait en aucun cas Daech, le Front al-Nosra et d’autres groupes qui coopèrent avec eux et pilonnent régulièrement des quartiers de Damas», a fait savoir le ministre.

Il a ajouté que les militaires russes du Centre pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie avaient proposé aux terroristes de quitter la Ghouta orientale à l’instar de l’évacuation des combattants et de leurs familles depuis Alep-Est.

«Le Front al-Nosra et ceux qui coopèrent avec lui ont formellement rejeté cette proposition et continuent de pilonner la ville depuis leurs positions», a précisé M.Lavrov.

Source : Sputnik News – France

Le ministre syrien de l’Information sur «le mensonge des Casques blancs»

© Sputnik. Mikhaïl Voskresensky

Le ministre syrien de l’Information, Imad Sarah, a déclaré à Sputnik qu’une guerre médiatique à large échelle avait été déclenchée contre la Syrie et que les Casques blancs ne faisaient que jouer la comédie.

Imad Sarah, ministre syrien de l’Information, a affirmé, lors d’une interview à Sputnik, que la cruelle guerre médiatique déclenchée contre la Syrie ne s’arrêterait pas avec la victoire sur les terroristes sur les champs de bataille.

«Nous nous devons de faire face aux forces qui tentent de substituer les notions les unes aux autres et de leur donner une fausse signification. C’est la confusion pour savoir qui peut et qui ne peut pas être qualifié de terroriste, pour comprendre qu’est-ce qu’un terroriste. En réalité, il faut lutter contre l’idéologie wahhabite qui est activement diffusée au sein de notre société. Et de très grosses sommes y sont consacrées», a-t-il indiqué.

Évoquant les tâches des médias syriens, Imad Sarah a déclaré qu’ils avaient à démentir de nombreux «fake» qui altèrent la situation dans le pays et dont les auteurs jonglent avec la terminologie. «Nous sommes attaqués sur tous les fronts, informationnel, idéologique et économique», a-t-il fait remarquer.

En ce qui concerne les Casques blancs, il a expliqué que les membres de cette organisation ne faisaient que jouer la comédie devant les caméras en filmant des scènes choc de sauvetage. Scènes pour lesquelles, ils ont reçu une récompense aux Oscars pour un film retraçant leur histoire. C’est ce qui prouve l’ampleur du complot contre la Syrie et son peuple, a-t-il affirmé.

«Les médias syriens ont tourné un grand nombre de documentaires démasquant le mensonge des Casques blancs sur la situation dans les territoires sous contrôle des terroristes», a poursuivi Imad Sarah.

Lors de la conférence «Guerre de l’information contre la Syrie, 7 ans de tromperie», Imad Sarah a déclaré que la preuve essentielle de cette guerre était l’attaque contre le siège de la Télévision officielle en 2012. Al-Jazeera et d’autres chaînes arabes avaient alors annoncé que le bâtiment avait été investi par le renseignement syrien, mais c’est un mensonge visant à justifier l’agression effrontée contre les médias syriens, a-t-il noté.

Les Casques blancs ont été unanimement présentés par les médias occidentaux comme les «héros de la paix». En septembre dernier, la plateforme américaine Netflix a réalisé un «documentaire» à partir d’images fournies par les Casques blancs eux-mêmes, qui leur a valu un Oscar. Le mois suivant, ils ont été reçus sous les ovations des députés au Palais Bourbon, à l’Élysée, et ont manqué de peu d’être auréolés du prix Nobel de la paix.

Source : Sputnik News – France

Ce que les médias mainstream ne vous diront pas de la Ghouta orientale

© Sputnik. Andrei Stenin

En qualifiant la situation dans la Ghouta orientale de «nouvelle Srebrenica», les médias occidentaux évitent de mentionner que la zone en question est dominée par divers groupes islamistes.

Il y a quatre jours, les forces gouvernementales syriennes ont lancé une opération ayant pour objectif de nettoyer la Ghouta orientale de groupes islamistes, notamment de Jaysh al-Islam, mais aussi du Front al-Nosra, d’Ahrar al-Sham et de Faylaq al-Rahmane.

Alors que les troupes syriennes intensifiaient leurs tirs d’artillerie et les frappes aériennes sur les combattants islamistes, la Russie a exhorté les groupes armés illégaux à abandonner la résistance et à rendre les armes. Pourtant, ces appels sont restés sans réponse.

Sur fond de dégradation de la situation humanitaire dans la région, l’ambassadeur russe auprès des Nations unies Vassili Nebenzia a proposé de convoquer une réunion d’urgence du Conseil de sécurité pour que toutes les parties intéressées puissent présenter leurs initiatives en vue de régler la crise dans la Ghouta orientale.

Les médias occidentaux se sont pour leur part empressés d’accuser le gouvernement syrien de nouveaux crimes contre l’humanité, tout en refusant de prendre en considération les arguments avancés par Damas.

«L’armée syrienne combat les terroristes, et ceux qui pilonnent Damas sont eux aussi des terroristes, mais on préfère l’ignorer. C’est une situation compliquée, il ne s’agit pas d’une rue à sens unique», a souligné M.Nebenzia.

Néanmoins, dans un article consacré à la Ghouta orientale, The New York Times a dénoncé la «barbarie» de l’armée syrienne, citant les déclarations du général Suheil al-Hassan qui avait explicitement promis de donner à ses ennemis «une leçon au combat et dans le feu».

Pour sa part, The Guardian a comparé la situation qui s’est créée dans la Ghouta orientale au massacre commis à Srebrenica en 1995 durant la guerre de Bosnie-Herzégovine. Dans l’interprétation du grand quotidien britannique, les forces syriennes et leurs «soutiens russes» ciblent délibérément les civils dans leurs opérations militaires.

La chaîne qatarie Al-Jazeera a rejoint le chœur, en affirmant que les forces syriennes appuyées par des avions de combat russes avaient attaqué l’enclave, faisant trois centaines de morts. À titre de preuve, la chaîne cite les rapports fournis par les Casques blancs, dont l’objectivité et la véracité ont été à plusieurs reprises remises en doute par le passé.

En fin de compte, c’est le Département d’État américain qui a accusé les forces syriennes d’avoir mené des «frappes indiscriminées» dans la Ghouta orientale et d’avoir ainsi tué au moins une centaine de civils.

La porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert a en outre appelé Moscou à cesser de soutenir le Président syrien Bachar al-Assad alors que la violence redouble sur le terrain. Pourtant, le Kremlin a fermement rejeté les rapports sur le meurtre massif de civils dans la Ghouta orientale.

«Ce sont des accusations infondées, on ignore sur la base de quelles données elles sont avancées (…). Nous ne pouvons pas les accepter», a indiqué le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov.

Source : Sputnik News – France

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