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Les Etats-Unis d’Amérique veulent vaincre par des décisions unilatérales, faille-t-il soutenir leurs politiques de sanctions, de coups bas et guerres globalisées, au Conseil de sécurité des Nations Unies et à l’ONU ?

Les USA frappent la Corée du Nord des sanctions les plus dures de toute l’histoire

© Sputnik. Ilya Pitalev

L’administration américaine a décidé d’étendre considérablement les sanctions contre la Corée du Nord afin de priver ses autorités des moyens de financer son programme nucléaire. Le département du Trésor a alors imposé des sanctions à 27 entreprises, 28 navires et une personne physique.

Les États-Unis ont pris la décision de renforcer leurs sanctions à l’encontre de la Corée du Nord. Au total, elles concernent maintenant 56 entreprises de transport maritime et navires qui permettent à Pyongyang «de contourner les sanctions».

«Aujourd’hui, j’annonce que nous introduisons le plus grand paquet de sanctions contre le régime nord-coréen. Le Trésor prendra bientôt de nouvelles mesures pour continuer à limiter les sources de revenus et de carburant que le régime utilise pour financer son programme nucléaire», est-il dit dans le texte du discours du Président Trump qu’il devraient prononcer devant le Conservative Political Action Conference (CPAC), grand-messe annuelle des conservateurs américains, et dont des extraits ont été diffusés par la Maison-Blanche.

Par la suite, le département du Trésor a annoncé que les sanctions s’appliqueront à 27 entreprises, à 28 navires et à une personne physique. La porte-parole de l’administration américaine a déclaré aux journalistes que ce train de sanctions est «le plus sérieux jamais imposé à la Corée du Nord»:

«Nous soumettons à un régime de sanctions 27 entreprises maritimes et de transport, 28 navires et une personne physique dans différents pays du monde, y compris en Corée du Nord, en Chine, à Singapour, à Taiwan et ailleurs. Ce sont des sanctions très sérieuses, elles concernent à peu près le monde entier.»

Il s’agit de sanctions unilatérales adoptées uniquement par les États-Unis. Le 23 décembre dernier, le Conseil de sécurité de l’Onu avait adopté de nouvelles sanctions à l’égard de Pyongyang en réponse au tir de missile balistique effectué le 29 novembre. Le document adopté limitait l’approvisionnement en pétrole de la Corée du Nord et exigeait que tous les pays accueillant des travailleurs nord-coréens les expulsent. Il s’agissait du neuvième train de sanctions onusiennes particulièrement drastiques contre Pyongyang. Les trois derniers avaient été adoptés sous l’impulsion de Washington après des essais de missiles et un test nucléaire menés par la Corée du Nord.

Source : Sputnik News – France

LIRE AUSSI: La Ghouta, le nouveau «siège d’Alep» des médias occidentaux

Syrie, les chancelleries occidentales jouent-elles aux «pompiers pyromanes»?

© Fotolia/ Zerophoto

Les Occidentaux crient au massacre en Syrie alors même qu’ils semblent redoubler d’efforts pour saboter les efforts de paix, comme le révèle un câble diplomatique britannique publié par L’Humanité-Dimanche. Retour sur un double jeu aux conséquences tragiques avec Richard Labévière.

«Contrebalancer l’activisme russe et redynamiser structurellement [le processus de, ndlr] Genève en recadrant les discussions sur la situation humanitaire, les prisonniers, etc.» Dès son sommaire, le ton est donné. Le document en question, que s’est procuré L’Humanité-Dimanche (HD), est ce fameux télégramme diplomatique (TD) britannique qu’évoquait dans nos colonnes Richard Labévière, depuis la conférence annuelle internationale de Munich sur la Sécurité.

Il faut dire que le document en dit long sur l’état d’esprit des Occidentaux et de leurs alliés régionaux (États-Unis, Royaume-Uni, France, Arabie saoudite et Jordanie), qui se sont réunis à Washington le 11 janvier afin pour discuter de leur vision de la Syrie de demain. L’une des pistes évoquées n’est autre que de «créer les conditions et institutions qui permettraient des élections qu’Assad ne pourrait pas gagner». Des révélations sur lesquelles revient à notre micro le géopolitologue Richard Labévière, par ailleurs signataire de l’article paru dans L’Humanité-Dimanche.

«C’était tout le sens de ce télégramme, qui de toute façon indiquait que les US refusaient leur échec en Syrie et qu’ils continueront leur effort de guerre.»

Il faut dire que le document diplomatique britannique, comme le souligne l’«HD», indique clairement que «Washington rejette l’hypothèse d’un gouvernement de transition, tel que le prévoit la résolution 2254 [du Conseil de sécurité des Nations Unies, ndlr].»

«Quand les Américains avaient annoncé la création de leurs forces frontalières de supplétifs kurdes, c’était évidemment avant Sotchi pour appuyer sur le bouton rouge d’une nouvelle intervention turque, sachant que cette annonce provoquerait une nouvelle intervention turque et empêcherait ainsi les représentants kurdes de se rendre à Sotchi, ce qui avait pourtant été décidé avec l’aval des Turcs.»

Richard Labévière souligne ainsi une énième ambiguïté de la position de Washington vis-à-vis de ses alliés kurdes, en se référant à la création, annoncée le 14 janvier dernier, d’une force de «sécurité frontalière» forte de 30.000 hommes, constitués de Kurdes formés et encadrés par les forces américaines.

Résultat immédiat, Ankara avait vu rouge: une semaine plus tard, le 20 janvier, elle déclenchait l’opération «Rameau d’Olivier» et l’armée turque fondait sur le canton kurde d’Afrine, éliminant 1.873 «terroristes» en un mois, selon ses dires. Par ailleurs, la Turquie, pourtant partie prenante des négociations tripartites d’Astana pour la paix sur la Syrie, menaçait ouvertement Damas si les forces loyalistes prenaient parti pour les Kurdes.

Pour le géopolitologue, l’objectif est clairement d’«ajouter de nouvelles guerres à la guerre», qualifiant carrément les Occidentaux de «pompiers pyromanes.»

«Reprenez bien le calendrier qui est annoncé 10 jours avant la conférence de Sotchi. Pour saboter cette conférence, on ne s’y serait pas pris autrement. Voyez, ces faiseurs de guerre aujourd’hui venir pleurnicher et essayer de pousser une résolution humanitaire, c’est quand même assez paradoxal… cela relève d’un cynisme sans nom!»

Hormis de «revigorer Genève pour que Sotchi devienne hors de propos»- conclusion de cette première réunion… unilatérale- figure également dans le document la suggestion de «créer les conditions et institutions qui permettraient des élections qu’Assad ne pourrait pas gagner». En attendant de réunir les conditions favorables à un «regime change», le câble diplomatique préconise de «continuer à dénoncer l’horrible situation humanitaire, ainsi que la complicité russe dans la campagne de bombardements de cibles civiles» et de «maintenir la pression sur la Russie» afin de la convaincre de «lâcher le régime». Tels sont deux des principaux points de ce TD de 5 pages soulignés par la rédaction de l’ «HD». Le troisième n’est autre qu’une «vraie réaffirmation du leadership des États-Unis dans les coulisses».

Mais le document regorge d’informations sensibles, que les Occidentaux et leurs alliés régionaux auraient sans doute préféré garder sous le tapis. On apprend ainsi que les Saoudiens ont demandé de l’aide à leurs partenaires «afin de maintenir la cohésion» des «différents groupes d’opposition» ou que «la communication de l’opposition a été financée en premier lieu par le Royaume-Uni.»

«Washington ne veut plus d’une Syrie unitaire, mais veut déboucher sur un éclatement de ce pays qu’ils appellent pudiquement « la solution fédérale ».»

Un agenda à l’encontre duquel Richard Labévière ne cache pas son indignation: une «grande farce», s’indigne-t-il, faisant le parallèle avec son pays d’origine:

«Il ne s’agit pas d’instaurer un modèle de la Confédération helvétique, d’un fédéralisme tranquille, mais tout simplement de fragmenter, de morceler ce pays.»

Le géopolitologue évoque ainsi les plans américains de subdiviser la Syrie existante comme suit: «deux émirats sunnites —un d’Alep, un de Damas- un micro-État druze sur le Golan et un réduit alaouite dans les montagnes au-dessus de Tartous et de Lattaquié.»

«On est bel et bien dans la confrontation géopolitique de deux cartographies qui sont absolument incompatibles et imparables. C’est quand même étonnant que ce soit la Russie, avec l’appui de la Chine —qui défende l’article 5 de la charte des Nations Unies sur la souveraineté nationale.»

En somme, «partition du pays, sabotage du processus de Sotchi, cadrage de la Turquie et instructions à l’ONU». Un faisceau d’éléments qui conforte le regard sévère de la rédaction de L’Humanité-Dimanche qui évoque, concernant les desseins des chancelleries occidentales, «un agenda sectaire de plus en plus difficile à dissimuler».

En effet, force est de constater que depuis une semaine, la pression médiatique redouble à l’encontre de la Russie, autour des opérations militaires syriennes pour reprendre la Ghouta orientale, des quartiers dans la banlieue de Damas sous contrôle de la rébellion depuis plus de 5 ans. Ainsi, côté insurgé, 400 civils auraient ainsi été tués en moins d’une semaine dans les bombardements de l’armée loyaliste, d’après des chiffres de l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), basé à Londres.

Si personne ne nie le drame vécu par les populations civiles de la Ghouta orientale, Richard Labévière revient sur un fait passé sous silence dans les médias mainstream: ces populations sont prises en otage par les djihadistes.

«Quand ces corridors ont été mis en place en décembre 2016 à Alep, les civils qui empruntaient ces corridors étaient froidement abattus par les gens de Jabbat Al-Nosra. Là aussi le même scénario d’usage de civils comme bouclier humain se répète dans la Ghouta.»

Sur ce point comme sur d’autres, Richard Labévière, souligne que «personne ne dit que cette opération n’est pas meurtrière», mais il s’interroge sur le traitement médiatique partial de la guerre. Ainsi, pratiquement aucun écho n’est donné à la situation de la population de Damas.

«Les médias occidentaux ne relaient que les 400 civils de la Ghouta, selon l’OSDH, qui est une officine des Frères musulmans à Londres. Cela dit, ils parlent beaucoup moins des centaines d’obus de mortier qui pleuvent [sur Damas]. Il faut être un peu équitable.»

Pour le géopolitologue, on assiste bien à la «réactivation» de «vieilles machineries propagandistes», en l’occurrence celles observées lors de la reprise d’Alep, fin 2016. Il revient notamment sur des éléments de langage récurrents dans les médias occidentaux, mais qui ne devraient tromper personne, bon sens oblige.

«Sur le plan des termes, c’était tellement inversé, puisqu’on libérait Raqqa et Mossoul alors qu’Alep était assiégé par sa propre armée nationale. […] Vous avez même des pseudo-analystes, dans des journaux comme Libération, qui s’étonnent que l’armée gouvernementale syrienne cherche à reconquérir l’ensemble de son territoire national.»

Un nouvel Alep médiatique, un phénomène contre lequel il nous mettait déjà en garde, le 13 février, lors de la visite du vice-président des Casques blancs à l’Assemblée nationale.

#Ghouta.Si depuis 5ans des terroristes installés à quelques km bombardaient #Paris et tuaient régulièrement des civils,que ferions nous??
Rien dans nos médias sur ces civils tués à Damas par les bombardements provenant de ces enclaves terroristes #Syrie https://t.co/DV1hITJZBl

— Thierry MARIANI ن (@ThierryMARIANI) 21 февраля 2018 г.

Maxime Perrotin

Source : Sputnik News – France

Des hélicoptères militaires américains se sont posés sur l’enceinte de la prison de Hassaké dans le nord-est de la Syrie et ont sauvé un nombre de chefs de Daech.

Selon l’agence de presse iranienne Tasnim, des témoins oculaires dans la province de Hassaké ont affirmé que des hélicoptères militaires américains avaient atterri, ces derniers jours, dans l’enceinte de la prison centrale de la région, transportant des dizaines de commandants de Daech vers leur base en Syrie.

Une source locale à Hassaké, qui a requis l’anonymat, a annoncé que quelques hélicoptères de combat de l’armée américaine, après avoir survolé le ciel de Hassaké, avaient atterri dans l’enceinte de la prison, pris à bord un groupe de chefs de Daech et des dizaines de colis d’armes et de munitions pour les transférer vers leur base illégale dans la région d’al-Ramilan au nord-est de Hassaké, à proximité de la frontière du Kurdistan irakien.

À en croire cette source, plus de 100 chefs et hauts commandants de Daech sont actuellement présents dans la prison de Hassaké et les États-Unis envisagent de les transporter vers des régions sûres dans l’objectif de préserver la structure de combat et de commandement de ce groupe terroriste wahhabite.

Un hélicoptère de la coalition internationale dirigée par les États-Unis survole le site des frappes aériennes turques près de la ville kurde de Derik, dans le nord-est de la Syrie, le 25 avril 2017. ©AFP

Fin décembre 2017, l’agence de presse syrienne SANA a rapporté que dans le cadre de leur soutien aux terroristes de Daech, les États-Unis poursuivaient l’évacuation des chefs de Daech dans la province de Deir ez-Zor.

En août dernier, l’armée de l’air américaine a évacué de Deir ez-Zor vers le nord de la Syrie plus de 20 chefs de guerre de Daech et des membres de leur entourage. Dans le cadre de ces opérations, des terroristes de Daech avaient été héliportés par la coalition américaine à al-Boulil, à l’est de Deir ez-Zor et dans un quartier à proximité de l’Euphrate.

Source: Press TV

Et si les sanctions contre Pyongyang ne donnent rien? Trump a déjà préparé la «phase 2»

© Sputnik. Iliya Pitalev

Les États-Unis espèrent que les mesures imposées vendredi par le département du Trésor à Pyongyang influenceront le comportement du dirigeant nord-coréen. Sinon, Washington pourrait passer à la phase 2 qui n’est souhaitée par personne dans le monde, a annoncé Donald Trump.

Si les sanctions ne sont pas efficaces et ne permettent pas de faire évoluer la position du dirigeant nord-coréen, le Président américain a promis de lancer la phase 2, cela peu après que le département du Trésor a introduit de nouvelles sanctions à l’encontre de Pyongyang.

«On va voir. Je ne crois pas que nous jouerons nécessairement cette carte [solution militaire], mais il faut encore qu’on réfléchisse: si les sanctions ne marchent pas, nous devrons alors passer à la phase 2 et elle peut être très dure, ce que personne ne souhaite», a déclaré Donald Trump lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre australien, Malcolm Turnbull.

«Mais tout de même j’espère que les sanctions auront un effet», a ajouté le locataire de la Maison-Blanche.

Dans le cadre des mesures contre le programme nucléaire et balistique nord-coréen, le département américain du Trésor a décrété ce vendredi des sanctions contre 27 sociétés de transport et de navigation, 28 navires et une personne physique. L’administration américaine a précédemment annoncé que ce nouveau train de sanctions était «le plus sérieux jamais imposé à la Corée du Nord». Elle a ajouté que la pression sur Pyongyang irait croissant au fur et à mesure de l’application des sanctions et que l’effet était d’ores et déjà évident.

Source : Sputnik News – France

LIRE AUSSI: Washington cherche-t-il absolument la guerre? – Il n’exclut pas une frappe contre l’armée syrienne et provoque la Corée du Nord

Les soldats de l’armée israélienne surveillent la frontière syrienne depuis leur poste de surveillance. ©Flash 90

Les autorités du régime israélien mettent en garde contre l’éclatement d’une éventuelle guerre entre Israël et l’axe de la Résistance dans l’année en cours, et ce alors qu’elles ne cessent de renforcer leur soutien aux groupes armés en Syrie.

Le journal Arutz Sheva s’est penché dans un article sur les ingérences israéliennes dans la crise syrienne dans le but de « maîtriser l’influence de l’Iran dans la région », soulignant que le régime de Tel-Aviv avait recours, désormais, à un soutien sans merci et explicite aux groupes terroristes en Syrie.

En allusion au rapport du journal israélien Haaretz sur le soutien de l’armée israélienne, consistant à fournir fonds, armements et traitements médicaux, aux terroristes armés dans le sud de la Syrie, y compris dans le Golan, à Quneitra et à Deraa, Arutz Sheva a écrit : « Sept groupes terroristes reçoivent directement des munitions, des armements , de l’argent et d’autres aides d’Israël. »

Elizabeth Tzurkov, chercheuse associée au Forum for Regional Thinking (FORTH), titulaire d’une maîtrise en études sur le Moyen-Orient de l’université de Tel-Aviv, a rapporté la semaine dernière que l’armée israélienne était entrée dans la bataille pour occuper Quneitra ainsi que la région de Deraa le long de la frontière entre la Syrie et la Palestine occupée.

Selon elle, Israël avait également délivré des armes et des munitions au groupe terroriste baptisé Firqat Ahrar Nawa près de Quneitra en Syrie à la fin 2017.

Par ailleurs un commandant de l’armée israélienne n’a pas écarté la possibilité qu’éclate une guerre en 2018 entre Israël et les groupes de résistance, soutenus par l’Iran.

« Nous assisterons probablement à une guerre majeure entre Israël et l’axe iranien cette année », a déclaré le major général Nitzan Alon, commandant des opérations de l’armée israélienne, lors d’un entretien avec Galatz, la radio de l’armée israélienne lundi dernier.

Il a déclaré que la victoire de Bachar al-Assad en Syrie donnerait la possibilité aux groupes de résistance de se préparer à une guerre contre Israël.

La rare interview d’Alon avec la radio de l’armée israélienne Galatz est survenue un jour après que le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, eut émis un avertissement similaire lors de la conférence annuelle sur la sécurité de Munich, en Allemagne.

Les soldats de l’armée israélienne au Golan occupé. © AFP

Un article du quotidien israélien, Haaretz, a révélé qu’Israël avait renforcé ses soutiens aux opposants syriens.

 Source: Press TV

Occidentaux et régimes arabes font tout pour empêcher la libération de la Ghouta orientale

Damas bombardé par les terroristes vendredi 23 Février 2015

Alors que l’armée syrienne tente de libérer la Ghouta orientale des groupes terroristes qui l’occupent, les puissances occidentales et leurs alliés des monarchies du Golfe déploient tous les moyens pour l’en empêcher.

Bataille au CS

Au sein du Conseil de sécurité, les deux protagonistes œuvrent de concert pour faire voter une résolution qui puisse instaurer un cessez-le feu de 30 jours.

La Russie tempère leurs ardeurs et pose ses conditions à la proposition rédigée par le Koweït et la Suède.

Moscou exige entre autre que le pilonnage dont fait l’objet la capitale en provenance de la Ghouta orientale soit condamné, et que toutes les hostilités soient suspendues.  Pour la Russie, la trêve ne devrait surtout pas inclure les deux milices émanant d’Al-Qaïda, Daech et le front al-Nosra et toutes les entités et les individus qui tournent autour d’eux.

Dans l’après-midi (heure locale) de ce vendredi, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov indiquait que Washington refuse l’arrêt des bombardements contre Damas et précisait que le problème essentiel résidait dans la présence du front al-Nosra.

L’ambassadeur russe à l’Onu a violemment critiqué les puissances occidentales qui n’en ont cure de ce qui se passe dans la Ghouta et ne cherchent qu’à réaliser leurs intérêts au lieu d’œuvrer auprès des groupes armés.

Menaces US  

Quatre milices djihadistes takfiristes occupent cette zone, dont Jaïsh al-Islam, une milice wahhabite financée par l’Arabie saoudite, le front al-Nosra, branche d’Al-Qaïda en Syrie rebaptisé front Fatah al-Cham, et son allié de toujours Ahrar al-Cham .

Entretemps, Washington n’exclut pas le recours à la force contre l’armée gouvernementale,  selon son ambassadrice à l’Onu Nikki Haley, laquelle a intervenu jeudi depuis l’Université de Chicago.
«La solution militaire n’est pas exclue dans n’importe quelle situation. Nous ne voulons pas être au centre du conflit syrien, mais nous voulons faire tout ce qui est possible pour protéger la population des armes chimiques», a-t-elle argué.

Massacre sans tués
En même temps, une campagne de désinformation bat son plein, aussi bien dans les médias occidentaux que dans ceux des régimes arabes.

Des mensonges y sont disséminés, sur le soi-disant recours du pouvoir syrien  à des armes chimiques. Dans la chaine de télévision qatarie al-Jazeera, pays qui a joué un rôle fondamental de soutien aux groupes terroristes syriens, les rebelles arguent que Damas a utilisé aussi des armes interdites, à l’instar du napalm et des bombes à fragmentation.

Faisant état de plusieurs centaines de morts, on en voit en revanche très peu dans les images et les reportages de cette chaine qui couvre à longueur de journée les évènements dans cette enclave située à l’est de Damas.

On voit en revanche des blessés, pas si nombreux que cela, mais bien vivants, dont des enfants. Thématique

récurrente dans les diverses campagnes de manipulation menées contre le régime syrien depuis les tous débuts de la crise. Mais on voit beaucoup de destruction.

Al-Jazeera rapporte entre autre que les civils se sont réfugiés dans des abris souterrains.

Damas: 6 tués en 24 heures

Etant l’une des dernières zones toujours contrôlées par les groupes terroristes, la Ghouta constitue le talon d’Achille de la capitale. Ce vendredi encore, il y a eu trois tués et une quarantaine d’habitants de la capitale ont été blessés dans les bombardements qui ont visé se quartiers, en provenance de la Ghouta. Des enfants ont été grièvement blessés et brulés, rapporte le correspondant d’al-Manar.

Dans l’après-midi, il a été question d’une roquette artisanale jouissant d’une grande capacité destructrice qui s’est abattue sur des bâtiments dans le quartier Roukneddine, faisant des martyrs et des blessés.

Trois habitants de la capitale avaient été tués et 28 autres blessés dans le bombardement de jeudi.

Les photos ci-dessous montrent les bombardements contre Damas, ce vendredi après midi 23 février. Source: Damas Now (Facebook)

Sources: Divers, Almanar

La résistance irakienne: Moughniyeh a fondé les bases de la résistance contre l’occupation US en Irak

Le chef adjoint  des forces Hachd alChaabi,  Abou Mahdi alMouhandess a affirmé  que « le commandant en chef de la résistance islamique au Liban, le martyr Imad Moughniyeh et le commandant en chef de la brigade alQods, des Gardiens de la révolution , le général Qassem Soleimani, ont construit la résistance au Liban et en Palestine », soulignant que « Moughnieh a accompagné les combattants de la résistance en Irak depuis le début de leur  jihad », a rapporté  la chaine satellitaire libanaise alMayadeen.

M. Abou Mahdi, a déclaré, au cours de la commémoration annuelle de Imad Moughniyeh, la première qui se tient en Irak,  que « les combattants de la résistance  en Irak ont remporté la victoire grâce à la formation reçue  par le  martyr Imad Moughniyeh  et le général Qassem Soleimani ».

Il a également noté que « le martyr Moughniyeh est toujours  présent avec nous dans nos opérations au sein des Hachd alChaabi  en Irak ».

Et de poursuivre : »le martyr Moughniyeh a contribué dans  la formation des moujahidines durant la période du mouvement chaabani contre Saddam Hussein ,  il est le fondateur et partisan des factions de la résistance irakienne contre l’occupation américaine de l’Irak depuis 2003″.

Il a souligné que « le martyr Moughniyeh  a travaillé avec la résistance en Palestine et avec le président Yasser Arafat , le Fatah, le Hamas et le Jihad islamique ».

À son tour, le secrétaire général de la Ligue des ahl alHaq, Cheikh Qais al-Khazaali, a souligné  « le rôle du martyr Moughniyeh  dans la libération de la terre irakienne ».

Il a indiqué que  » le martyr Moughniyeh  était le doyen de la résistance islamique qui a lutté  contre l’occupation américaine en Irak ».

Il a conclu que  » le travail et la résistance de Moughnieh ont humilié l’occupation israélienne et ce qu’il a fondé mènera à l’éradiction de l’entité israélienne ».

Sources: Médias, Almanar

 

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