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Les pays africains invités à prendre plus de mesures pour la construction d’une zone de libre-échange continentale

Les participants assistent à une réunion du Conseil exécutif de l’Union africaine à Kigali, capitale du Rwanda, le 19 mars 2018. Les représentants de l’ONU et de l’UA ont exhorté les pays africains à prendre davantage de mesures au moment du lancement de la Zone de libre-échange continentale africaine. (Xinhua / Gabriel Dusabe)

KIGALI, 19 mars (XINHUA) – Les représentants de l’ONU et de l’Union africaine (UA) ont appelé lundi les pays africains à prendre davantage de mesures alors que l’Afrique lance la Zone de libre-échange continentale africaine (ALE).

Selon Louise Mushikiwabo, présidente du Conseil exécutif de l’UA et ministre des Affaires étrangères rwandais, à Kigali, capitale du Rwanda, les pays africains doivent se rendre compte de ce qu’ils font de l’ALEFF. Selon elle, chacun des pays africains doit faire sa part.

Les pays africains doivent «travailler à l’établissement des structures administratives, juridiques et logistiques», a déclaré Mushikiwabo lors de la 18ème réunion du Conseil exécutif qui a débuté lundi à Kigali, dans le cadre du Sommet extraordinaire de l’UA sur l’AfCFTA.

Si les pays africains veulent augmenter significativement le commerce intra-africain, ils doivent relever des défis pratiques tels que des réglementations contraignantes, l’accès au financement par le secteur privé, les réseaux d’infrastructures et la simplification des procédures douanières, a-t-elle déclaré.

Selon Mme Song Songwe, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies et Secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, des avancées décisives demeurent dans la progression de l’AfCFTA.

L’Afrique doit élaborer les calendriers nationaux de réduction tarifaire du commerce des marchandises et des services prioritaires, a-t-elle déclaré lors de la réunion.

Les pays africains doivent compléter l’annexe sur les règles d’origine et veiller à ce que l’accord de lancement de l’AFCFA soit ratifié par le biais de leurs processus nationaux respectifs, a indiqué le responsable.

« Nous devons le faire rapidement », a-t-elle dit.

Le Conseil exécutif de l’UA réunit tous les États membres de l’UA, généralement au niveau des ministres des affaires étrangères.

La réunion est prévue pour examiner le projet d’ordre du jour et le projet de programme de travail de la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UA le 21 mars.

Le Conseil exécutif devrait également examiner le projet de décision et de déclaration de l’Assemblée sur l’ALE.

Les dirigeants africains devraient signer un accord qui lancera l’AfCFTA lors du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, selon l’UA.

« Il s’agit d’un pacte historique qui remonte à près de 40 ans et représente une avancée majeure pour l’intégration et l’unité africaines », a déclaré le président de l’UA et le président du Rwanda, Paul Kagamé.

Actuellement, l’Afrique a des communautés économiques régionales telles que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, la Communauté de développement de l’Afrique australe et le Marché commun de l’Afrique orientale et australe.

L’AfCFTA vise à créer un marché continental unique pour les biens et services avec la libre circulation des entreprises et des investissements. Ceci, selon l’UA, ouvrira la voie à l’accélération de la mise en place de l’Union douanière continentale et de l’Union douanière africaine.

L’AfCFTA fera de l’Afrique la plus grande zone de libre-échange créée depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce, selon l’UA. L’AfCFTA pourrait créer un marché africain de plus de 1,2 milliard de personnes avec un PIB de 2 500 milliards de dollars des USA, a déclaré le bloc panafricain.

La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique estime que l’AfCFTA a le potentiel de stimuler le commerce intra-africain de 53 pour cent en éliminant les droits d’importation et les barrières non tarifaires.

La réunion du Conseil examinera et adoptera également un projet de position commune africaine pour l’après-2020 sur le Groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, composé de 79 États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.

La position commune africaine est incluse dans l’ordre du jour du sommet en raison de sa pertinence et du besoin urgent pour la partie africaine d’avoir son outil de négociation, a déclaré Kwesi Quartey, le vice-président de la Commission de l’UA.

Louise Mushikiwabo, présidente du Conseil exécutif de l’UA et ministre des Affaires étrangères rwandaise, s’exprime lors d’une réunion du Conseil exécutif de l’Union africaine à Kigali, capitale du Rwanda, le 19 mars 2018. Les représentants de l’ONU et de l’UA ont exhorté les pays africains à prendre des mesures au moment où l’Afrique lance la Zone de libre-échange continentale africaine (ALEAC). (Xinhua / Gabriel Dusabe)

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Vera Songwe, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies et Secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, s’exprime lors d’une réunion du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) à Kigali, capitale du Rwanda le 19 mars 2018. Lundi, elle a exhorté les pays africains à prendre davantage de mesures pendant que l’Afrique lance la Zone de libre-échange continentale africaine (ALE). (Xinhua/Gabriel Dusabe)

Traduction : Jean de Dieu MOSSINGUE

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Source : XINHUA

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