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Le ministère britannique des Affaires étrangères déclare que la réponse de Moscou aux actions de Londres est regrettable

L’Ambassadeur britannique à Moscou Laurie Bristow
© AP Photo / Pavel Golovkin

Plus tôt vendredi, le ministre russe des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur britannique à Moscou, Laurie Bristow, pour exprimer « une forte protestation contre les provocations sans fondement menées par la Grande-Bretagne ».

LONDRES, 30 mars. Le ministère britannique des Affaires étrangères a exprimé ses regrets concernant la décision de Moscou de réduire le nombre d’agents diplomatiques de la Russie à Londres, afin qu’ils correspondent au nombre de diplomates russes au Royaume-Uni.

« C’est regrettable, mais à la lumière du comportement précédent de la Russie, nous avions prévu une réponse », a déclaré une porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

« Cependant, cela ne change rien aux faits: la tentative d’assassinat de deux personnes sur le sol britannique, pour laquelle il n’y a pas d’autre issue que la condamnation de l’Etat russe, la Russie est en violation flagrante du droit international et de la Convention sur les armes chimiques et les actions menées par des pays du monde entier ont démontré la profondeur des préoccupations internationales », a ajouté la porte-parole.

Plus tôt vendredi, le ministre russe des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur britannique à Moscou, Laurie Bristow, pour protester contre les provocations sans fondement menées par la Grande-Bretagne, qui ont déclenché l’expulsion de diplomates russes de plusieurs pays.

Le ministère a ajouté que Moscou était prête à une coopération substantielle et responsable avec Londres tant au niveau bilatéral qu’au sein des mécanismes juridiques internationaux, afin d’établir les personnes impliquées dans l’empoisonnement de l’ancien colonel russe Sergueï Skripal et de sa fille Yulia [Peine perdue, car la Grande-Bretagne ne voudrait pas que la vérité vraie émerge, elle accuse sans preuve et ça toujours été ainsi (se souvenir de la guerre en Irak avec Tony Blair sur des faux prétextes, hautement mensongers) ; d’où les suspicions qui pèsent sur elle : n’aurait-elle pas organisé elle-même le coup? A y regarder de près à qui profite réellement ce crime crapuleux? Sinon pourquoi elle n’associe pas les autorités russes et autres pays comme la Chine, l’Inde et autres pour établir la véracité des faits. Quelle est la coloration politique des pays qui ont opté pour ces expulsions? MIRASTNEWS].

Le cas Skripal

Le 4 mars, Sergei Skripal, condamné en Russie pour espionnage en faveur de la Grande-Bretagne et échangé contre des officiers de renseignement russes, et sa fille Yulia ont subi les effets d’un agent neurotoxique dans la ville britannique de Salisbury.

Le Premier ministre britannique Theresa May a déclaré que la substance utilisée dans l’attaque avait été un agent neurotoxique de classe Novichok développé en Union soviétique. Londres a expulsé 23 diplomates russes et a annoncé d’autres mesures restrictives contre Moscou.

Moscou a rejeté toutes les accusations du Royaume-Uni, affirmant qu’un programme visant à développer une telle substance n’avait [jamais] existé ni en Union soviétique ni en Russie. En représailles aux mesures prises par le Royaume-Uni, 23 diplomates britanniques ont été expulsés, le consulat général britannique de la ville de Saint-Pétersbourg a été fermé et le British Council a dû fermer ses portes en Russie. Dans le même temps, Moscou a souligné que d’autres mesures pourraient être prises «s’il y avait des actions plus hostiles contre la Russie».

Traduction : MIRASTNEWS

Source : TASS

Skripal : François Asselineau dénonce les expulsions de diplomates russes par l’Occident (INTERVIEW)

© RT France
François Asselineau, président de l’Union populaire républicaine

François Asselineau, président de l’UPR, a estimé sur le plateau de RT France que la décision des pays occidentaux d’expulser des diplomates russes constituait une violation de la convention internationale sur l’interdiction des armes chimiques.

Invité sur le plateau de RT France le 27 mars, le président de l’Union populaire républicaine (UPR), François Asselineau, est revenu sur les expulsions coordonnées de diplomates russes décidées par de nombreux pays occidentaux suite à l’empoisonnement par un neurotoxique de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal sur le sol britannique,

Dénonçant l’absence d’«une visite de médecins assermentés internationaux» pour examiner la victime, François Asselineau a notamment accusé les pays occidentaux de ne pas respecter la convention sur l’interdiction des armes chimiques : «Lorsqu’un Etat est soupçonné d’avoir utilisé des armes chimiques, celui qui le soupçonne doit lui demander des comptes ; cela doit passer par le conseil exécutif [de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques] ; ensuite l’Etat à dix jour pour lui répondre, c’est l’article 9 de la convention.»

On ne prend pas des mesures aussi graves avec la deuxième puissance nucléaire au monde

Le président de parti pro-Frexit s’est également indigné : «Le Royaume-Uni a décidé tout de suite que c’était la Russie [qui était responsable de l’empoisonnement], sans avoir de preuves.» Une accusation qu’il a mise en parallèle avec celle proférée par l’ancien secrétaire d’Etat américain Colin Powell à l’encontre les autorités irakiennes, soupçonnées de détenir des armes de destructions massives en 2003 sur la base d’éléments fallacieux. Des accusations sur lesquelles les Etats-Unis s’étaient basés pour envahir l’Irak, avec le soutien militaire notamment du Royaume-Uni. «On ne prend pas des mesures aussi graves avec la deuxième puissance nucléaire au monde», a ajouté François Asselineau à propos des expulsions de diplomates russes liées à l’actuelle affaire Skripal.

Je trouve honteux le parallèle implicite du ministre britannique entre Vladimir Poutine et Adolph Hitler […] je demande au gouvernement français de dénoncer cette provocation

Enfin, le président de l’UPR a déploré la volonté de certains pays occidentaux (le Royaume-Uni et l’Islande) de boycotter diplomatiquement la Coupe du Monde de football qui aura lieu en Russie l’été prochain. Il a également marqué sa réprobation vis-à-vis de la dernière déclaration outrancière du ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson. Ce dernier avait comparé cet événement sportif… aux Jeux olympiques de Berlin de 1936. «Je trouve honteux le parallèle implicite du ministre britannique entre Vladimir Poutine et Aldoph Hitler […] je demande au gouvernement français de dénoncer cette provocation», a-t-il conclu.

Lire aussi : Affaire Skripal : l’OTAN expulse sept diplomates russes

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Source: RT France

Inspection d’un avion russe au Royaume-Uni: Moscou évoque une nouvelle provocation

© Sputnik.

Le ministère russe des Affaires étrangères a qualifié de nouvelle provocation une inspection à bord d’un avion de la compagnie aérienne russe Aeroflot, dans l’aéroport de Londres-Heathrow.

La diplomatie russe a réagi aux informations concernant une inspection que les autorités britanniques ont organisée sans explication à bord d’un avion russe à l’aéroport de Londres-Heathrow.

«Nous annonçons une nouvelle provocation de la part des autorités britanniques. Des officiers de la police britannique et des douaniers sont montés à bord de l’avion de la compagnie aérienne Aeroflot qui se préparait à embarquer les passagers du vol Londres-Moscou», a indiqué la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

«Les autorités britanniques ont fait savoir la nécessité d’une inspection de l’appareil, elles ont refusé d’en expliquer la raison et le but de l’inspection», a souligné la diplomate.

Les autorités britanniques ont également exigé que l’équipage russe, y compris le capitaine, quitte l’avion.

«Le capitaine de l’avion russe a proposé de faire une inspection, mais seulement en sa présence personnelle, y compris parce qu’il lui est interdit de quitter l’avion conformément aux exigences réglementaires», a-t-elle précisé.

Selon la diplomate, le comportement de la police britannique indique clairement son désir de procéder à une manipulation à bord sans témoin.

«Nous n’excluons pas que les autorités britanniques aient besoin de cette nouvelle provocation pour sauver par n’importe quel moyen leur réputation discréditée dans le cadre de l’affaire Skripal», a déclaré Mme Zakharova dans une interview à la chaîne Rossiya 24.

Détails à suivre.

Source : Sputnik News – France

Skripal: Moscou avance une hypothèse sur le refus de Londres de lui transférer des données

© Sputnik. Ekaterina Chesnokova

Le refus du Royaume-Uni de partager ses données concernant l’empoisonnement de Sergueï Skripal «porte à croire» que le «renseignement britannique» pourrait être impliqué, a estimé la porte-parole de la diplomatie russe.

Moscou n’exclut pas l’implication des services de renseignement britanniques dans l’affaire Skripal, bien qu’à ce stade, il soit «difficile» d’en «parler directement», a affirmé ce samedi Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

«Nous ne disposons toujours pas d’informations concernant cette affaire. Les seules informations que nous avons reçues du Royaume-Uni, c’était hier, elles concernaient l’amélioration de l’état de santé de Ioulia Skripal», a-t-elle indiqué dans une interview à la chaîne Piatyï. 

«De fait, il est difficile de parler directement de l’implication du Royaume-Uni et de responsables dans cette histoire, mais il subsiste des soupçons à cet égard», a poursuivi Mme Zakharova.

Selon la porte-parole, «la dissimulation d’informations, la non divulgation des détails de ce qui s’est passé porte à croire qu’en effet, les services de renseignement britanniques notamment pourraient être impliqués».

18 pays de l’UE ainsi que les États-Unis, le Canada, la Norvège, l’Ukraine, l’Albanie, le Monténégro et la Moldavie ont annoncé leur décision d’expulser des diplomates russes dans le cadre de l’affaire Skripal. Le plus grand nombre de Russes a été expulsé des États-Unis, soit 48 diplomates et 12 employés de la mission russe auprès de l’Onu. Washington a par ailleurs ordonné la fermeture du Consulat général russe à Seattle. Le nombre de diplomates expulsés dans le cadre de l’affaire Skripal avoisine désormais les 151 personnes du côté occidental, et plus de 300 au total des deux côtés.

La Russie a à son tour annoncé depuis jeudi l’expulsion de 60 diplomates des États-Unis ainsi que de 59 diplomates de pays européens, et a dit se réserver le droit de prendre des mesures à l’encontre de quatre autres pays (la Géorgie, la Belgique, la Hongrie et le Monténégro), en rétorsion aux mesures d’expulsion annoncées par nombre de pays occidentaux en lien avec l’affaire Skripa.

Source: Sputnik News – France

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