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La Troisième Guerre mondiale est-elle proche? L’Occident veut contourner le veto de la Russie au Conseil de sécurité de l’ONU

Source: Page officielle de Nations Unies sur Facebook

Les Occidentaux pourraient-ils bientôt acheter des voix parmi les membres de l’Assemblée générale l’ONU pour imposer au monde leurs politiques injustes?

Les pays occidentaux ont décidé de recourir à un mécanisme qui leur permettra de contourner le veto de la Russie au Conseil de sécurité de l’ONU. Cela signifie que les reportages télévisés pourraient bientôt ressembler à des reportages en temps de guerre.

Il s’agit de la résolution de l’ONU qui permettra de soumettre la question de l’enquête de l’attaque chimique alléguée en Syrie à l’Assemblée générale des Nations unies, selon The Guardian. Les ambassadeurs de l’ONU ont déjà discuté de la crise en Syrie en Suède et ont l’intention de continuer à en discuter cette semaine également.

Les experts de l’OIAC séjournent maintenant en Syrie, mais l’organisation n’a pas l’autorité pour établir les responsables de l’attaque présumée en Syrie, a écrit le journal.

Il appartiendra au Conseil de sécurité de l’ONU de nommer les coupables. La Russie a le droit de veto, et Moscou a déjà bloqué plus d’une douzaine de résolutions contre les autorités syriennes. En particulier, la Russie a mis son veto à une résolution des Etats-Unis d’Amérique sur le développement d’un nouveau mécanisme d’enquête sur les attaques chimiques en Syrie.

Par conséquent, les pays de l’ONU veulent utiliser la résolution «Unis pour la paix» du 3 novembre 1950. Si neuf des quinze membres du Conseil de sécurité de l’ONU sont d’accord, cela leur permettra de contourner le veto de la Russie. La résolution suppose qu’une question contestée est soumise à l’Assemblée générale, si le Conseil de sécurité, par exemple, est incapable de maintenir la sécurité et la paix dans le monde. Dans ce cas, l’Assemblée générale des Nations Unies peut faire des recommandations au Conseil de sécurité sur les questions de maintien de la paix.

Pour convenir d’un mécanisme permettant d’établir la responsabilité de l’attaque chimique présumée en Syrie, les deux tiers des voix des membres de l’Assemblée générale des Nations Unies – tous membres de l’ONU – seront nécessaires.

La résolution «Unis pour la paix» a été utilisée à plusieurs reprises depuis son adoption en 1950. En particulier, elle a été utilisée en 2006 sur la question des actions d’Israël à Jérusalem-Est.

Pravda.Ru a demandé un avis d’expert sur le sujet à Mikhail Sinelnikov-Orishak, un analyste politique états-uniens d’Amérique.

«La résolution 377 des Nations Unies de 1950, « Unis pour la paix », que les pays occidentaux veulent utiliser pour exercer un maximum de pression sur la Russie, n’est pas conforme à la Charte des Nations Unies. Selon le paragraphe 3 de l’article 27 de la Charte, les questions autres que les questions de procédure sont réputées acceptées si elles reçoivent des «votes concordants de tous les membres permanents du Conseil».»

«Par conséquent, un vote d’un membre permanent du Conseil de sécurité soumis contre une décision en instance sera considéré comme un vote de veto. La résolution 377, qui stipule que le veto d’un membre permanent du Conseil de sécurité peut être surmontée dans certaines circonstances est connue dans la communauté des experts comme l’un des actes les plus «contradictoires du droit international». Elle a été utilisée à plusieurs reprises dans l’histoire des Nations Unies, mais le plus souvent sans succès.»

« Par exemple, en 1980, l’Assemblée générale des Nations Unies a débloqué une résolution que l’URSS a opposée au Conseil de sécurité pour demander le retrait immédiat des troupes étrangères d’Afghanistan. Rien ne s’est produit. Finalement, quelle est la différence entre une résolution de l’Assemblée générale et une décision du Conseil de sécurité sur le même sujet? Une décision du Conseil de sécurité est contraignante et une résolution est recommandée », a déclaré l’expert à Pravda.Ru.

Plus tôt, les représentants de 114 pays ont soutenu l’idée d’une restriction possible de l’utilisation du droit de veto par les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Cette déclaration a été faite par la ministre des Affaires étrangères du Liechtenstein, Aurelia Frick.

En 2013, la France a présenté une proposition similaire, mais la Russie et les États-Unis d’Amérique n’ont pas soutenu l’initiative. Actuellement, le droit de veto est un privilège pour la Fédération de Russie, le Royaume-Uni, les Etats-Unis d’Amérique, la Chine et la France.

Traduction: MIRASTNEWS

Source: Pravda.Ru

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