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Des témoins battent en brèche les mensonges – OIAC: la Russie présente des témoins affirmant que l’attaque de Douma était une mise en scène

Hassan Diab, jeune Syrien de 11 ans, qui apparaît dans la vidéo de l’attaque chimique présumée de Douma, témoigne lors d’une conférence de presse à La Haye, organisée le 26 avril par la mission russe à l’OIAC/ © Ruptly TV

La vérité transparait en dépit du battage médiatique et des bombardements injustes

A La Haye, lors d’une conférence de presse organisée par la mission russe de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, Moscou a présenté des témoins syriens de l’attaque chimique présumée de Douma, prétexte à des frappes occidentales.

La mission permanente russe auprès de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a convoqué le 26 avril à La Haye, aux Pays-Bas, une conférence de presse afin de présenter le récit de Syriens, témoins de l’attaque chimique présumée de Douma du 7 avril.

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C’est notamment le cas du petit Hassan Diab, 11 ans, qui apparaît dans la vidéo prise après l’attaque présumée et diffusée notamment par le groupe activiste Douma Revolution ou encore par l’organisation controversée des Casques blancs. «Nous étions au sous-sol et nous avons entendu des gens crier qu’il fallait aller à l’hôpital. Nous sommes passés par un tunnel. A l’hôpital, ils ont commencé à m’asperger d’eau», raconte-t-il ce 26 avril.
Après la diffusion des images, Hassan et sa famille avaient confié à la presse, dont RT, que le petit garçon syrien s’était vu ordonner de se rendre à l’hôpital par des hommes affirmant qu’une attaque chimique avait eu lieu.

Hassan Diab, 11 ans, témoigne à l’OIAC, à La Haye, le 26 avril 2018, photo ©Michael Kooren / Reuters

Des inconnus filmaient la scène de chaos. Aucun civil n’a été victime d’une exposition à un produit chimique

Mais Hassan n’était pas le seul témoin direct présenté par la Russie ce 26 avril. Ahmed Kashoi, un responsable des urgences, également présent, raconte : «Il y avait des personnes que l’on ne connaissait pas, et qui filmaient dans le service. Ils filmaient la scène de chaos et ils filmaient les personnes qui étaient arrosées d’eau», se rappelle-t-il. Et de poursuivre : «Cela a duré une heure, nous sommes venus en aide [aux civils] puis nous les avons renvoyés chez eux. Aucun n’a été victime d’une exposition à un agent chimique.»

Un autre témoin travaillant au service de réanimation de l’hôpital de Douma, nommé Halil al-Jaïch, a confirmé que certains patients étaient victimes de difficultés respiratoires. Mais, d’après son témoignage, ces symptômes n’étaient pas dus à l’exposition à un produit chimique, mais à la poussière générée par des frappes aériennes classiques, survenues à Douma au même moment, le 7 avril.

Opération occidentale sous faux drapeau ? La Russie maintient ses accusations

S’exprimant à son tour l’ambassadeur russe auprès de l’OIAC n’a pas mâché ses mots. «Juste après le 7 avril, la grande machine propagandiste du trio occidental est entrée en action», a-t-il dénoncé, évoquant un processus identique à celui qui avait mené à des frappes américaines sur la Syrie après l’attaque chimique supposée de Khan Cheikoun le 4 avril 2017.

Le 13 avril dernier, à la veille de la frappe conjointe des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni, Moscou avait affirmé détenir plusieurs preuves et témoignages infirmant la thèse d’une attaque chimique menée par Damas le 7 avril.

Ce même 13 avril, face aux accusations occidentales contre Damas, le porte-parole du ministre de la Défense russe Igor Konachenkov avait affirmé, lors d’un briefing, avoir des preuves de l’implication du Royaume-Uni, ainsi que de plusieurs pays occidentaux. Le ministère russe a en outre évoqué une «provocation» et une «mise en scène». «On sait que des pressions ont été exercées le 6 avril sur les fameux Casques blancs [financés notamment par Londres] avec pour prétexte une attaque chimique», a déclaré Igor Konachenkov, porte-parole du ministère.

Source: RT France

Hmeimim: pourquoi les USA attaquent la Russie?

Une attaque par drones non identifiés a eu lieu le 24 avril contre la base russe de Hmeimim. (Photo d’illustration)

La défense antiaérienne de la base russe de Hmeimim en Syrie est entrée en action le 24 avril après une attaque effectuée par des cibles aériennes d’origine inconnue. Une attaque avortée qui semble être mise en place par ceux qui cherchent à provoquer une guerre d’envergure au Moyen-Orient.

Début janvier, les défenses antiaériennes russes avaient contrecarré une attaque de drones ciblant à la fois la base militaire de Hmeimim et la base navale de Tartous. Fin décembre, la base de Hmeimim avait été la cible d’une attaque au mortier menée par des rebelles qui ont par la suite été identifiés et éliminés, d’après le ministère russe de la Défense, rapporte la chaîne RT.

Les planificateurs d’un conflit armé important au Moyen-Orient projetteraient-ils donc de tout commencer par un affrontement entre Israël et l’axe de la Résistance.

Ce stratagème, dit plan Bolton, du nom de l’idéologue extrémiste américano-israélien semble également avoir d’autres prolongations qui visent à substituer aux forces US dans le nord-est de la Syrie, une légion « arabe » sous l’égide d’une sorte d’OTAN moyen-orientale pilotée par Riyad.

Le roi Abdallah II de Jordanie lors d’une parade militaire dans le port jordanien d’Aqaba, sur la mer Rouge, le 23 janvier 2016. ©AFP

Ce projet manque singulièrement d’originalité et ne fait que reprendre des approches similaires en Syrie dont le résultat ne fut jamais probant.

Un navire de guerre russe accosté au port de Tratous en Syrie. ©Sputnik.

Des médias occidetaux font part de vols réguliers des avions d’espionnage américains au-dessus des zones en Syrie où se situent les bases militaires russes.

Les avions de reconnaissance américains avaient survolé pendant quelques heures des zones à l’est de la Méditerranée, et qu’ils s’étaient approchés de la base navale de Tartous et de la base aérienne de Hmeimim sur les côtes syriennes.

Le vol d’un avion de reconnaissance électronique EP-3E Aries II de l’armée de l’air américaine, connu pour son vaste rayon d’action, près des frontières de la Syrie, a été enregistré par les systèmes radar. Ce vol a suivi celui d’un drone de reconnaissance américain de type RQ-4B Global Hawk qui avait duré plusieurs heures.

Un RQ-4B Global Hawk américain avait effectué son premier vol de reconnaissance près de la Syrie avant le lancement, dans la nuit du 13 au 14 avril, des frappes du trio franco-américano-britannique. Depuis, ce drone de reconnaissance américain s’approchait régulièrement des frontières syriennes, ajoutent les mêmes sources.

(…)

Ce plan a-t-il une quelconque chance de succès?

Les forces US en Syrie orientale sont encerclées par les forces combinées syriennes et pro-Résistance et ce, en dépit de quelques accrochages d’une extrême intensité qui ont visé autant à desserrer l’étau qu’à dissuader un assaut sur des bases américaines clandestines et temporaires sur la rive est de l’Euphrate.

Les États-Unis ont implanté une vingtaine de bases en Syrie, comme ici, à Manbij, une ville au nord-est d’Alep. ©AFP

Donald Trump et ses conseillers savent parfaitement que cette situation est intenable sur le moyen terme et qu’il ne reste aux Américains qu’une seule option qui est celle de quitter, le plus vite possible, les lieux. Les États-Unis, qui n’ont aucun intérêt en Syrie, ont dépensé, malgré l’apport financier de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et du Qatar, plus de 170 milliards de dollars dans la guerre en Syrie, sans aucun résultat.

Des soldats américains à la base aérienne d’al-Udeid au Qatar en décembre 2013. ©Getty Images

Le 14 avril, Israël a lancé une attaque contre la base aérienne syrienne T4 à Homs. Ce fut la première fois où les Israéliens s’en prenaient directement à des conseillers militaires iraniens.

Troupe iranienne lors d’une parade militaire à Téhéran. ©Reuters

Depuis cette attaque, l’Iran affirme publiquement qu’il y aura des représailles. Damas et le Hezbollah ont également déclaré que l’attaque de la base T4 a déclenché un compte à rebours pour une opération de représailles visant l’entité sioniste et ses dirigeants.

La base aérienne T4 dans le centre de la Syrie après un barrage de missiles attribué à Israël le 9 avril 2018. ©Médias iraniens

Ces mises en garde ne sont pas appréciées par Washington John Bolton et des plans de résurrection d’organisations terroristes comme al-Qaïda ou Daech sont en cours de mise en œuvre. L’attaque au drone d’il y a deux jours contre la base russe de Hmeimim va dans ce sens.

Source: Press TV

Le mensonge continue par divers moyens et astuces: L’Occident tente de donner un aspect nucléaire à la «menace» iranienne en Syrie

Une image satellitaire de Google Earth, prise le 14 septembre 2011, selon laquelle le magazine Der Spiegel prétend qu’un site nucléaire syrien existe à Qousseir.

L’institut pour la science et la sécurité internationale a repris un rapport du quotidien allemand Der Spiegel qui avait prétendu en 2015 que le gouvernement syrien faisait construire un complexe nucléaire souterrain à l’aide des experts iraniens.

Une vaste campagne est en cours depuis des mois pour suggérer que la présence de l’Iran en Syrie constituerait une menace pour la région. Cette campagne, déclenchée et menée par les autorités et les médias occidentaux et israéliens, vise en effet à rendre le terrain propice à une attaque contre les installations militaires et les centres de recherches de la Syrie.

L’aviation israélienne a attaqué, le 9 avril, la base militaire T4, située dans la province de Homs, et prétendu ensuite avoir détruit un système de défense anti-aérienne de l’Iran, l’attaque dont le terrain avait été balisé depuis longtemps par les médias occidentaux et israéliens.

En 2015, le quotidien allemand Der Spiegel a prétendu que le gouvernement syrien faisait construire un complexe nucléaire sous terrain à l’aide des experts iraniens.

Cette allégation a été récemment reprise par l’institut pour la science et la sécurité internationale, une institution américaine dont le siège est à Washington, qui s’appuie sur des images satellitaires pour faire croire que le rapport de Der Spiegel serait basé sur la réalité.

David Albright, fondateur de l’institut pour la science et la sécurité internationale et spécialiste de la prolifération nucléaire, a élaboré ce rapport en appui aux allégations du quotidien allemand et réaffirme que ces installations nucléaires se trouvent dans une région montagnarde près de la ville de Qousseir, dans l’ouest de la Syrie, à deux kilomètres de la frontière libanaise.

Der Spiegel avait rapporté que la construction de ce complexe aurait été prouvée par des documents, des images satellitaires et des services d’espionnage.

« Ces installations ont pour le nom de code Zamzam et elles sont réservées à l’enrichissement d’uranium ou aux activités nucléaires. Le gouvernement syrien a fourni à ces installations 8 000 barres de combustible qu’il avait auparavant réservés au Centre nucléaire d’al-Kibar. Les installations nucléaires d’al-Kibar, dans l’est de la Syrie, ont été détruites en 2007 par une frappe aérienne qui a été attribuée à l’armée israélienne. Cette dernière a refusé de confirmer ou de démentir le fait », indique Der Spiegel.

Le quotidien allemand prétend que des experts atomiques iraniens et nord-coréens sont actuellement impliqués dans le plan Zamzam.

Selon le rapport de l’institut pour la science et la sécurité internationale, les images satellitaires ne fournissent pas d’informations précises sur l’objectif réel du site de Qousseir qui a non seulement la capacité de stocker des substances et des équipements mais qui peut en effet servir d’autres objectifs militaires.

« L’existence d’un réacteur atomique qui se cache entièrement sous le sol n’est pas exclue mais il s’agit après tout d’un défi de génie majeur qui demande une grande aide de la Corée du Nord. Une usine d’enrichissement a certes besoin des aides étrangères, probablement en provenance de l’Iran ou de la Corée du Nord, car la Syrie ne semble pas avoir acheté les équipements nécessaires à l’étranger. En tout cas, il revient à l’Agence internationale de l’énergie atomique de mener des inspections dans ce site douteux afin d’en identifier le vrai objectif », indique le rapport de David Albright.

Des militaires US en Irak. ©Reuters

« Certains pays travaillent pour les intérêts des terroristes », dénonce le président russe, Vladimir Poutine.

Évoquant les récentes frappes militaires tripartites en Syrie, menées par les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne, le président Poutine, a dénoncé le comportement de certains pays qui « en faisant recours au langage de force, assurent les intérêts des terroristes dans la région ».

Poutine qui s’exprimait ce mercredi 25 avril a déploré la politique du Conseil de sécurité onusien qui s’emmure dans le silence vis-à-vis des positions contre-productives de ces pays au service du terrorisme, rapporte l’agence TAAS.

Le chef du Kremlin a tenu ses critiques dans un message émis à l’occasion de la session inaugurale de la réunion internationale de 2018 sur les problèmes de sécurité à Sotchi.

« Certains pays tentent avec acharnement d’ignorer les lois et les obligations internationales et en ont recours au langage de force pour les contourner. Ces pays rejettent l’offre du dialogue, qui est d’ailleurs le seul moyen de régler les conflits internationaux», fustige Poutine.

Vladimir Poutine ©Sputnik

« Cette politique non productive provoque par conséquent des instabilités politique et sociale qui serviront les intérêts des groupes terroristes et extrémistes et qui attiseront finalement le feu des conflits armés et des crises dans la région», a prévenu Poutine.

Des terroristes de Daech. ©Sipa.

Le président russe Vladimir Poutine a lancé une mise en garde à l’adresse de ceux qui misent sur un effondrement de l’ordre syrien et conter les « conséquences graves » d’une telle obsession.  

Poutine a prévu mercredi le 7 mars qu’un effondrement de l’État de la Syrie provoquera « le chaos dans le pays » et qu’un gouvernement faible à Damas créera un vide absolu en Syrie qui durera des dizaines d’années, vide qui sera instantanément comblé par des groupes terroristes. »

S’attardant, à l’occasion d’une interview accordée au présentateur Vladimir Soloviev dans la cadre du documentaire «Ordre mondial 2018», sur les positions russes envers la Syrie, Poutine a déclaré que « Moscou a pris la décision d’aider le gouvernement Assad, dans sa guerre contre le terrorisme, non pas pour bomber le torse et exposer sa force, mais pour empêcher la propagation du terrorisme, car il disposait d’informations alarmantes. »

«L’essentiel, c’est que nous n’avons rien escamoté. Nous avons poursuivi notre chemin et cela a porté ses fruits, positifs pour tout le monde», a indiqué le chef de l’État, cité par Sputnik.

Le Chef du Kremlin a également mis en garde contre l’expansion du terrorisme en Asie centrale aux portes de la Russie.

« D’après les dernières estimations, 2.000 ressortissant russes, 2.500 rebelles armés et 4.500 autres, d’origine centre-asiatique, sont recrutés par Daech et le Front al-Nosra et ont prêté l’allégeance à ces groupes terroristes. Ce qui représente un risque potentiel pour la Russie dans la mesure où il n’existe aucun régime de visa entre la Russie et les pays dont ces terroristes sont originaires. », Précise Poutine.

«Avoir un deuxième Afghanistan dans les environs proches est un plaisir très douteux. Il y aurait pu avoir d’autres conséquences si nous n’avions pas fait ce que nous avions fait». a-t-il prévenu.

Vladimir Poutine. ©Sputnik.

Le chef de l’État russe a souligné que les pays du Proche-Orient mais aussi les acteurs mondiaux comme les États-Unis, la Chine, l’Inde et la Russie poursuivaient en Syrie leurs propres intérêts.

«La première chose qu’il faut faire est de respecter leurs intérêts, chercher à obtenir qu’ils respecte les nôtres. C’est un processus complexe, mais aussi compliqué que soient les relations entre les pays de la région, nous avons réussi à nous réunir autour de la table des négociations avec la Turquie et l’Iran, et nous nous portons garants d’accords qui fonctionnent». a-t-il conclu cité par Sputnik.

La publication de ce rapport montre que les médias et les responsables occidentaux se sont lancés dans une nouvelle phase du projet de l’iranophobie qui prévoit exagérer la menace iranienne en lui donnant un aspect nucléaire et extraordinaire.

Ce nouveau projet aurait très probablement pour but de rendre le terrain propice à une nouvelle attaque imminente contre les forces iraniennes et les installations militaires syriennes.

Source: Press TV

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