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Riyad essoufflée, la guerre coûte chère: Quelque 270 000 travailleurs étrangers expulsés d’Arabie saoudite

Riyad expulse les travailleurs étrangers dont il dépend pour sortir de la crise économique. ©AP

120 milliards de dollars, voici une somme colossale dépensée durant les trois dernières années par l’Arabie saoudite pour son offensive au Yémen. Des dépenses importantes qui se sont soldées par l’expulsion, ces 3 derniers mois, de quelque 270 000 travailleurs étrangers, selon les communiqués officiels du Département central de la Statistique et de l’Information (CDSI) de ce pays.

Le coût exorbitant de l’agression contre le Yémen, qui a plongé l’Arabie saoudite dans une crise économique, a amené les autorités saoudiennes à expulser les travailleurs, a rapporté ce lundi 30 avril le site d’information saoudienne The New khalij.

Selon les chiffres fournis par l’Arabie saoudite, le nombre de travailleurs et fonctionnaires étrangers résidant en Arabie saoudite a diminué à 10 420 000 personnes.

Entre 2013 et 2015, 150 000 travailleurs éthiopiens ont été expulsés par Riyad. ©Xinhua

Le nombre de travailleurs étrangers dans les secteurs public et privé s’élevait en Arabie saoudite à 10 690 000 au troisième trimestre de l’année 2017.

En mars 2015, l’Arabie saoudite a entamé une offensive militaire au Yémen qui a déjà fait plus de 14 000 morts et des dizaines de milliers de blessés et forcé des millions de personnes à quitter leur foyer. Une agression qui a plongé le pays dans une crise économique.

Il faut ajouter que ce pays ainsi que les autres pays arabes riverains du golfe Persique sont très dépendants des travailleurs étrangers.

Simultanément à l’expulsion des travailleurs et fonctionnaires étrangers durant ces 2 dernières années, Riyad prétend que cette décision a été concrétisée dans le but d’augmenter les opportunités d’emploi pour les citoyens saoudiens.

Et ce, alors que vu l’augmentation du taux de chômage à 12,8%, le gouvernement saoudien a réduit le recrutement des travailleurs étrangers aux secteurs de l’assurance, des télécommunications et des transports.

L’Arabie saoudite a décidé d’assigner, à partir du 11 septembre, 12 catégories d’activité et de métiers, généralement dans le secteur des petits commerçants, aux femmes et hommes saoudiens.

Le quotidien Makka de publication saoudienne avait auparavant écrit que Riyad expulserait dans les années suivantes plus de 670 000 autres travailleurs étrangers en raison de la crise économique à laquelle est confronté ce pays. Citant des sources bancaires saoudiennes, ce quotidien a ajouté qu’avec l’entrée en vigueur de la loi imposant de l’impôt sur la migration, le nombre de travailleurs étrangers qui seront contraints de quitter d’ici 2020 le sol saoudien s’élèverait à environ 670 000 personnes.

Et ce, alors que l’impôt sur la migration a rapporté, ces 3 dernières années, 20 milliards de rials saoudiens à Riyad.

Source: Press TV

Le piège de Trump tendu à ses alliés arabes (Raï al-Youm)

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo (G) et son homologue saoudien Adel al-Jubeir se serrent la main à l’aéroport de Riyad, le 29 avril 2018. ©AFP

La tournée du nouveau secrétaire d’État américain Mike Pompeo en Arabie saoudite, en Palestine occupée et en Jordanie, seulement quelques heures après sa nomination par le Congrès, est hautement stratégique : l’Amérique de Donald Trump anticipe les répercussions de sa décision sur l’accord nucléaire iranien qui sera annoncé d’ici le 12 mai prochain.

Le journal Raï al-Youm constate, non sans ironie, que l’ex-directeur de la CIA, le républicain « faucon » Mike Pompeo, adversaire farouche de l’Iran, est venu rendre visite à ses amis du Moyen-Orient qu’il ne sera pas difficile de convaincre pour rallier l’axe anti-Iran. Le régime d’Israël et l’Arabie saoudite sont particulièrement bellicistes, autrement dit enclins à une offensive militaire américaine contre l’Iran.

Lors d’un point de presse conjoint avec son homologue saoudien Adel al-Jubeir, le chef de la diplomatie américaine a reformulé les accusations habituelles contre l’Iran pour justifier une quelconque intervention.

L’Égypte ne figurant pas parmi les destinations de Pompeo, le journal écrit : « Les États-Unis ont compris le refus de l’Égypte de prendre part au projet US en Syrie. La formation d’une Force composée de troupes arabes présage l’apparition d’une région indépendante au nord-est de la Syrie et à Deraa, Soueïda et Quneïtra au sud. Elle vise surtout à protéger les frontières de la Palestine occupée et superviserait le démembrement de la Syrie en plusieurs régions confessionnelles et ethniques. »

En Jordanie, le secrétaire d’État américain aura deux priorités : consulter Amman sur le dossier syrien, et ensuite sur la décision de Trump de transférer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Qods. C’est un piège tendu à la Jordanie pour l’inciter à envoyer ses troupes au nord-est et au sud de la Syrie avant d’entrer en guerre avec les forces syriennes, leurs alliés et la Turquie.

Les autorités jordaniennes, contrairement à leurs homologues saoudiens et qataris, n’ont toujours pas réagi à cet appel, devinant parfaitement bien les risques qu’elles encourent en cas d’une approbation ou d’un refus : une approbation signifie entrer dans une guerre sectaire et s’engager dans des conflits armés avec des groupes formés et dotés d’une puissante idéologie. Quant à une opposition à la volonté des États-Unis, elle veut dire un gel de leur aide financière alors que la Jordanie traverse une grave situation économique.

La crise entre les États du golfe Persique et le Qatar sera en marge des négociations entreprises durant la tournée de Pompeo, rappelle Raï al-Youm, car Washington sait qu’elle n’aura pas d’issue et travaille désormais à la contenir. Et d’ajouter :

« Les chances de succès du plan américain de démembrer la Syrie sont très faibles, mais il pourrait engendrer une effusion de sang, d’autant plus que les forces des pays du golfe Persique ne sont pas habituées à la guerre et que le plan lui-même est en totale contradiction avec les valeurs islamiques et la volonté des nations.

Il ne serait pas surprenant que Pompeo retourne à Washington avec la promesse de coopération des pays arabes contre l’Iran et l’argent extorqué en poche. Mais ce qui serait étrange, est que les pays arabes tombent dans ce nouveau piège sanglant des États-Unis, en faisant fi de leur échec cuisant après sept années de guerre en Syrie et quatre au Yémen. »

Mike Pompeo et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une conférence de presse, le 29 avril 2018 à Tel-Aviv. ©AFP

Le journal s’adresse directement aux pays arabes en les prévenant de l’unilatéralisme du président américain : « Ne tombez pas dans le piège de Trump et n’entrez pas en guerre avec vos pays voisins. Trump est un raciste invétéré, il déteste les Arabes et les musulmans. La seule chose qui le motive, ce sont les intérêts d’Israël dans la région. Alors qu’il souffle sur les braises en Syrie, il se prépare à inaugurer l’ambassade des États-Unis à Qods et à mettre en œuvre le soi-disant accord du siècle. »

Un démembrement de la Syrie est-il possible?

Dans un article diffusé par le quotidien libanais Al-Binaa, Hamidi al-Abdallah s’est penché sur l’impossibilité d’une désintégration de la Syrie

Source: Press TV

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