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Syrie : les illusions perdues de Washington au Sud comme au Nord

Des soldats syriens. ©Al-Manar

Depuis plus de sept ans, tous les projets des Etats-Unis et de leurs alliés occidentaux et arabes pour briser la résistance de la Syrie et de ses alliés ont échoué.

Le but principal du camp américain était de renverser le gouvernement légitime du président syrien Bachar al-Assad. Le démocrate Barack Obama et le républicain Donald Trump étaient unanimes pour dire que le président Assad devait partir et céder le pouvoir à ses opposants. Cependant, malgré tous les complots extérieurs, les forces syriennes et leurs alliés ont réussi à libérer plus de 85 % de leur territoire, ce qui signifie la fin définitive de tous les rêves des États-Unis qui cherchaient surtout à démembrer la Syrie.

Dans ce sens, les États-Unis et leurs alliés ont accordé un vaste soutien financier, politique et militaire tant aux organisations terroristes qu’aux opposants armés syriens, dont les Kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS), en essayant de les encourager à proclamer leur indépendance. Mais ce dessein n’a pas été réalisé.

Le nouveau complot des États-Unis contre l’indépendance et l’intégrité territoriale de la Syrie consiste en un plan relatif à la création de nouvelles « Forces de sécurité frontalière » dans le nord du pays.

La Syrie qualifie d’atteinte à sa souveraineté la constitution d’une nouvelle force frontalière sur son sol. La Maison-Blanche ne confirme pas officiellement la réalisation d’un tel projet, mais il existe de nombreux indices qui témoignent des actions douteuses des Américains dans les régions du Nord.

Après la défaite lourde des organisations terroristes face à l’armée syrienne et ses alliés, les États-Unis se sont concentrés sur le front nord. Le projet de Washington consiste à constituer une nouvelle force armée dans les régions frontalières, force qui serait composée de près de 30 000 hommes. Certains analystes estiment que c’est la dernière carte du jeu trouble des États-Unis en Syrie, compte tenu des échecs successifs de Washington depuis plus de sept ans. Jusqu’à présent, la résistance des forces syriennes a empêché la création des « Forces de sécurité frontalière » dans le nord du pays.

Cet échec a amené les États-Unis à élaborer un autre plan dont l’objectif est de se servir du levier terroriste pour créer un vaste territoire autonome dans le Sud syrien, qui écherrait aux groupes armés opposés à Damas. Cette fois-ci, les États-Unis veulent faire des trois gouvernorats du Sud, c’est-à-dire Deraa, Quneitra et Soueïda, un mini-État terroriste.

Des forces de l’armée syrienne près de la ville de Deraa, en mars 2015. ©AFP

Quelque 40.000 effectifs de l’armée syrienne sont désormais déployés dans le sud de la Syrie, à Deraa où ils attendent l’ordre de leur hiérarchie militaire pour passer à l’offensive. La tension est extrême dans les camps israélo-américains: en tournée en Europe, Netanyahu remue le ciel et la terre pour empêcher que l’offensive syrienne contre le sud qu’infecte al-Nosra, ne soit pas déclenchée. Mais rien n’est moins sûr : les positions des terroristes à al-Tiha, dans le gouvernorat de Deraa ont été lourdement pilonnées le mardi 5 juin, laissant penser qu’une action militaire est imminente.  

Dors et déjà de très lourds affrontements ont éclaté entre armée syrienne et terroristes dans la banlieue de la cité ultra-stratégique de Kafr Nasaj qui se trouve au cœur de ce qui est connu sous le nom de « Triangle de la mort ». Ce triangle est situé à la jonction de trois provinces de Quneitra, de Deraa et de Damas. Ce triangle est pour le moment occupé par les takfiristes soutenus par Israël. Mais rien ne dit que la zone continue à rester entre les mains des takfiristes d’ici les jours à venir.

Des informations sur un accord Russie/Jordanie/USA dans le sud se multiplient, accord qui devrait permettre une restitution pacifique du sud syrien à l’État syrien. Et pourtant les manifestations qui se succèdent dans les rues d’Amman et qui, selon plus d’un analystes, sont liées aux ingérences des tierces parties, risquent d’avoir raison de l’ouverture affichée par Amman à l’endroit de Damas. En ce sens, les sources proches de l’armée syrienne parlent des convois d’armes et de munitions qui arrivent ces jours-ci depuis l’Arabie saoudite dans le sud de la Syrie et qui transitent par le territoire jordanien.

L’une des milices les mieux conservées et les plus proches de Riyad qui opère dans le sud s’appelle « Shebab al Sana ». Les sources locales évoquent des rencontres entre le chef de cette milice et des représentants de Riyad. Et pourtant, le camp terroriste est plus que jamais divisé à l’approche de l’offensive de l’armée syrienne et des défections en direction de la Jordanie se multiplient.

À Quneitra, al-Nosra procède aveuglément au pilonnage des zones résidentielles mais ces attaques sont aussitôt ripostées. Les forces de l’armée syrienne sont pour le moment cantonnées dans les districts d’al-Habariah, Deir Maker, Khan Arnabah et dans les fermes d’al-Amal à Quneitra.

Or, ces trois gouvernorats syriens comptent parmi les zones de désescalade où a été établi le cessez-le-feu entre l’armée et les groupes armés. En dépit de ces mesures, les États-Unis sont en train de former une nouvelle armée composée des terroristes du Front al-Nosra et des éléments de l’armée syrienne libre (ASL) pour attaquer les positions de l’armée syrienne dans ces trois gouvernorats. Les forces syriennes et leurs alliés ont vite deviné le dessein des Américains et ils ont pris des mesures efficaces qui ont empêché jusqu’à présent l’application de ce plan US.

Source: Press TV

La Turquie confirme sa stratégie de prédateur complice – Manbij : Damas condamne la feuille de route turco-américaine

La délégation de l’Alliance pour la paix et la liberté, lors d’une rencontre en 2015 avec les représentants du Parlement syrien. ©SANA/Archives

Le ministère adjoint syrien des Affaires étrangères a réagi aux informations récemment publiées sur une « feuille de route turco-américaine concernant la ville de Manbij ».

« Tout cela représente un cas d’occupation, une violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations unies ; toute présence militaire étrangère en Syrie sans l’autorisation du gouvernement syrien est illégitime », a affirmé le ministre adjoint des Affaires étrangères, Ayman Sussan.

« La souveraineté, l’indépendance, l’intégrité territoriale et l’unité nationale de la Syrie constituent les lignes rouges du pays », a affirmé le ministre adjoint des Affaires étrangères de Syrie.

Le journal syrien El-Watan, qui rapporte les propos du ministre adjoint des Affaires étrangères, ajoute :

« Les acquis obtenus l’un après l’autre par l’armée syrienne dans la lutte contre le terrorisme takfiriste marquent une victoire pour l’humanité tout entière ; parce que le terrorisme n’a pas de frontière ni de religion. La preuve en est que l’Europe a largement subi l’effet boomerang du terrorisme takfiriste. »

Le ministre adjoint syrien des Affaires étrangères, Ayman Sussan, a prononcé ces paroles, mardi, lors d’une rencontre à Damas avec une délégation politique et parlementaire européenne, dirigée par Roberto Fiore, président de l’Alliance pour la paix et la liberté.

Ayman Sussan a également fait allusion lors de cette rencontre aux prises de position dont on est témoin aujourd’hui en Europe contre les politiques américaines, surtout après le retrait unilatéral des États-Unis du Plan global d’action conjoint (PGAC, accord sur le nucléaire iranien).

À ce sujet, le haut diplomate syrien a appelé l’Union européenne de cesser de suivre aveuglément la politique américaine, pour opter pour une politique indépendante qui assure les intérêts de l’Europe et qui contribue à l’équilibre de l’ordre mondial.

Les membres de la délégation européenne à Damas ont eux aussi rejeté le suivisme aveugle de l’approche syrienne de la Maison-Blanche par l’Europe, réitérant leur appui au gouvernement syrien dans la lutte contre le terrorisme.

Ils ont aussi promis de refléter la réalité sur les évolutions en Syrie pour contrecarrer la campagne de diabolisation des médias dominants.

Pour rappel, les Unités de protection du peuple (YPG) ont annoncé mardi avoir retiré leurs conseillers militaires de Manbij, ville syrienne du gouvernorat d’Alep, chef-lieu du district homonyme, située à environ 30 km à l’ouest de l’Euphrate.

Le lundi 4 juin, le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Çavusoglu, avait affirmé que son pays avait réalisé un progrès considérable dans les concertations avec la partie américaine au sujet de la situation des paramilitaires kurdes à Manbij.

Çavusoglu faisait référence à une feuille de route pour Manbij, dont il se disait d’ailleurs très fier ! Il a même ajouté que si la feuille de route sur laquelle s’étaient entendus la Turquie et les États-Unis au sujet de Manbij était mise à exécution, cette mesure aurait indubitablement un impact sur d’autres zones contrôlées par les Kurdes.

Lire aussi : Les USA parviennent à un accord avec la Turquie sur le dos des Kurdes

Source: Press TV

Des véhicules de la coalition internationale patrouillent dans une ville de la province syrienne de Hassaké, le 5 juin 2018. ©AFP

« La coalition internationale anti-Daech n’a fixé aucune échéance pour sa présence en Syrie, malgré ce qu’a déclaré Donald Trump concernant le retrait des forces américaines », a-t-on appris du porte-parole de la coalition.

Le colonel Thomas Veale a exclu, ce mercredi 6 juin, de fixer une échéance pour la présence des forces de la Coalition internationale en Syrie. « Il est impossible de préciser un délai. La coalition agit conformément aux besoins et aux conditions du moment donné », a réaffirmé Thomas Veale.

Il a souligné que la coalition internationale avait effectué plusieurs raids aériens en Syrie pendant les derniers mois. « 304 attaques aériennes ont été effectuées durant le mois de mai, un chiffre multiplié par trois par rapport aux raids aériens qui ont eu lieu au mois de mars », a-t-il réaffirmé.

Le colonel Thomas Veale a prétendu que la coalition internationale n’entendait pas prendre pour cible les forces gouvernementales syriennes.

Il a dénoncé un récent rapport de l’ONG Amnesty International qui faisait part des dégâts matériels causés par les raids aériens de la coalition contre la ville syrienne de Raqqa.

Thomas Veale a prétendu que la coalition ferait tout son possible pour épargner la population civile.

Le porte-parole de la coalition a démenti les nouvelles faisant état de l’implantation d’une nouvelle base militaire dans les monts de Sinjar en Irak, reconnaissant toutefois qu’« un convoi militaire de la coalition est arrivé dans cette région ».

Source: Press TV

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