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Les Etats-Unis d’Amérique disent aux rebelles de ne pas compter sur leur aide alors que l’armée syrienne avance dans le sud-ouest du pays

Des combattants de l’armée syrienne libre soutenus par la Turquie montent à dos de camion à Afrin, en Syrie, le 19 mars 2018. © Khalil Ashawi / Reuters

Quels prétextes faut-il à nouveau inventer pour intervenir dans le conflit ?

L’armée états-unienne d’Amérique aurait averti les rebelles qu’elle soutient en Syrie qu’elle ne les aiderait pas à contrecarrer une offensive à grande échelle de l’armée syrienne, qui gagne rapidement du terrain dans le sud-ouest du pays.

Dans une lettre adressée aux commandants de l’Armée syrienne libre (ASL), un groupe parapluie de rebelles armés, Washington a écrit qu’ils ne devraient pas fonder leurs décisions sur «l’hypothèse ou l’attente d’une intervention militaire de notre part».

Le message, rapporté par Reuters dimanche, appelle le groupe à décider par lui-même de sa réponse aux forces syriennes qui progressent rapidement et qui poursuivent leur assaut pour récupérer les étendues de terre le long de la frontière avec la Jordanie et les hauteurs du Golan occupées par les Israéliens.

« Nous, au gouvernement des Etats-Unis d’Amérique, comprenons les conditions difficiles auxquelles vous êtes confrontés et conseillons toujours aux Russes et au régime syrien de ne pas entreprendre une mesure militaire qui viole la zone », indique le message.

On craint de plus en plus que la nouvelle poussée de l’armée syrienne entraîne les troupes états-uniennes d’Amérique, en particulier celles déployées dans la base militaire d’Al-Tanf le long de la frontière jordanienne, à l’affrontement avec les forces syriennes.

Des tensions ont éclaté au milieu des reportages des médias d’Etat syriens sur le pic des attaques de la coalition menée par les Etats-Unis d’Amérique contre leurs militaires. Au moins huit personnes ont été tuées jeudi dans la frappe présumée de la coalition à Deir ez-Zor, le même jour où l’armée états-unienne d’Amérique a affirmé que sa base d’Al-Tanf avait été la cible de forces hostiles inconnues.

Le message vient après que Washington ait accusé Damas de « violer sans ambiguïté » le cessez-le-feu convenu entre la Russie, les Etats-Unis d’Amérique et la Jordanie en juillet dernier.

L’accord a ouvert la voie à la création d’une zone de désescalade dans le sud-ouest de la Syrie, où les rebelles et les forces gouvernementales syriennes se voient interdire de se combattre. La trêve visait finalement à séparer l’opposition «modérée» des terroristes, les groupes terroristes étant exclus de l’accord.

 « Les violations du cessez-le-feu par le régime syrien dans le sud-ouest de la Syrie doivent cesser », a déclaré l’ambassadeur Nikki Haley lors d’une réunion des Nations unies vendredi. Jeudi, la porte-parole du département d’Etat, Heather Nauert, a mis en garde le gouvernement syrien contre de « graves répercussions », sans donner de précisions.

Quelque 2.000 soldats états-uniens d’Amérique ont été stationnés en Syrie, certains d’entre eux sont intégrés aux forces démocratiques syriennes (FDS) et les autres sont à Al-Tanf. Alors que le président des Etats-Unis d’Amérique Donald Trump a lancé l’idée d’un retrait plus tôt cette année, le Pentagone dit maintenant que ses troupes doivent rester en Syrie aussi longtemps que nécessaire, ce qui signifie que cela peut être indéfiniment.

Alors que Washington ne semble pas désireux de s’engager dans une confrontation directe avec les troupes syriennes maintenant, les États-Unis d’Amérique ont une longue histoire d’utilisation des rebelles syriens comme mandataires, leur fournissant des armes qui tombent parfois entre de mauvaises mains.

Une étude menée par le groupe Conflict Armament Research en décembre a révélé que les armes envoyées par les Etats-Unis d’Amérique à des groupes rebelles « contrôlés » ont considérablement augmenté la quantité et la qualité des armes à la disposition des forces (de l’Etat islamique). « Il est difficile de déterminer si des groupes terroristes, tels que Daech ou l’ancien Front Al-Nusra, ont saisi les armes des forces soutenues par les Etats-Unis d’Amérique, ou si les rebelles soi-disant « modérés » se sont mêlés à eux, et ont livré les fournitures mortelles, la tendance a été une source de préoccupation majeure pour Moscou.

La coopération entre les forces des Etats-Unis d’Amérique et les militants s’étend au-delà de cela, et comprend des attaques par fausse bannière et des provocations avec des armes chimiques, selon le ministère russe de la Défense, citant des renseignements.

Dans un de ses derniers avertissements, l’armée a déclaré que les forces spéciales des Etats-Unis d’Amérique aidaient les militants de l’ASL à mettre en place un incident chimique, qui peut servir de prétexte à une nouvelle campagne de bombardement.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : RT

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