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Les organisations internationales actuelles servent des intérêts précis – Donner à l’OIAC le pouvoir de «blâmer» la Syrie ne sert que l’agenda du changement de régime occidental

© Mohamad Zeen / AFP

Theresa May à la recherche de stratagèmes gagnants

Dans un mouvement mené par le Royaume-Uni, l’organisme de surveillance des armes chimiques de l’ONU a été chargé d’identifier les auteurs des futures attaques chimiques, une décision désastreuse qui est presque certaine d’inciter à plus de chaos en Syrie.

Jusqu’à présent, la tâche principale de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) était de déterminer si des armes chimiques, et de quel type, avaient été utilisées lors de tels attentats. Son mandat n’incluait pas travailler comme Sherlock Holmes, pointant le doigt de la faute sur un acteur ou une agence de l’Etat.

Maintenant, c’est sur le point de changer. [Tous les Etats non subordonnés sont en danger. MIRASTNEWS]

Comme le Times de Londres a joyeusement indiqué que « la Grande-Bretagne a remporté la victoire sur la Russie » après qu’un bloc occidental ait voté pour « donner à l’OIAC des pouvoirs accrus pour identifier ceux derrière les attaques en Syrie ». Selon l’article, cela entravera les efforts russes visant à «protéger le gouvernement syrien contre la censure pour l’utilisation d’armes chimiques». C’est un journalisme manifestement irresponsable qui échoue à deux égards.

Premièrement, il ne reconnaît pas d’autres coupables possibilités pour orchestrer des attaques chimiques en dehors du moins probable, à savoir le gouvernement syrien. Deuxièmement, la Russie n’a jamais tenté de «protéger» quiconque au sujet des allégations d’utilisation d’armes chimiques. Au contraire, il a toujours appelé à la légitimité et à la transparence lorsqu’il enquêtait sur de tels incidents.

Avec une fréquence alarmante, il est possible de discerner les arrière-pensées des décideurs politiques atlantistes sans avoir à «lire entre les lignes» des grands médias occidentaux. C’est toujours là dans votre visage. Après tout, comment pouvons-nous honnêtement parler de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie sans jamais mentionner que les rebelles syriens pourraient être coupables de recourir à de telles tactiques sales? [Eh oui c’est comme cela qu’ils ont envoyé plusieurs personnes à l’abattoir aux USA sans se prémunir du moindre recul, alors qu’ils étaient totalement innocents. MIRASTNEWS]. C’est une considération que l’OIAC devrait aborder dans le cadre de ses efforts d’enquête, mais ces espoirs ne semblent pas particulièrement bons en ce moment. [Car les membres semblent avoir été corrompus par des puissances privilégiées. MIRASTNEWS]

Une grande partie de la préoccupation de la Russie au sujet de l’OIAC nouvellement dotée est basée sur le comportement passé du chien de garde chimique de l’ONU. En fait, l’année dernière, la Russie a dénoncé un rapport de l’OIAC sur l’incident chimique du 4 avril dans la ville syrienne de Khan Sheikhoun, parce que sa proposition raisonnable que les enquêteurs de l’OIAC visitent les sites de l’attaque chimique présumée «était bloquée sans aucune explication.»

« Londres, Paris et l’OIAC n’ont donné aucune réponse à nos questions sur l’endroit où ils ont prélevé ces échantillons, qui les a pris ou quand ils ont été livrés », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

« Je pense que nous sommes très proches de cette organisation [l’OIAC] étant discréditée », a-t-il ajouté.

C’est un signe inquiétant que l’OIAC suivra docilement la ligne occidentale bien connue sur la Syrie. Si cette organisation est entraînée dans l’attraction politique gravitationnelle des Etats-Unis d’Amérique, de la Grande-Bretagne et de la France, alors de qui peut-on s’attendre à ce qu’elle « nomme et fait la honte » après le prochain outrage? Si vous avez deviné les «rebelles syriens soutenus par le terrorisme», vous n’avez clairement pas suivi la crise syrienne. En effet, sans la courtoisie d’une enquête formelle, les puissances occidentales n’hésitent jamais à blâmer le «régime Assad» chaque fois qu’une attaque chimique est censée avoir eu lieu. Les accusations irréfléchies et sans fondement sont ensuite rapidement suivies par une sorte de frappe militaire contre les forces gouvernementales syriennes.

Cette simple leçon pavlovienne n’a pas été perdue pour les rebelles. A la lumière de cette justice sélective, seul un idiot ou un charlatan douterait que les rebelles aient le plus grand intérêt à ce que ces attaques meurtrières se produisent. En d’autres termes, en raison de son refus de soupçonner d’autres coupables des attentats, c’est l’Occident – et non la Syrie et la Russie – qui fomente la violence dans la république arabe. [Ce ne sont pas Jean de Dieu MOSSINGUE ou MIRASTNEWS qui le disent, vous remarquerez.]

La situation à laquelle se trouve confrontée la Syrie ressemble à celle de tout accusé qui risque de ne pas bénéficier d’un procès équitable en raison de la situation géographique du tribunal et de l’impartialité du jury. Considérant que le chien de garde est basé à La Haye [au Pays-Bas s’il vous plait. MIRASTNEWS], ses membres pourraient être plus sensibles aux pressions politiques exercées par Londres, Bruxelles, Washington et Paris en vue d’identifier les futurs auteurs. En effet, à en juger par le degré choquant d’impartialité dans l’article du Times ci-dessus, le coupable a déjà été établi, sinon pourquoi Londres aurait-il célébré une «victoire sur la Russie» ? Une « victoire » sur quoi exactement? Le système judiciaire [pipé MIRASTNEWS] ?

La préoccupation de la Russie quant à la décision d’attribuer à l’OIAC ce qui revient essentiellement aux pouvoirs de la police ne se limite pas à la Syrie. Considérons le récent cirque de l’affaire Skripal, par exemple, qui a impliqué l’empoisonnement de Sergey Skripal, un ancien agent double que la Russie a remis à la Grande-Bretagne dans le cadre d’un échange d’espions en 2010, et sa fille Yulia.

Le 4 mars, la paire a été retrouvée inconsciente sur un banc de parc à Salisbury, en Angleterre. Selon les enquêteurs britanniques, les deux ont été empoisonnés par un agent neurotoxique «Novichok». Quelques jours plus tard, et sans aucune enquête officielle, le Premier ministre britannique Theresa May a déclaré qu’il était « hautement probable » que la Russie soit responsable de la prétendue tentative d’assassinat. [Évidemment c’est une magicienne au service de Satan, car seule ce genre de créature devine dans ce genre de situation. MIRASTNEWS]. Il semble que, compte tenu de la gravité des accusations, May aurait dû attendre un peu plus longtemps pour obtenir des preuves concluantes avant de rejeter la faute sur la Russie. [Heureusement qu’elle ait agi ainsi pour montrer à tous comment ce système fonctionne réellement. Cela a évité de mettre des pressions inutiles sur les officiers de police qui ont été ainsi sauvés par cela, au moins cette fois-là. MIRASTNEWS].

RT

@RT_com

‘The dancing bear of British hypocrisy over Russia’ (Op-Ed by @JohnWight1) https://on.rt.com/94sz 

The dancing bear of British hypocrisy over Russia — RT Op-ed

It is time to confront the fact that the British political class is the most toxic and mendacious of any in the West, up to and including the US, John Wight writes.

rt.com

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, citant les résultats de l’enquête menée par le laboratoire d’Etat Spiez (contrôlé par l’Office fédéral suisse de la protection civile et par extension le ministre de la défense du pays) qui a analysé des échantillons remis par Londres, remis par-dessus à l’OIAC, a déclaré que la substance utilisée sur les Skripals était un agent appelé BZ. Cette toxine n’a jamais été produite en Russie, mais était en service aux États-Unis d’Amérique, au Royaume-Uni et dans d’autres pays de l’OTAN.

Moscou n’a jamais reçu d’explication satisfaisante quant aux raisons pour lesquelles tous les détails du laboratoire d’État n’étaient pas inclus dans le rapport final de l’OIAC.

Seymour Hersh, journaliste lauréat du Prix Pulitzer, a remis en question la position du gouvernement britannique sur l’empoisonnement des Skripals, notant qu’il y a une « aversion instinctive » de la Russie au Royaume-Uni.

« Il y a toujours des préjugés, ce pays est criblé de préjugés, il y a une grande aversion pour la Russie, une aversion instinctive », a-t-il déclaré dans un entretien avec The Media Show de la BBC Radio 4.

Malheureusement, c’est dans ce genre d’atmosphère toxique et anti-russe que l’OIAC sera obligée de mener son travail d’enquête [soi-disant. MIRASTNEWS] «impartiale et indépendante». Cela augure dangereusement pour toute enquête sur une attaque chimique future en Syrie. Contre toute attente, le chien de garde des armes chimiques doit rester un observateur neutre et ne pas accuser selon les tendances passées, ce qui ne ferait que donner à l’Occident l’excuse dont il a désespérément besoin pour initier un autre changement de régime, cette fois en Syrie. [L’OIAC le sait, mais elle a choisi son camp. MIRASTNEWS]

 Robert Bridge Robert Bridge

Robert Bridge est un écrivain et journaliste états-unien d’Amérique. Ancien rédacteur en chef de The Moscow News, il est l’auteur du livre «Midnight in the American Empire» paru en 2013.

Les déclarations, idées et opinions exprimées dans cette colonne sont uniquement celles de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celles de RT.

Traduction, complément des Titres et commentaires : MIRASTNEWS

Source : RT

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