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Les frappes aériennes des Etats-Unis d’Amérique tuent 30 civils dans le Bukamal de la Syrie: SANA

La photo prise le 17 juillet 2017 montre de la fumée qui sort à la suite d’une frappe aérienne dirigée par les États-Unis d’Amérique sur la ligne de front ouest de la ville de Raqqah, au nord de la Syrie. (Photo par l’AFP)

Au moins 30 civils ont perdu la vie lorsque la coalition menée par les Etats-Unis d’Amérique contre des terroristes de Daech a mené vendredi des frappes aériennes dans la province orientale de Deir ez-Zor (Dayr al-Zawr), en Syrie.

Des sources locales ont déclaré que les frappes aériennes ont frappé une zone résidentielle à la périphérie de la ville d’al-Bukamal, qui se trouve sur l’Euphrate près de la frontière avec l’Irak.

Beaucoup d’autres, y compris des femmes et des enfants, ont été blessés dans les frappes aériennes du jour au lendemain, avec des sources médicales indiquant que le nombre de morts pourrait augmenter en raison de l’état critique de certains des blessés.

Les États-Unis d’Amérique mènent des frappes aériennes en Syrie depuis septembre 2014 sans aucune autorisation de Damas ni mandat de l’ONU. Ils ont été accusés à plusieurs reprises de cibler et de tuer des civils. Ils ont également été largement incapables de remplir leur objectif déclaré de détruire Daech.

Le 14 décembre 2017, le ministère syrien des Affaires étrangères et des Expatriés a déclaré que la coalition dirigée par les Etats-Unis d’Amérique visait en fait des installations civiles et fournissait des couvertures aux terroristes de Daesh.

Les dernières frappes aériennes des USA surviennent un jour après que l’armée syrienne est entrée dans la partie militante de Daraa, dans le sud du pays, et a hissé le drapeau national près du bureau de poste de la ville.

La dernière poussée dans la ville s’est produite après que les militants aient accepté de déposer leurs armes grâce à un accord facilité par une délégation militaire russe.

Plus tôt jeudi, des militants et des témoins ont déclaré qu’une délégation militaire russe était entrée dans la zone contrôlée par les terroristes de Daraa et avait entamé des négociations sur le transfert de la région au gouvernement syrien.

Deux véhicules blindés accompagnés de hauts officiers russes sont entrés dans la zone d’al-Shayah et ont entamé des pourparlers avec les commandants de la soi-disant Armée syrienne libre (ASL) pour mettre en œuvre les termes de l’accord de cession.

Depuis le 19 juin, l’armée syrienne mène l’opération à Deraa, à la frontière de la Jordanie et du côté occupé par Israël des hauteurs du Golan en Syrie.

Le retour de Dara’a au contrôle du gouvernement syrien réduirait la collaboration tant signalée entre les militants anti-Damas et Israël qui a renforcé sa présence militaire sur les hauteurs du Golan ces derniers jours.

La ville de Deraa a été le berceau de la sédition qui a commencé en mars 2011 avant de se transformer en un militantisme soutenu par l’étranger qui se poursuit encore aujourd’hui.

La Russie met en garde les militants ‘Idlib sera le prochain’

Par ailleurs, l’agence de presse Smart Syria, liée à l’opposition, a cité un porte-parole de l’ASL affirmant que des responsables russes avaient averti les négociateurs du groupe à Dara’a qu’ils envisageaient de lancer une attaque sur la province d’Idlib, au nord du pays.

Selon Ibrahim Jibawi, un porte-parole du Southern Front Central Operations Room de l’ASL, les Russes ont conseillé aux militants lors d’une réunion dans la ville de Busra al-Sham, dans la province de Daraa, de ne pas continuer vers le nord après Daraa.

« Les Russes ont lancé un avertissement pour que l’Armée syrienne libre ne se rende pas à Idlib … ‘Après Dara’a, nous irons à Idlib’ », a dit Jibawi à SMART.

L’agence de presse a également cité un commandant militaire de l’ASL disant que les militants fortifiaient maintenant leurs bases à Idlib en prévision d’une nouvelle offensive.

La crise soutenue par l’étranger en Syrie a éclaté à Idlib en 2011. La province a été le point focal de la campagne militante contre le gouvernement de Damas.

Les forces gouvernementales syriennes ont repris Idlib un an plus tard, mais elle est tombée entre les mains de militants en 2015, lorsqu’une coalition de terroristes Takfiri, dont al-Qaida Al-Nusra et Ahrar al-Sham, a lancé une offensive dans la province, s’empara de la ville dIdlib et avait assiégé les villages à majorité chiite d’al-Fu’ah et de Kafriya.

Actuellement, la force militante dominante à Idlib est le soi-disant Hayat Tahrir al-Sham, qui a été formé après que le Front Nusra se soit rebaptisé Jabhat Fatah al-Sham et ait avalé de plus petits groupes militants là-bas.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Press TV

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