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Uribe propose une « intervention légale » du Venezuela avant la visite du ministre des Affaires étrangères aux Etats-Unis d’Amérique

© AP Photo / Fernando Vergara

BOGOTA – Le ministre colombien des Affaires étrangères, Carlos Trujillo, s’est rendu aux Etats-Unis d’Amérique pour discuter de la situation politique et sociale du Venezuela avec des représentants de ce pays, ce qui a entraîné une forte immigration juste après que le sénateur Álvaro Uribe ait demandé « l’intervention légale » du pays des Caraïbes.

« Je voulais faire comprendre au nom de ce caucus (Centre démocratique) que pour nous, dans ces circonstances, le principe de non-intervention est une excuse inacceptable, car les obligations de chacun prévalent devant tout le monde, selon la Charte démocratique et avec les Nations Unies », a déclaré M. Uribe lors de la séance plénière du Sénat.

Uribe, chef du centre démocratique, parti auquel appartient Trujillo et le président Ivan Duque, a fait ces déclarations dans la nuit du 4 septembre, juste avant le début de la visite du ministre des Affaires étrangères aux Etats-Unis d’Amérique.

Le 3 septembre, dans une interview avec la radio locale Caracol Radio, Duque a estimé qu’une intervention militaire menée par les Etats-Unis d’Amérique « n’est pas la voie » pour résoudre la situation au Venezuela.

« Je pense que les Etats-Unis d’Amérique sont les premiers à comprendre qu’une intervention militaire unilatérale n’est pas la bonne solution », a déclaré Duque, donc on s’attend à ce que Trujillo parle aux délégués du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique d’autres moyens de « faire pression » sur l’administration de Nicolás Maduro pour qu’il organise des élections et qu’il y ait une « transition démocratique ».

Cependant, Uribe a justifié l’intervention car – a-t-il affirmé – l’immigration des Vénézuéliens «dépasse toutes les capacités du pays» et a rappelé que Duque «a dirigé la création d’un fonds international pour faire face à cette crise».

Radio: « Les Etats-Unis d’Amérique envisagent de mener la Colombie dans une aventure interventionniste au Venezuela »

Uribe a comparé la crise des Vénézuéliens en Colombie avec l’Europe et a mis en garde contre les risques que cela implique.

« Si on compare l’ampleur de la crise européenne aux réfugiés arrivant de l’est du conflit syrien, en un an 230 000, en Allemagne 390 000 ont été ajoutés, ils ont créé un énorme problème pour le gouvernement (Angela) Merkel et renforcé un parti extrêmement nationaliste », a-t-il déclaré.

Selon l’état de la Migration en Colombie, plus de 1,3 million de Vénézuéliens sont entrés dans le pays au cours des 18 derniers mois.

À ce sujet, Uribe a souligné que le Chili avait atteint environ 450 000 Vénézuéliens, « principalement par voie terrestre, traversant l’ensemble du territoire de la Colombie, de l’Équateur et du Pérou ».

Sujets connexes: Qui encourage une intervention militaire au Venezuela?

La visite de Trujillo aux Etats-Unis d’Amérique, qui se terminera le 7 septembre, cherchera également à proposer des alternatives à la communauté internationale pour faire face à la situation régionale due à la migration des Vénézuéliens.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Sputnik News


La police brésilienne voit des preuves de corruption et de blanchiment d’argent chez le président Temer

© REUTERS / Ueslei Marcelino

RIO DE JANEIRO – La police fédérale du Brésil voit des preuves de corruption et de crimes de blanchiment d’argent dans une nouvelle affaire qui met en évidence le président du gouvernement, Michel Temer.

Selon le journal O Globo, la police a remis son rapport final à la Cour suprême fédérale, qui enquête sur la livraison à Temer de 10 millions de reais (2,4 millions de dollars) par les dirigeants de l’entreprise de construction Odebrecht.

L’enquête policière accuse également le ministre Eliseu Padilha (Maison civile, équivalent du Premier ministre) de la corruption passive et des crimes de blanchiment d’argent et de la ministre Moreira Franco (Mines et Energie) de la corruption passive.

Le matériel sera envoyé au procureur général de la République, qui décidera s’il convient de déposer une nouvelle plainte contre Temer et les autres politiciens.

L’affaire concerne les pots-de-vin que Temer aurait reçus en échange de bénéfices pour des entreprises opérant dans le port de marchandises de Santos (État de São Paulo, sud-est).

Le président brésilien a déjà été dénoncé pour deux crimes similaires, mais le Congrès national a suspendu l’ouverture d’une plainte officielle contre lui.

Sujets connexes: La moitié des Brésiliens pensent que la corruption restera la même après l’opération Lava Jato

La peur du 1er janvier 2019 perdra le privilège privilégié qui donne le statut de président et sera soumis à la justice ordinaire.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Sputnik News

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