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Poutine: Des terroristes en Syrie préparent des provocations, incluant des armes chimiques

© Sputnik / Mikhail Klimentyev

Les présidents russe, turc et iranien se réunissent vendredi à Téhéran pour le troisième sommet trilatéral afin de discuter de la situation en Syrie.

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré lors de la réunion à Téhéran que des terroristes de la ville syrienne d’Idlib, dirigée par les rebelles, préparaient des provocations impliquant des armes chimiques.

« Les groupes d’extrémistes restants sont actuellement concentrés dans la zone de désescalade d’Idlib. Les terroristes tentent de perturber le cessez-le-feu; de plus, ils procèdent à toutes sortes de provocations, notamment en utilisant des armes chimiques », a souligné le président russe.

Il a également noté que des progrès significatifs avaient été réalisés pour assurer la normalisation à long terme en Syrie.

« Je voudrais souligner que les décisions des deux sommets précédents des Etats garants du processus d’Astana ont été mises en œuvre avec succès et que des progrès significatifs ont été réalisés pour assurer la normalisation à long terme en Syrie », a déclaré M. Poutine.

Le président iranien sur la situation en Syrie

En réponse à cette question, le président iranien Hassan Rouhani a déclaré que la population civile d’Idlib ne devrait pas souffrir lors des opérations antiterroristes.

« La lutte contre le terrorisme à Idlib fait partie intégrante de la mission d’établissement de la paix et de la stabilité en Syrie, et les civils ne devraient pas souffrir de cette lutte », a déclaré M. Rouhani lors du sommet.

« Le seul objectif en Syrie et dans la région ne peut être que la paix, mais pour parvenir à une paix durable, une lutte sérieuse contre le terrorisme est inévitable », a ajouté le président.

Il a également exhorté Israël à quitter « les territoires syriens occupés », critiquant également la présence des Etats-Unis d’Amérique dans le pays.

« Il est absolument clair que les Etats-Unis d’Amérique sont présents en Syrie illégalement et ne font qu’alimenter l’agression et soutenir le régime terroriste [là-bas]. On ne peut guère s’attendre à son rôle positif dans le processus syrien. La présence des Etats-Unis d’Amérique ne fait qu’aggraver les problèmes, et entrave la réalisation d’une paix durable en Syrie », a souligné le président iranien.

La Turquie sur la question syrienne

Le président turc, Tayyip Erdogan, a déclaré à son tour qu’Ankara était « extrêmement ennuyé » par le soutien des Etats-Unis d’Amérique au YPG kurde en Syrie.

Il a également noté qu’il est possible de déplacer les militants qui attaquent la base aérienne russe Hmeimim, de la province d’Idlib vers d’autres zones.

« Nous pensons que nous pouvons essayer de supprimer ces éléments, qui dérangent nos amis russes et constituent une menace pour Hmeimim, dans des endroits plus reculés », a déclaré M. Erdogan lors du sommet.

La situation dans la province syrienne du nord-ouest d’Idlib, dernier grand bastion d’insurrection, devrait devenir l’un des thèmes clés du sommet. Selon le Kremlin, le foyer du terrorisme à Idlib déstabilise la situation en Syrie et sape le travail de règlement politique du conflit.

De plus, les responsables russes ont averti à plusieurs reprises que des terroristes planifiaient une attaque par armes chimiques sous fausse bannière à Idlib dans le but de provoquer des représailles occidentales contre le gouvernement syrien.

Traduction : Jean de Dieu MOSSINGUE

MIRASTNEWS

Source : Sputnik News

Poutine s’oppose à la proposition turque d’un cessez-le-feu à Idleb

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A Téhéran, où ils sont réunis pour évoquer le conflit syrien, les présidents turcs, russe et iranien s’expriment notamment quant à à une attaque imminente de l’armée syrienne dans la région d’Idleb.

Les présidents iranien, russe et turc se retrouvent ce 7 septembre pour une réunion au sommet à Téhéran afin de poursuivre leur action en Syrie, alors qu’une offensive syrienne se prépare dans la province d’Idleb, dernière grande région sous contrôle des groupes djihadistes.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, tout en rappelant son intention de maintenir la présence militaire turque dans la région, a déclaré, à l’occasion de cette rencontre, qu’une attaque dans la région d’Idleb serait un «désastre» et ne pourrait déboucher que sur un «massacre».

La présence et l’ingérence illégales des Etats-Unis en Syrie doivent rapidement cesser

Elle lui fait redouter l’afflux de «millions de personnes» vers la frontière turque, alors qu’Ankara a atteint, selon lui, le maximum de sa capacité d’accueil de réfugiés. Selon lui, de la capacité de Moscou, Ankara et Téhéran à s’entendre au sujet d’Idleb dépendra l’avenir de leur coopération en Syrie.

Selon le président turc, un cessez-le-feu dans le province d’Idleb serait préférable à une opération militaire de Damas. Il a estimé que si la rencontre de ce jour pouvait déboucher sur une solution pacifique comme celle-ci, ce serait assurément une «victoire» à ses yeux. Mais son homologue russe a rejeté cette proposition, rappelant que l’Etat islamique et le Front al-Nosra n’étaient pas parties prenantes des discussions.

Une leçon pour Washington selon l’Iran ; la Russie appelle à plus de «coordination»

De son côté, le président iranien Hassan Rohani a insisté sur la nécessité de mettre fin à la présence américaine en Syrie. «La présence et l’ingérence illégales des Etats-Unis en Syrie, qui ont conduit à maintenir ce pays dans l’insécurité, doivent rapidement cesser», a-t-il déclaré. Le chef d’Etat iranien estime que Washington et Israël auront appris à l’occasion de la guerre en Syrie qu’ils «n’atteindront pas leurs objectifs en armant des rebelles», alors que le Jerusalem Post avouait la veille avoir dépublié, à la demande de l’armée israélienne, un article révélant que Tsahal aurait fourni des armes à des rebelles syriens.

«Combattre le terrorisme à Idleb est une partie inévitable de la mission consistant à ramener la paix et la stabilité en Syrie», a de plus rappelé le président iranien.

Vladimir Poutine a rappelé qu’il était selon lui impératif que le gouvernement syrien recouvre le contrôle de la totalité de son territoire, alors que la province d’Idleb, comme le rappelait quelques jours plus tôt l’envoyé spécial en Syrie des Nations unies, Staffan de Mistura, abrite encore plusieurs milliers de terroristes. Il a en outre prôné une plus grande coopération entre la Russie, l’Iran et la Turquie dans le dossier syrien.

Depuis janvier 2017, la Turquie, la Russie et l’Iran se sont portés garants du processus dit d’Astana. Le 4 mai 2017, un accord était signé dans la capitale kazakhe entre les trois puissances régionales établissant alors des zones de désescalade, dont une dans la Ghouta orientale (à l’est de Damas).

Les Occidentaux boudent le processus Astana dont la Russie leur a toujours laissé la porte ouverte. C’est d’ailleurs le sens du lien entretenu avec l’émissaire en Syrie pour les Nations unies, Staffan de Mistura, qui établit ainsi un pont entre les deux processus. Le 24 août dernier, le bureau du haut diplomate onusien a annoncé l’organisation d’une rencontre, prévue pour les 11 et 12 septembre 2018 cette fois à Genève. L’Iran, la Russie et la Turquie y participeront avec pour ordre du jour la poursuite du processus politique de sortie de conflit.

LIRE AUSSI: L’état-major français se dit prêt à frapper en Syrie si l’arme chimique est utilisée à Idleb

Source: RT France

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