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Poutine: l’Armée russe saura répondre aux menaces potentielles

© Sputnik / Alexey Nikolsky

POLYGONE TSUGOL, RUSSIE – Le président Vladimir Poutine, qui a assisté à l’exercice militaire Vostok 2018 à Transbaikalia, a déclaré que les Forces armées russes sont capables de répondre aux menaces potentielles.

En examinant les troupes, Poutine a souligné le haut niveau montré pendant la phase active des manœuvres.

«Toutes les unités ont rempli leurs missions. Vous avez démontré l’art militaire, votre capacité à contrer avec succès des menaces de guerre potentielles», a-t-il déclaré.

Le dirigeant russe a souligné que « notre devoir envers le pays est d’être prêt à défendre la souveraineté, à assurer la sécurité et à défendre les intérêts nationaux, ainsi que soutenir les alliés si nécessaire. »

«Nous continuerons à renforcer nos Forces armées, en les dotant d’armes et d’équipements de point », a déclaré Poutine.

Sujets connexes: la Russie et la Chine mèneront régulièrement des exercices militaires conjoints

Le président s’est également prononcé en faveur d’une coopération militaire avec d’autres pays et a remercié la Chine et la Mongolie d’avoir participé à cette édition de Vostok.

« Pendant la Seconde Guerre mondiale, nous étions des alliés et nous nous sommes battus ensemble. Aujourd’hui, nous accomplissons également une mission commune, celle de garantir la stabilité et la sécurité dans l’espace eurasiatique », a-t-il fait remarquer.

« Notre politique étrangère vise une coopération constructive avec tous les pays qui s’y intéressent, et c’est pourquoi ces manœuvres sont suivies par 87 observateurs venus de 59 pays du monde entier », a déclaré le président.

Poutine a souligné que la Russie est un « pays pacifique qui n’a pas et ne peut pas avoir de plans agressifs ».

L’exercice Vostok 2018 (Est 2018), le plus important réalisé par les Forces armées russes depuis 1981, se déroule du 11 au 17 septembre en Extrême-Orient russe et dans les eaux proches de la côte pacifique russe.

LIRE PLUS: des bombardiers Tu-95MS détruisent des cibles avec des missiles de croisière pendant les exercices Vostok

Les manœuvres sont menées sous le commandement du ministre russe de la Défense, Sergei Shoigú, dans plusieurs polygones terrestres et aériens, ainsi que dans les mers du Japon (est), de Béring et d’Ojotsk.

Ils comptent sur la participation d’environ 300 000 soldats, dont plus de 6 000 forces aéroportées, jusqu’à 36 000 chars, voitures blindées et autres véhicules, plus de mille hélicoptères, avions et drones, ainsi que quelque 80 navires de guerre et navires auxiliaires.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Sputnik News

Les Etats-Unis ne menacent plus seulement d’intervenir en cas d’usage d’armes chimiques en Syrie

© Mike Segar Source: Reuters
La représentante permanente des Etats-Unis à l’ONU le 10 septembre 2018 à New York (image d’illustration)

Le Vietnam en son temps a su régler ce problème de souveraineté nationale sans compromission, tant avec la France qu’avec les Etats-Unis d’Amérique

Alors qu’elle menaçait l’armée syrienne d’une intervention en cas d’utilisation d’armes chimiques à Idleb, la diplomatie américaine envisage désormais de réagir aux assauts «contre les civils». Un revirement en l’espace d’une semaine ?

Alors que la Russie met en garde depuis plusieurs jours contre une mise en scène d’attaque chimique fomentée selon elle par des djihadistes dans la région d’Idleb dans le but de l’attribuer au gouvernement syrien, la diplomatie américaine persiste à menacer d’intervenir en Syrie ce 12 septembre.

Lors d’un entretien à Fox News, la représentante permanente des Etats-Unis auprès des Nations unies Nikki Haley, a ainsi fait savoir que les Etats-Unis répondraient à «toute attaque contre la population civile à Idleb». «Ne nous testez plus», a-t-elle également déclaré, s’adressant au gouvernement syrien et à ses alliés, la Russie et l’Iran.

Abordant la question de la reconquête nationale syrienne menée par l’armée de Bachar el-Assad, qui tente de reprendre le contrôle d’une des dernières poches djihadistes du pays, Nikki Haley avait déjà adressé un avertissement la veille, devant le Conseil de sécurité de l’ONU.

«Nous considérons toute attaque contre Idleb comme une escalade imprudente du conflit. Si Assad, la Russie et l’Iran continuent sur ce chemin, les conséquences seront désastreuses. Le monde les tiendra responsables», avait-elle affirmé, sans faire référence à une quelconque utilisation d’armes chimiques.

Nikki Haley

@nikkihaley

RT @USUN: “We consider any assault on Idlib to be a reckless escalation of the conflict. If Assad, Russia, and Iran continue down the path they are on, the consequences will be dire. The world will hold them responsible.”

Lire aussi : Les Etats-Unis promettent à Damas une réponse «plus forte» en cas d’attaque chimique

Revirement de la position américaine ?

Les Etats-Unis ont-ils changé leur fusil d’épaule ? Le 4 septembre, Nikki Haley, expliquait à l’endroit de la Syrie et de ses alliés : «S’ils souhaitent continuer de récupérer la Syrie, il le peuvent. Mais ils ne peuvent pas le faire à l’aide d’armes chimiques.» Une ligne rouge a priori claire de la part de la coalition occidentale, qui l’avait amenée à frapper la Syrie en avril dernier après avoir accusé le gouvernement syrien d’une attaque chimique à Douma, ce que Damas et Moscou ont toujours réfuté.

La Russie, de son côté, a mis en garde contre une potentielle attaque sous faux drapeau visant à décrédibiliser Damas. Moscou a ainsi affirmé que des images de mise en scène d’une attaque chimique dans la région d’Idleb avaient été tournées afin de pointer du doigt la culpabilité du gouvernement syrien et de provoquer ainsi une nouvelle intervention militaire occidentale.

De son côté, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a fait part de la position de Paris quant à la reprise d’Idleb par l’armée syrienne. Le ministre des Affaires étrangères a ainsi mis en garde contre un risque de «dispersion» de milliers de djihadistes à Idleb en cas d’assaut des forces loyales à Damas. «Il y a un risque sécuritaire dans la mesure où dans cette zone se trouvent beaucoup de djihadistes, se réclamant plutôt d’al-Qaïda, qui sont entre 10 000 et 15 000 et qui sont des risques pour demain, pour notre sécurité», a précisé le ministre, sans proposer d’autre solution que le statu quo.

Auteur RT France

Source: RT France

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