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La Syrie appelle la France, les Etats-Unis d’Amérique et la Turquie à quitter immédiatement son territoire

© Eduardo Munoz Source: Reuters
Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid al-Mouallem , devant la 72e Assemblée générale des Nations unies, en 2017.

Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid al-Mouallem s’est exprimé devant la 73e Assemblée générale des Nations unies. Il a lancé un appel à la France, aux Etats-Unis et à la Turquie, les enjoignant à quitter immédiatement la Syrie.

Devant la 73e Assemblée générale des Nations unies, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid al-Mouallem  a vigoureusement fustigé la coalition internationale, menée par les Etats-Unis, «opérant sur le territoire syrien, sans la demande explicite du gouvernement syrien». Les qualifiant de «forces d’occupation», il a appelé les forces américaines, françaises et turques à «se retirer immédiatement et sans condition préalable» du territoire syrien.

«Les gouvernements de certains pays nous ont nié le droit, qui nous est conféré par le droit international et notre devoir national, de combattre contre le terrorisme, de protéger notre population sur notre terre et dans nos frontières», a argué le chef de la diplomatie syrienne. «Dans le même temps, ces gouvernements ont constitué une coalition internationale illégitime menée par les Etats-Unis sous prétexte de combattre le terrorisme en Syrie. Cette soi-disant coalition internationale a tout fait sauf combattre le terrorisme», a asséné le chef de la diplomatie syrienne.

«Une agression tripartite gratuite contre la Syrie»

Revenant sur les frappes aériennes menées par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni le 14 avril dernier, le ministre syrien a dénoncé des «accusations montées de toute pièce» qui auraient servi, selon lui, à légitimer cette «agression tripartite gratuite contre la Syrie».

Il a rappelé que le gouvernement syrien condamnait et rejetait «l’emploi d’armes chimiques en toute circonstance, où que ce soit, quand que ce soit et quelles qu’en soient les cibles», ajoutant que «la Syrie [avait] totalement éliminé son programme chimique et s'[était] acquittée de tous ses engagements en tant que membre de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC)».

Le retour des Syriens dans leur pays, une «priorité» pour l’Etat syrien

Le retour des Syriens a également été au cœur de l’intervention syrienne à l’ONU. Walid al-Mouallem a effectivement affirmé que «toutes les conditions [étaien]t à présent réunies pour permettre le retour volontaire des réfugiés syriens dans le pays». Une «priorité» pour l’Etat syrien, selon lui. Le ministre des Affaires étrangères syrien a aussi tenu à souligner l’aide de son allié russe dans ses efforts en faveur du retour des Syriens dans leur pays. «Grâce à l’aide de la Russie, le gouvernement syrien mettra tout en oeuvre pour faciliter le retour de ces réfugiés et satisfaire leurs besoins les plus élémentaires», a-t-il déclaré.

La veille, dans son discours devant l’ONU, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avait également insisté sur l’importance de la reconstruction syrienne. «L’idée aujourd’hui est de rétablir les infrastructures et de reconstruire le pays afin de permettre le retour des millions de réfugiés qui ont fui la Syrie. C’est ce qui devrait être la priorité des efforts internationaux.», avait-il ainsi déclaré.

Lire aussi : Lavrov à l’ONU : «Il faut aider les Syriens sans appliquer la politique du deux poids deux mesures»

Source: RT France


Lavrov dit que le transfert des extrémistes d’Idlib est inacceptable

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré vendredi que le transfert de terroristes extrémistes dans la province d’Idlib, au nord-ouest de la Syrie, était inacceptable et que ces terroristes devraient être éliminés ou poursuivis, a rapporté la BBC turque.

Lavrov a parlé de la mise en œuvre d’un accord turco-russe sur Idlib, lors de sa visite à New York pour assister à la réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdoğan ont annoncé le 17 septembre un accord visant à créer une zone tampon démilitarisée à Idlib devant être surveillée par des soldats turcs et russes.

L’accord conclu entre la Turquie et la Russie a effectivement reporté une attaque militaire du gouvernement syrien, qui est déterminé à prendre le contrôle du dernier bastion rebelle du pays.

L’accord donne à la Russie la responsabilité de prendre des mesures pour éviter une attaque du gouvernement syrien sur Idlib, tandis que la Turquie se voit confier la tâche d’éliminer les groupes rebelles radicaux de la zone démilitarisée.

Alexey Khlebnikov @AleksKhlebnikov

: No one insists that the decision reached by & on dotted all « i’s » once and for all. It is not the final roadmap to settle the issue. It is gonna be discussed and adjusted in the process of implementation.

«Il y a des rumeurs selon lesquelles [les combattants extrémistes d’Idlib] pourraient être transférés vers d’autres zones sensibles comme l’Afghanistan », a déclaré Lavrov. « C’est inacceptable. Ils devraient être soit éliminés, soit poursuivis.»

Alexey Khlebnikov @AleksKhlebnikov

: There are some speculations about the future fate of Jabhat an-Nusra in de-militarization zone that its militants could be transported elsewhere, like to . This is absolutely unacceptable. They must be either eliminated or jailed.

Lavrov a également déclaré que la mise en œuvre de l’accord sur Idlib ne serait pas une tâche facile pour la Turquie, ajoutant que les Etats-Unis d’Amérique avaient auparavant promis d’intervenir pour faciliter la séparation des groupes modérés et extrémistes, mais n’ont pas tenu leurs promesses.

Deborah Haynes

@haynesdeborah

Lavrov signals that military action will still be needed in Idlib against militants: « Terrorists have to be eliminated or there has to be a judicial process.  » He adds that there are « military methods » to go after these targets « in cities and towns »

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Ahval News

Accord entre la Russie et la Turquie sur Idlib coordonné avec Damas – vice-Premier ministre

Walid Muallem / © EPA/SERGEI CHIRIKOV

Walid Muallem a déclaré que Moscou et Damas avaient mené des « consultations intensives » sur la question.

L’accord sur la zone de désescalade d’Idlib signé par les présidents russe et turc Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan était auparavant négocié avec le gouvernement syrien, a déclaré samedi le vice-Premier ministre syrien et ministre des Affaires étrangères Walid Muallem devant la 73ème Assemblée générale des Nations Unies.

Moscou et Damas ont mené des « consultations intensives » sur la question, a-t-il déclaré.

« Nous nous sommes félicités de l’accord intervenu à Sotchi le 17 septembre sur Idlib », a ajouté le haut diplomate syrien.

« L’accord est assorti de délais, comprend des échéances claires et complète les accords sur les zones de désescalade atteintes à Astana », a-t-il déclaré.

Les entretiens du 17 septembre entre les présidents russe et turc, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, Sotchi en Russie a donné un accord pour établir une zone démilitarisée en Idlib en Syrie, le 15 octobre, le long de la ligne de contact entre les troupes gouvernementales et l’opposition. À l’initiative d’Ankara, il est prévu de retirer les chars de l’opposition, les systèmes de lance-missiles multiples, les systèmes d’artillerie et les mortiers de cette zone avant le 10 octobre. Le contrôle dans cette zone sera exercé par des groupes de patrouilles turques mobiles et des unités de la police militaire russe.

Idlib est la seule grande région de Syrie encore contrôlée par des groupes armés illégaux. En 2017, une zone de désescalade au nord a été créée à Idlib pour abriter les militants et leurs familles qui hésitent à remettre volontairement les armes.

Selon l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, environ 10 000 militants de Jabhat al-Nusra et d’al-Qaïda (tous deux illégaux en Russie) séjournent actuellement dans la région. Lorsque Damas reprend finalement le contrôle du gouvernorat, cela mettra fin à la confrontation armée à grande échelle en Syrie.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : TASS

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