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Des scientifiques russes découvrent une bactérie qui neutralise les déchets nucléaires

© Flickr/ Greens MPs

Cette bactérie unique, découverte dans un site de stockage de déchets nucléaires en Sibérie, semble être un outil prometteur pour la création d’une barrière naturelle à la propagation des radionucléides.

Des chercheurs de l’Institut de chimie physique Frumkin, basé à Moscou, et du Centre fédéral de recherche en biotechnologie de l’Académie des sciences de Russie ont pu isoler des micro-organismes pouvant être utilisés pour protéger l’environnement des déchets radioactifs liquides.

Des scientifiques ont fait cette découverte en effectuant des études microbiologiques sur les eaux souterraines du site d’enfouissement sous radiations profondes de Seversky à Seversk, dans la région de Tomsk, en Sibérie, où sont stockés les déchets radioactifs liquides provenant du combinat sibérien pour la chimie, qui fournit et retraitent l’uranium faiblement enrichi en combustible nucléaire.

Leur recherche, récemment publiée dans Radioactive Waste, une revue scientifique russe, suggère que la bactérie est capable de convertir les ions de radionucléides, y compris ceux présents dans l’uranium et le plutonium, en formes sédentaires, empêchant ainsi la propagation de radiations dangereuses dans l’environnement. Grâce à des expériences en laboratoire, les scientifiques ont pu affiner les conditions nécessaires pour que la bactérie puisse mener à bien son travail utile.

Les chercheurs expliquent que leurs découvertes sont une première étape dans la création d’une barrière biogéochimique pour les radionucléides, destinée à être utilisée dans des sites d’enfouissement profonds contenant des déchets radioactifs liquides.

Des recherches sur des outils microbiologiques pour limiter les effets des déchets nucléaires ont été menées depuis les années 1980. Des scientifiques du monde entier ont déclaré que les processus microbiens devaient être pris en compte dans les projets d’enfouissement et de stockage des déchets nucléaires, qui risqueraient sinon de se décomposer en plusieurs millions d’années ou même milliards d’années.

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Sputnik News

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