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La communauté internationale doit essayer de faire sortir l’Iran de la Syrie

Pouvait-on pousser les USA et alliés à sortir de la France avant la fin de la Seconde Guerre mondiale ?

L’Iran est en train de transformer la Syrie en un autre Irak. Cela signifie que, même après que Bachar al-Assad ait repris le contrôle des territoires restants, et même après la fin de la guerre civile syrienne, les cadres supérieurs du Corps de la Garde révolutionnaire islamique (CGRI) et son groupe d’élite, la Force Qods, qui des opérations clandestines au-delà des frontières de l’Iran continueront de jouer un rôle décisif dans les opérations militaires syriennes.

Cela signifie également que le régime iranien infiltrera profondément les institutions de sécurité, de renseignement et politiques syriennes. Comme en Irak, Téhéran poursuivra un programme sectaire, opposant les populations chiite et alaouite aux sunnites, étouffant tout chemin menant à la démocratie, à la loi et à la justice en Syrie, et renforçant et enhardissant les milices chiites à travers le pays. [Sans tous les alliés du Gouvernement syrien, le pays serait envahi et tombé à la solde des terroristes et leurs parrains aujourd’hui et il n’y aurait plus d’État laïque. De plus, la guerre imposée depuis 2011 n’est pas encore terminée. MIRASTNEWS].

Sur le plan stratégique et géopolitique, il sera beaucoup plus facile pour les dirigeants iraniens de continuer à soutenir et à armer les groupes chiites dans les pays qui partagent une frontière avec la Syrie, comme au Liban. Téhéran mettra également en danger la sécurité nationale d’Israël.

Ces changements pourraient avoir un impact sur l’échiquier politique du Moyen-Orient et avoir de graves répercussions sur la région. La principale question est donc: comment le régime iranien peut-il être forcé à quitter la Syrie?

Tout d’abord, il est important de souligner qu’il serait irréaliste de croire que l’Iran peut être contraint de quitter complètement la Syrie. Ces deux étranges compagnons de lit – l’État laïc d’Assad et la théocratie chiite – entretiennent une relation amicale depuis près de quatre décennies. La convergence d’intérêts stratégiques entre l’État alaouite et la République islamique, telle qu’une animosité partagée à l’égard des États-Unis d’Amérique et d’Israël, le désir de contrôler les affaires politiques du Liban et la perspective selon laquelle les sunnites sont leurs rivaux, ont rendu leur alliance solide malgré leurs différences.

Mais cela ne signifie pas que Téhéran devrait continuer à jouir de sa présence et de son influence militaires accrues sur les territoires de la Syrie, grâce à l’opportunisme politique du régime iranien au cours des sept dernières années de conflit et de guerre civile, qui ont entraîné la mort de centaines de milliers de personnes.

En outre, il n’est pas réaliste de prétendre que Téhéran quittera Damas à la suite de négociations diplomatiques. C’est parce que, du point de vue du régime iranien, il est dans l’intérêt de Téhéran de maintenir Assad au pouvoir, ainsi que de remporter des victoires contre de nombreux groupes rebelles, d’aider ses forces à recouvrer les territoires capturés et à réprimer les groupes opposés. Cela a abouti à des milliards de dollars en hémorragie de la part de l’Iran afin de maintenir l’État alaouite au pouvoir.

La meilleure option est d’avoir un plan informé pour minimiser au maximum l’influence de l’Iran et sa présence militaire en Syrie.

Dr. Majid Rafizadeh

La meilleure option est d’avoir un plan informé pour minimiser au maximum l’influence de l’Iran et sa présence militaire en Syrie. Dans ce cas, le meilleur scénario consiste à rétablir la situation des relations irano-syriennes d’avant la guerre, idéalement à l’époque où Hafez Assad était au pouvoir. À cette époque, même si les deux pays étaient des alliés, Damas exerça une indépendance considérable par rapport à l’Iran dans la conduite de sa politique étrangère et de sa politique intérieure.

Pour atteindre un tel objectif, plusieurs stratégies doivent être poursuivies simultanément. Pour commencer, par des concessions politiques, stratégiques ou économiques, on peut persuader la Russie de faire pression sur Assad pour exhorter les forces iraniennes à quitter la Syrie. Il est à noter que des incidents ont montré que Moscou et Téhéran sont en concurrence en Syrie. Il est contraire aux intérêts de la Russie d’accepter l’enracinement total de l’Iran.

Deuxièmement, les pressions économiques et les sanctions rendront plus difficile pour Téhéran de maintenir ses bases militaires en Syrie, car elles réduiront les flux de fonds vers le CGR. L’arrêt du financement des mandataires et des milices chiites en Iran peut également réduire l’influence croissante de l’Iran en Syrie. Les États-Unis d’Amérique doivent également se tenir aux côtés d’Israël pour continuer à faire pression sur l’Iran pour le faire sortir de la Syrie. [Quels sont les véritables parrains des terroristes internationaux qui ont mis à feu et à sang la Syrie ? La réponse à cette question montrera que certains Etats si puissants soient-ils n’ont pas de mots à dire ou doivent être mis à la touche, s’agissant des questions ayant trait directement à la souveraineté de la Syrie. MIRASTNEWS].

Troisièmement, il est important de souligner que, tant que le peuple syrien vivra dans une impasse et subira des difficultés économiques, et tant que son état sera fragile et faible, l’Iran continuera d’avoir le dessus sur Damas et exercer un pouvoir significatif. En conséquence, donner au peuple syrien les moyens de faire revivre son économie et sa politique et encourager la société civile syrienne, qui a un fort sentiment nationaliste arabe, placera le pays dans une meilleure position pour protester contre la présence iranienne.

En outre, l’Iran tire actuellement profit de la reconstruction de la Syrie dans plusieurs secteurs, notamment les services mobiles, les transports, la construction de logements et les centrales électriques. Téhéran ne doit pas être autorisé à être le développeur dominant de l’infrastructure syrienne. D’autres pays peuvent saisir l’occasion en proposant des offres plus compétitives à Damas. [Or les Etats-Unis d’Amérique et leurs alliés au lieu de combattre véritablement les terroristes en Syrie, ont passé tout leur temps soit à bombarder les troupes syriennes, soit à détruire les infrastructures de tous genres et les maisons individuelles, emportant dans le sillage de leurs opérations de nombreuses vies des populations civiles. Cela a accru le montant de la facture de reconstruction. MIRASTNEWS].

Enfin, le soutien de la société civile iranienne et de l’opposition renforcera la pression nationale sur le régime iranien, ce qui contraindra ensuite les dirigeants iraniens à se concentrer sur les problèmes internes afin d’empêcher un autre soulèvement populaire.

Une stratégie à multiples facettes est nécessaire pour réduire l’influence militaire, politique et économique de l’Iran en Syrie. Les gouvernements du monde entier doivent agir maintenant pour réduire l’influence de l’Iran dans ce pays avant qu’il ne soit trop tard.

[Le retrait des forces iraniennes, un des éléments centraux dans le dispositif de lutte contre les envahisseurs de la Syrie, ne peut être envisagé que si les autorités syriennes ont recouvré la souveraineté totale de la Syrie, pris le contrôle de tous les territoires et frontières de la nation et le demandent, pas avant. Il en est de même des forces russes et autres. Il n’est pas non plus sain de fermer les yeux sur les causes réelles qui ont engendré cette crise si l’on veut trouver une solution juste et pérenne à l’avenir de la Syrie et de la région. MIRASTNEWS].

 Dr Majid Rafizadeh    

Majid Rafizadeh est un politologue irano-américain diplômé de Harvard. Il est un expert de premier plan sur la politique étrangère de l’Iran et des États-Unis, un homme d’affaires et président du Conseil international américain. Twitter: @Dr_Rafizadeh

Avertissement: les opinions exprimées par les auteurs de cette section sont les leurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d’Arab News.

Traduction, commentaires et Titre 2 : Jean de Dieu MOSSINGUE

MIRASTNEWS

Source : ARAB NEWS

L’Armée fait une nouvelle avancée dans les collines d’Al-Safa, Sweida

Sweida – Les opérations militaires menées par l’Armée arabe syrienne se sont poursuivies dans les falaises rocheuses adjacentes aux collines al-Safa à Sweida dans le Badyia oriental (désert), resserrant ainsi l’emprise sur les vestiges de Daesh (ISIS) situés dans la région.

Le reporter de SANA à Sweida a déclaré que les unités de l’Armée se livraient de violents affrontements avec des terroristes de Daesh dans l’ouest des collines d’Al-Safa, réalisant ainsi une nouvelle avancée dans la région et tuant des dizaines parmi eux dans un état d’effondrement de leurs rangs.

Les tireurs d’élite faisaient partie des terroristes tués, selon le journaliste.

Le journaliste a ajouté que l’artillerie et les avions de combat de l’Armée avaient mené des frappes contre Daesh, faisant de nombreuses victimes et détruisant leurs points fortifiés, leurs cachettes, leurs armes et leurs munitions.

Manar al-Frieh / Manal

Traduction : MIRASTNEWS

Source : SANA

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