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Le général Petraeus met en garde qu’une alliance militaire USA-Grande-Bretagne s’expose à des risques

© AP Photo/ Dennis Cook

Plus de deux décennies après la signature de l’accord du vendredi saint en avril 1998, mettant ainsi fin au conflit en Irlande du Nord, les souvenirs de la crise qui sévit depuis 30 ans sont encore vivants.

Le général David Petraeus, qui était autrefois le plus haut gradé de l’armée des USA et qui supervisait les forces des Etats-Unis d’Amérique en Irak et en Afghanistan, a averti que le fait de poursuivre des soldats britanniques pour les crimes qu’ils auraient commis au cours des trois années de conflit interne en Irlande du Nord pourrait menacer l’alliance militaire de la Grande-Bretagne avec les Etats-Unis d’Amérique.

«La situation actuelle pourrait mettre en péril la relation très spéciale qui unit nos deux armées, qui a été construit au cours des décennies de servir côte à côte dans les épreuves les plus difficiles de la bataille, pourrait être mise en péril par la situation actuelle », a averti Petraeus jeudi.

S’exprimant devant le groupe de réflexion « Policy Exchange » de Westminster, de centre-droit, il a affirmé que « l’interprétation trop large » de la Convention européenne des droits de l’homme pourrait placer le Royaume-Uni dans une « position intenable » où la capacité de combat de ses forces est limitée fonctionnant sous différentes lois.

David Petraeus a également averti que la capacité de combat de la Grande-Bretagne serait «considérablement réduite si elle ne pouvait pas réformer le cadre juridique dans lequel elle se bat, rétablissant ainsi la primauté du droit des conflits armés».

Les commentaires de Petraeus interviennent au beau milieu d’un débat en cours sur l’enquête sur les soldats qui ont servi en Irlande du Nord pendant les troubles et qui auraient commis des crimes, notamment des meurtres, ainsi que sur ceux qui ont servi dans les conflits qui ont suivi les guerres du 11 septembre.

Même s’il n’est pas d’accord avec le général Petraeus sur le fait que la situation actuelle nuit au recrutement, le pair du parti travailliste, Lord West, qui a pris part à la discussion, a admis que le moral du personnel militaire avait été sérieusement endommagé.

Lord West a néanmoins ajouté que les violations de la Convention de Genève qui établissent les normes du droit international en matière de traitement humanitaire en temps de guerre ne devraient pas rester impunies.

En février 2017, les services de police d’Irlande du Nord ont montré que les enquêtes sur les meurtres commis par l’armée représentaient environ 30% de sa charge de travail héritée.

La branche héritée de la police enquête de nouveau sur 1 118 décès qui n’avaient pas encore été examinés ni achevés par l’ancienne équipe d’enquêtes historiques (HET), aujourd’hui disparue.

Parmi ces meurtres, 530 ont été commis par des républicains irlandais, 271 par des loyalistes / unionistes et 354 par les forces de sécurité.

Les troubles font référence au conflit de trois décennies en Irlande du Nord opposant nationalistes / loyalistes (principalement protestants) et républicains (principalement catholiques).

Traduction : MIRASTNEWS

Source : Sputnik News

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