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Piratage cérébral et marché noir de la mémoire: les experts en cybersécurité mettent en garde contre les risques imminents liés aux implants neuronaux

© Pixabay

Le cerveau humain pourrait devenir la prochaine frontière en matière de piratage informatique, ont averti les chercheurs en cybersécurité dans un article soulignant les vulnérabilités des technologies d’implants neuronaux susceptibles de révéler et de compromettre notre conscience.

Bien que les implants cérébraux de base soient déjà présents, la science actuelle indique que nous sommes sur le point de maîtriser la chimie de la mémoire. La thérapie par stimulation cérébrale profonde (DBS) consiste à implanter un dispositif dans le corps afin d’envoyer des impulsions électriques à des électrodes spécialement conçues pour traiter des maladies neurologiques telles que la maladie de Parkinson. Les «implants de mémoire» comme ceux de la série télévisée dystopique Black Mirror seront très probablement construits sur l’architecture DBS existante. Kaspersky Labs a collaboré avec l’Université d’Oxford pour tester ces systèmes en ce qui concerne les failles de sécurité avant que nous ne commencions à associer notre conscience à eux, et leur rapport est très éclairant.

© Kaspersky

La technologie permettant de contrôler réellement les mémoires au moyen de tels implants sera disponible dans 20 ans, conformément à leurs prévisions. Une étude financée par la DARPA a récemment permis d’isoler les signaux électriques codant en mémoire provenant de l’homme et de les restituer, augmentant ainsi les performances de la mémoire à court terme de 37%.

Les chercheurs ont découvert que la sécurité des implants existants était la plus faible lorsqu’elle se connectait à d’autres systèmes, tels que les plateformes de gestion médicale utilisées par les médecins et les chirurgiens, et lorsque le transfert de données entre l’implant, le logiciel et d’autres réseaux avait lieu. Le plus avancé de ces dispositifs actuellement utilisés fonctionne sur BlueTooth, qui, bien que populaire et facile à utiliser, n’est pas le protocole le plus sûr.

Leur rapport a mis en garde que des acteurs malveillants pourraient non seulement détourner l’implant lui-même, causant des douleurs ou altérer les systèmes de l’organisme, mais aussi, une fois que la technologie sera suffisamment avancée, conserver la mémoire d’une personne contre rançon, forçant ainsi la victime à payer pour l’accès à leurs propres pensées.

Un tel implant nécessitera naturellement une porte dérobée afin que les professionnels de la santé puissent y accéder en cas d’urgence. L’équipe de recherche a souligné le problème humain posé par une telle configuration: ce qui empêche ces professionnels de la santé de vendre l’accès à l’implant d’un patient VIP, ou de simplement oublier de changer le mot de passe préréglé en usine?

Bien qu’aucune attaque ciblant des neuro-stimulateurs n’ait été observée dans la nature, les chercheurs ont averti que c’est uniquement parce que la technologie n’est pas encore répandue et qu’il est encore temps de corriger les vulnérabilités potentielles avant qu’il ne soit trop tard.

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Traduction : MIRASTNEWS

Source : RT

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