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Pourquoi la Nouvelle-Calédonie vote pour l’indépendance de la France

Le président français Emmanuel Macron s’est rendu en Nouvelle-Calédonie en mai. Crédit: AP

Dimanche après 165 ans en tant que territoire français. Pourquoi votent-ils sur l’indépendance?

Les forces rivales en faveur de l’indépendance et de la France en Nouvelle-Calédonie ont convenu dans un accord de paix de 1988 qu’un vote pour l’indépendance aurait lieu dans 10 ans.

En 1998, les forces rivales et le gouvernement français ont convenu de renforcer l’autonomie locale et de suspendre le vote sur l’indépendance totale pour une période pouvant aller jusqu’à 20 ans. Cela signifie que ça doit avoir lieu cette année.

Qui peut voter?

La population totale de la Nouvelle-Calédonie, enfants compris, s’élevait à 269 000 au recensement de 2014 en France. Mais seulement un peu plus de 174 000 personnes – celles qui ont des liens de longue date avec le territoire – ont le droit de voter au référendum.

Y a-t-il un clivage ethnique?

La communauté d’origine kanake du territoire, qui représentait 39% de la population en 2014, a longtemps fait l’objet de discriminations pendant la domination coloniale française avant 1946. Le mouvement indépendantiste radical des années 1980 était basé sur les Kanak et ils sont toujours les plus enclins à soutenir l’indépendance maintenant.

Au recensement de 2014, 27% de la population se sont déclarés « européens ». Principalement issus de colons français et de condamnés déportés dans la colonie pénitentiaire de Nouvelle-Calédonie, ils ont constitué le fondement de l’opposition à l’indépendance.

Les autres groupes ethniques majeurs sont ceux qui ont des origines dans plusieurs communautés (8,6%); Wallisiens et Futuniens, à 8,2%; et ceux qui s’appellent simplement « Calédoniens », à 7,4%.

Nouméa en Nouvelle Calédonie

La baie de Nouméa, capitale de la Nouvelle-Calédonie. Crédit: AP

Qu’est-ce qui se passe ensuite?

Les résultats sont attendus dans les heures suivant la fermeture des bureaux de vote à 18h00 heure locale (18h00 HAE) le dimanche. Le Premier ministre français Edouard Philippe a annoncé qu’il arriverait lundi à Nouméa pour discuter des prochaines étapes avec les forces politiques locales, quel que soit le résultat.

En cas de vote favorable, la France se chargera de transférer les pouvoirs qui lui restent – en matière de sécurité, de défense, de politique étrangère et de monnaie – et la Nouvelle-Calédonie deviendra un État indépendant.

Les sondages suggèrent un vote « non », est beaucoup plus probable. Dans ce cas, le territoire conservera sa large autonomie, garantie par l’accord de Nouméa de 1998 «irréversible».

L’Accord de Nouméa stipule également qu’un tiers des membres du parlement local peut susciter jusqu’à deux votes supplémentaires au cours des quatre prochaines années.

Si à leur tour les deux échouent, alors, aux termes de l’accord, « les partenaires politiques se réuniront pour examiner la situation ainsi provoquée ».

DPA

Traduction : MIRASTNEWS

Source : WAtoday

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